‹ De la psychologie d'AristoteChapitre 33 sur 53 · CHAPITRE XVl · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVl

DE LA PUISSANCE APPÉTITIVE (tÔ ÔpcXTlXOv).

De l'appélit en général (ôpsÇtç) ; du désir (èTaeujiia) ; de la passion (Ôufiôç); des émotions ou passions (-d&rj.

La puissance appetitive est une des facultés les plus considérables de lame [\). Si l'on se refuse à en faire une faculté à part , on est contraint de la morceler et d'en rompre l'unité. En eflet , elle est liée intimement à toutes les autres parties de l'àme , à la raison par la volonté , et à la partie non raisonnable par le désir et la passion (2).

Dès qu'un être est doué de sensibilité , n'eùt-il que le sens du toucher, il possède par cela même l'appétit ; car la sensation est accompagnée de plaisir et de peine, et partout où se produisent ces deux affections, on rencontre également le désir (^3). 11 suffit que l'àme , en percevant un objet sensible , en soit affectée agréablement ou désagréablement pour qu'aussitôt elle recherche cet objet et s'y attache, ou pour qu'elle y répugne et l'évite. Or jouir et souffrir sont les actes de la sensibilité en présence du bien et du

(l)Deràmc, II, 3, § 1;I1I, lO, ^5. — (2 Ibid. , III , 9, § 3. — (3) Ibid., 11,2, §8; oh. 3. §2. ^3; III, 11, îJ l.

Page 1