‹ De La RachistovainisationChapitre 15 sur 16 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Sous le couvert d’une asepsie et d’une antisepsie rigoureuses, avec doses inférieures à 10 centigrammes, la rachistovainisation nous paraît, dans bien des cas, l’anesthésie de choix. |

L'appareil respiratoire reste indemne. Les bronchopneumonies consécutives aux anesthésies par inhalation sont évitées, permettant d’opérer des individus dont l’arbre pulmonaire est atteint.

L'appareil rénal reste intact, les expériences de Tuffiïer, pour la cocaïne, s’appliquant aussi bien à la stovaïine.

L'appareil circulatoire n’est pas influencé par la stovaine. Si celle-ci avait une action, elle ne pourrait qu'être favorable. La rachianesthésie par la stovaine mettant les malades dans une révolution musculaire absolument complète est propice à la réduction des fractures. Elle supprime les réflexes souvent mortels, qui se produisent au cours des dilatations du sphincter anal.

Enfin, la stovaine procure une économie de temps, supprime les sensations si pénibles du début de l’anesthésie au chloroforme et à l’éther, et permet aux malades, rapportés dans leur lit, de s’alimenter et de boire.

La rachistovaïnisation supprime un aide, et, de ce fait, son emploi ne peut que se généraliser dans la chirurgie de campagne et la chirurgie d’urgence: à

Chez les nerveux et les alcooliques, la rachistovaïnisation est inférieure à l’anesthésie générale.

Vu et permis d'imprimer Montpellier, le 30 juin 1908.

Le Recteur, ANT. BENOIST.

Vu et approuvé, Montpellier, le 30 juin 1908.

Le Doyen, MAIRET..

Dr RS

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