‹ De la réduction spontanée de l'invagination intestinale chez le nourrissonChapitre 29 sur 36 · OBSERVATION XVIII · texte numérisé non relu

OBSERVATION XVIII

FirzWILLIAMS. — The practitioner, London, 1922.

Un gros garcon de 13 mois, vu en janvier 1921. Sa grand’mère vint me trouver le matin pour m'’avertir que l’enfant avait évacué du sang par l’anus mais que, malgré cela, son état de santé n’était pas trop mauvais. Je lui dis que j'irais le voir et comme le docteur Hixps de Bexley l’avait consulté, Je décidai d’y aller seulement le soir. La veille l'enfant n’avait ni crié, ni vomi durant la journée, mais par deux fois, il avait perdu du sang par l’anus. D’après

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la grand’mère, l’enfant avait joué au pied de son berceau toute laprès-midi. Le docteur Hixps examina l'enfant mais ne put établir de diagnostic. Il examina le rectum et ne trouva rien d’anormal. Depuis deux jours l’enfant n’avait plus été à la selle. Par deux fois l'année précédente, une fois en Irlande, une fois en Ecosse, il avait eu des convulsions, des vomissements et des évacuations sanglantes.

Je crus en palpant l'abdomen déceler une tumeur, mais je ne pus, par la suite, la retrouver. L’abdomen était presque flasque. Toucher rectal négatif, cependant on retire le doigt enduit de sang. Bien que l’enfant ne semblait guère touché, j'entretins la grand’mère de la question d’une intervention.

A l’opération, une forte invagination de l’intestin grêle audessus de la valvule iléo-cœcale fut trouvée, invagination presque irréductible, noire et friable. La résection fut pratiquée et l’enfant mourut.

L'auteur ajoute que les deux attaques antérieures expliquent, d’une manière plus que probable, l’existence d’invaginations réduites spontanément.

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