‹ De la réduction spontanée de l'invagination intestinale chez le nourrissonChapitre 31 sur 36 · OBSERVATION XX · texte numérisé non relu

OBSERVATION XX

FITZWILLIAMS. — The Pratictioner, London, 1922.

Garçon de 21 mois, en très bon état, admis à lPhôpital de Sainte-Marie en raison de crises douloureuses qui s'étaient produites la semaine précédente. Les crises commençaient par des cris et des convulsions. Il n’y avait eu ni vomissements, ni évacuations de sang par l’anus, mais l'enfant avait rendu une grande quantité de mucus jaune. Quand il avait trois mois, il avait déjà eu une crise pareille avec cette fois vomissements et émission de sang. Cette crise n'eut pas de conséquences. Un an plus tard, à 15 mois, il fut admis à l’hôpital Sainte-Marie. Le pouls était de 120 et la température 97°4 (36°4). Il poussait des cris et le ventre était douloureux. On songea à une invagination et on mit l’enfant en observation. Comme à la palpation, le chirurgien de l’établissement ne trouvait pas de tumeur, on jugea prudent de ne pas intervenir; tout ne tarda pas à rentrer dans l’ordre et l’enfant sortit de l’hôpital avec le diagnostic d’entérite aigué.

Cette fois le pouls est à 120, la température 97°6 (36°5). L’enfant est un peu affaibli et l’abdomen légèrement météorisé. La palpation abdominale est douloureuse et on trouve une tumeur à droite de l’ombilic. Le péristaltisme est facilement mis en évidence, surtout quand l'enfant est assoupi. Quand il est accentué. l’enfant gémit, s’agite et s’éveille. On intervient chirurgicalement. Une invagination est découverte et facilement réduite. L'opération dure seulement quelques minutes. —— Guérison.

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