CHAP. V. LA VHA1E SOURCE DB NOS SUCCÈS
à toul croyant.» Il peut enûu, et que toute action de grâces en soit rendue à l'Amour éternel, il peut bénir la prédication de l'Evangile pour un grand nombre d'âmes aussi facilement que pour une seule ; et le jour de la Pentecôte n'en est pas l'unique preuve.
Mais, hélas ! quand est-ce que l'Eglise appréciera, honorera et invoquera cet Esprit comme elle devrait le faire? Quand est-ce que les chrétiens comprendront qu'il faut absolument que nous le voyions se répandre sur la face de la terre, pour que le monde se convertisse à Dieu, ce que tant de prophéties remarquables annoncent comme devant arriver un jour ? Beaucoup de ceux qui professent le nom de Christ, semblent presque ignorer qu'il y ait un Saint-Esprit!
Or, bien que les églises d'Amérique, en les comptant toutes, soient fort loin de sentir la chose comme elles le devraient, et que môme on puisse adresser ce reproche à la plupart des chrétiens, il n'eu est pas moins vrai que ce qui caractérise nos églises et nos chrétiens évangéliques, c'est l'hommage qu'ils rendent au Saint-Esprit, comme à celui qui, seul, peut les faire croître dans la grâce et convertir a la justice le inonde des pécheurs. Aussi n'y a-t-il pas d'objet qui occupe davantage leurs prières.
C'est aussi ce qui fait le caractère de la prédication de nos meilleurs théologiens. L'exislence personnelle du Saint-Esprit et ses fonctions dans le salut, voilà, je puis le dire, l'idée dominante de la religion aux Etats- Unis, depuis une centaine d'années, et cela même explique l'estime que nous faisons des réveils religieux. h. 29
Je ne saurais mettre trop d'insistance à supplier mes lecteurs de porter leur attention la plus sérieuse sur uu sujet qui est, à mes yeux, d'une importance vitale. 11 n'est pas douteux que Dieu n'ait promis à son peuple une grande effusion du Saint-Esprit pour les derniers temps; et, soit qu'on envisage l'état actuel de l'Eglise ou celui du monde, on ne saurait douter non plus du grand besoin que tous en ont pour atteindre le but. Aussi, quelque valeur que j'attache aux autres portions de mon livre, il n'en est point que je désire voir plus mûrement peser par mes lecteurs, que celle où il est parlé des réveils religieux.