‹ De la religion aux États-Unis dÁmériqueChapitre 30 sur 153 · ACCUSATIONS DONT LES REVEILS RELIGIEUX SONT LOBJET · texte numérisé non relu

ACCUSATIONS DONT LES REVEILS RELIGIEUX SONT LOBJET

Je n'avais pas d'abord l'intention de revenir sur les accusations dont les réveils religieux sont l'objet, mais, tout bien compté, je pense que ce travail ne sera pas superflu.

Pour peu que l'on connaisse le cœur humain , Ton ne s'étonne pas de l'abus qui se fait souvent des meilleures choses , et du masque dont se couvre le vice. Ainsi doue, qu'il se môle du mal à nos réveils religieux, par l'imprudence des hommes et la malignité de l'adversaire; que ces réveils ne soient pas toujours du meilleur aloi, c'est tout simple en vérité.

Remarquons cependant avant tout que, nonobstant ces abus et ces déceptions, nous n'avons pas de chrétiens vraiment zélés, instruits et dévoués, qui non-seulement ne croient à la réalité des réveils, mais encore qui ne les envisagent comme la plus grande bénédiction queDieu puisse accorder aux églises, si du reste ils sont bien dirigés. Sans doute qu'il est parmi nous des gens qui y fout opposition , et ce serait un mauvais sigue qu'il en fût autrement. De ce nombre sont, en première ligne, les hommes ouvertement dépravés, les impies, les violateurs du sabbat, les ennemis du pur Evaugile, tous ceux qui vivenl daus l'incrédulité, soit qu'ils l'avouent, soit qu'ils s'en cachent. On les trouve

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en assez grand nombre dans les villes, et il en est aussi dans les villages. Ce sont eux que les étrangers rencontrent surtout dans les hôtels et dans les cafés. Après eux viennent les catholiques romains, les unitaires, les universalistes et tous ceux dont le christianisme est entaché d'hérésies assez graves pour que les chrétiens, fidèles à la foi évangélique, ne puissent les envisager comme des frères. Une troisième classe se compose des membres de nos églises fidèles qui sont encore beaucoup trop du monde par leurs opinions et par leurs habitudes. Ils ont une telle peur de ce qu'ils appellent de l'enthousiasme et du fanatisme , qu'ils ne font rien, ou à peu près rien, pour l'extension du règn^ de Dieu; et ni le monde, ni leurs frères ne sauraient qu'ils sont chrétiens, s'ils ne venaient, en certains temps, prendre leur place à la table sacrée. Il n'est aucune de nos églises évangéliques qui n'ait quelques commuuianls de cette sorte, et dans une ou deux de celles dont la discipline est plus large qu'elle ne devrait l'être, ils forment un parti considérable.

Or il arrive tout naturellement aux Européens qui voyagent en Amérique , de se trouver surtout en relations avec les personnes de l'une ou de l'autre de ces trois catégories, sinon qu'ils soient eux-mêmes décidément religieux ; et comme c'est auprès d'elles qu'ils prennent leurs renseignements, ou conçoit que leur journal fourmille d'erreurs, pour tout ce qui lient auxréveilsreligieux. Et voilà sur quoi se formel'opinion publique en Europe; c'est sur des récits mensongers ou du moins exagérés, recueillis par des voyageurs

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RÉVEILS RELIGIKUX.

dont les livres prouvent qu'ils ne comprennent rien à la vraie religion, et qu'ils n'eussent jamais touché de tels sujets, s'ils n'y avaient vu le moyen d'étonner et d'amuser leurs lecteurs , par des anecdotes souvent bien absurdes.

Mais il est aussi en Europe, et particulièrement eu Angleterre, des hommes sérieux et fort respectables qui ont pris leurs préventions a une autre source. Nous possédons en Amérique d'excellents chrétiens qui , voyant la cause des réveils compromise par les mesures imprudentes, à leur gré , qu'on adoptait pour les provoquer, ont cru devoir avertir sérieusement les églises et l'ont fait dans les colonnes de nos journaux religieux, dans des brochures et dans des livres. Leurs efforts n'ont pas été vains, grâces à Dieu; mais le langage un peu rude dont ils se sont servis pour décrire les maux actuels, et encore plus les maux qu'ils jugeaient probables; ce langage, dis-je, a eu pour effet d'en donner aux étrangers une idée exagérée : résultat peut-être iuôvitable, mais qui n'était pas assurémentdans la pensée d'hommes animés par l'intérêt même pour les réveils, et non par un esprit d'hostilité.

Quoi qu'il en soit, c'est, je le répète, un malheur commun à toutes les bonnes entreprises, que d'être exposées à se perdre par la coopération d'hommes qui, sous les plus belles apparences, ont pour mobile essentiel une misérable ambition, au lieu d'un vrai zèle pour la gloire d« Dieu et pour le salut des âmes. C'est ce qui eut lieu dans le grand réveil de 1740 à 1743; puis, dans ceux de l'ouest, de 1801 à 1803, et parti-

culièrement au Kentucky. C'est encore ce qui s'est reproduit à quelques égards dernièrement. Les fils de Dieu ne se présentent pas devant le Seigneur, que Satan ne cherche à se glisser parmi eux, se déguisant, s'il le faut, en ange de lumière- Il y eut même des hommes pieux (car nous ne saurions les nommer autrement) qui, mécontents du caractère doux et sage qu'avaient revêtu nos réveils, essayèrent de précipiter les choses, en accueillant des mesures imprudentes et funestes, au jugement d'un grand nombre de chrétiens expérimentés, ecclésiastiques et laïques. Dès lors on fit appel aux passions plus qu'à la raison et à la conscience; on insista sur ce que le pécheur peut et doit faire pour se convertir, plus que sur la néces^sité de l'action sainte et puissante de l'Esprit de Dieu; on n'expliqua que d'une manière superficielle la nature et les signes de la conversion; en un mot, l'Evangile ne fut pas prêché comme il doit l'être, pour produire, dans le pécheur, l'humiliation si convenable à un être perdu et qui n'est absolument sauvé que par grâce.

Parmi les mesures qu'on a jugé mal entendues, je eiterai la pratique qui s'était introduite, en quelques lieux, de solliciter ceux dont la conscience était remuée, à se réunir, après le sermon, sur les bancs de-< vaut la chaire, 1 afin d'être l'objet de prières et d'exhortations spéciales. Cette manière de faire pouvait, en certains cas, n'avoir rien de fâcheux; tout dépen-rr

1 C'est ce qu'on Appelle les anxiou» mnla, ou sUgeê d'tmgoitse.

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dait de la prudence des prédicateurs et du |>ersonnel de l'assemblée; mais, dans une congrégation fort nombreuse, et avec des hommes d'un tact peu exercé, l'qn conçoit ce qu'il y avait là de dangereux. C'était remplacer bien mal la simple méthode des réunions qui se tenaient après le service, soit dans le temple, sety aulne part, et surtout les réceptions particulières çhes le pasteur.

De tout temps, les églises presbytériennes de l'intérieur eurent pour coutume de célébrer des services religieux trois ou quatre jours avant les communions. Je çrQis. même que pareil usage existait jadis en Ecosse. C'est ce qui douoa l'idée d'adapter aux réveils le système des f réunions prolongées >> (protracted tnerting*)* Tout alla bien tant qu'on n'y employa que trois qu quatre jours; mais lorsqu'on voulut les (aire durer je ne sais combien de temps, un mois, ou peut* être même quarante jours, on se récria vivement coffre cet abus d 'une chose (Tailleurs excellente. En effyt, je ne pense pas qu'il puisse venir à l'esprit 4e condamner l'augmentation du porabre des services en temp* extraordinaires ; pjais dès qu'on voit la multitude y attacher une plus grande importanpe qu'ai) ser^jçe régulier de chaque dimanche, et se persuader quesarçseuxil n'y a pas (je réveils, pi do qopversions possibles, c'esj Je moment de les abolir pu de les ramener (Ju moins à leur état primitif.

Ce qu'op a regardé comme la plus malheureuse de JouJ^s les mesures, eu plutôt de |U?nte$ les propositions, car c'est à peine si l'on peut dire que la mesure

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se soit exécutée, c'était d'avoir des ministres du réveil, qui seraient allés d'églises en églises, passant dans chacune quelques semaines, pour y prêcher le réveil uniquement. C'était vouloir la ruine du ministère régulier. Qu'on se représente ces hommes munis de quelques discours bien travaillés, et parlant avec facilité sans doute sur un petit nombre de sujets saillants; on voit d'ici tout ce que le pasteur était menacé d'y perdre , et comment le goût des choses nouvelles se fût glissé dans le troupeau : en peu de semaines, il se serait fait plus de mal que de bien. Personne assurément ne contestera que des évangélistes ne puissent être fort utiles dans une nouvelle colonie, à raison même de ce qu'il n'a pas encore pu s'y établir de ministère régulier. Bien plus, qu'ils forment de nouvelles églises partout où ils en out la facilité, ou qu'ils prêchent à celles qui sont momentanément dépourvues de pasteur, rien de mieux. Il peut même être avantageux qu'à la demande du pasteur, des évangélisles viennent quelquefois dans sa paroisse. Encore faut-il toujours qu'ils acceptent la direction du corps ecclésiastique auquel ils appartiennent. Mais rien n'eût été plus déplorable que l'institution d'un ministère irrégulier, comme celui dont on avait conçu le plan. Aussi fit-on parfaitement de s'y opposer avec force. Les ministres qui s'étaient mis à cette œuvre, durent bientôt se fixer quelque part, au lieu d'errer çà et là, et nos églises n'entendirent plus parler de ces prédicateurs du réveil, ou plutôt de ces faiseurs

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RÉVEILS RKLIGIBUX.

de réveils, comme quelques-uns méritaient qu'on les appelât.

Après cela, je prie mes lecteurs de ne pas se figurer que les abus dont je viens de parler aient jamais pris beaucoup d'extension. Ce fut en 1828 qu'on les vit poindre, et dix ans après ils n'existaient plus; ils ne se propagèrent pas dans toutes nos églises, et il est de vastes contrées où ils demeurèrent absolument inconnus. Sur les vingt mille congrégations de dénominations diverses où c la vérité telle qu'elle est en » Jésus » se prêche fidèlement, il ne paraît pas qu'il y en ait plus de quelques cents qui aient souffert de ces abus, et maintenant, tout y est rentré dans l'ordre. Durant les quatre dernières années, nos églises ont joui de réveils plus nombreux qu'à aucune autre époque, et les hommes les mieux informés attestent unanimement qu'il ne s'y est rien passé que des chrétiens judicieux ne puissent avouer. C'est un grand sujet de joie assurément, et une preuve que, malgré tous nos péchés, le Dieu de nos pères ne nous a pas mis en oubli.

Mais avant de terminer ce chapitre, et bien que ce n'ait pas un rapport direct avec les réveils religieux, je dois parler des camp meetings , sur lesquels on m'a fait tant de questions en Europe. La plupart des étrangers n'ont pas là-dessus île meilleurs renseignements que pour les réveils, et il est bon de rectifier les erreurs où des voyageurs légers, sinon suspects, n'ont pu manquer de les induire.

Les camp meetings, ou églises campées , ou campe-

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raer>t* wligtaux, cornai on voudra , doivent leur origine à la plus impérieuse nécessité : ce furent les presbytériens du Keutucky, dans le; grand réveil de 1804, qui en auront, la première idée. Il était verni de loin ung si grande quantité de fidèles poiur prendra la cèmfl, qu'il n'y eut pas moyen de les loger tous a>ns les, piaisons du voisinage, pendant les troi* ou quatre jours, qu'ils, comptaient y demeurer. C'est pourquoi l'on se procura des tentes, et ou leur fit une sorte de camp comme pour des soldats. Le réveil religieux poursuivant ses succès, il fallut revenir à cette mestwe. Le pays éttait encore peu garni d'habitants, ; et oe qui preuve l'intérêt vif pi profond qu<e*eil*U la prédicat tion de l'Evangile, c'est qu'on vit des personnes feiro treule, quarante et cinquante milles poor se rapprocher des églises. Qa ne s'étonnera pas, en conséquence, que les assemblées se continuassent plusieurs jours, de sqite, car il s'agissait en quelqu* sorte do faire bonne provjsiop à dç9 âmes affamées qui, dans Ips déserts où elles devaient retourner, se verraient ensuite privées de toute nourriture.

Qiwnd te temps était favorable, on taisait le campement sous les ombrages d'une magnifique forôf. Des troncs d'arbres et dps planches servaient de bancs, après qu'on avait ugUoyé la place des buissons qui l'en? combraieol. En face des bancs, on érigeait une sorte d$ cbaw; puis, trois fois par jour, des ministres de 1 : &* yangiie y annonçaient les paroles de la vie éternelle. On y faisait aussi la prière en commun au oommpncem&fà de la joufiipe, et k la nuit tpjpbafito, poo colore

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les services. Tout autour, et à une distance convenable les unes, des autres, se voyaient les tentes, qui s ouvraient du côté de remplacement destiné aux assemblées. Durant la nuit, des lampes brûlaient aux brancbes des arbres, et, devant chaque tente, des torches, élevées à la hauteur de huit ou dix pieds, répandaient au loin leur vive clarté. Chaque lente était occupée par une ou deux familles, les amis et les voisins s'enlendant pour la partager, s'ils n'étaient pas h eux seuls trop nombreux. Le matin et le soir, on cuisait derrière les tentes les simples mets dont se composaient les repas des assistants. Le son du cor ou de la trompette annonçait l'heure du service public.

Tels furent les premiers campements religieux dans les épaisses forêts du Kenlucky, il y a quarante ans. Il s'y passa des scènes solennelles, et qui eussent probablement saisi bien fort ceux qui affectent maintenant de les tourner en ridicule. Tels furentaussi, soit quant au matériel, soit, en général, quant à l'esprit qui y régna, les campements religieux qu'on a tenus dès lors. Pendant plusieurs aimées, il n'y en eut que dans les pays nouvellement colonisés, vers l'ouest, et peutêtre n'eût-on pas dû les imiter ailleurs, vu qu'ils n'y étaient certainement pas aussi nécessaires. Je m'y suis rencontré moi-même. J'ai été frappé, je dois le dire, de l'ordre qui y présidait, et j'en ai vu des fruits décidément excellent*. On parvient à réunir, de la sorte, et dans l'intérêt de leurs âmes immortelles, des popu-^ laitons éparses qui risqueraient sans cela de passer des aimées loin de tout culte. Mes lecteurs comprennent

d'ailleurs que ceux qui assistent aux assemblées ne logent pas tous dans le camp ; il n'y a là que les familles qui viennent d'une grande distance : ceux mêmes dont la résidence est à cinq ou six milles, retournent généralement chez eux le soir, el reparaissent le matin , apportant avec eux leur subsistance de la journée.

Mais si Ton est obligé de reconnaître Futilité des. campements religieux pour les contrées le plus à l'ouest, il n'en est pas de même des portions du pays où la population est plus ramassée. On y voit, surtout le dimanche, accourir la lie du peuple; et Ton peut aisément se figurer les tristes scènes d'ivrognerie dont on y a le spectacle; non pas dans le camp toutefois, car la police y mettrait Lon ordre; mais dans les tavernes et les boutiques temporaires qui s'élèvent aux environs pour y vendre de la bière et des liqueurs spiritueuses. Il faut dire pourtant que, depuis l'institution des sociétés de tempérance, ces désordres sont beaucoup moins fréquents; en sorte que, même près des villes, les assemblées de ce genre font un bien véritable. Que de personnes qui s'y rendent par pure curiosité, et qui y reçoivent des impressions ineffaçables! Et ce n'est pas seulement aux individus des classes inférieures que pareille chose arrive. Un jeune homme doué des plus beaux talents, un de mes condisciples , el plus tard un de mes amis , le révérend Joseph S. Christmas, mort à New -York il y a peu d'années, était allé voir un de ces campements religieux. Son âme n'y cherchait rien, et ce fut là pourtant qu'une prédication fidAle lui fit sentir le besoin

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du salut. Sa conscience ne le laissa pas tranquille, jusqu'à ce qu'il eût trouvé la paix dans la foi au Fils de Dieu, et il vécut assez pour devenir un ministre éloquent et généralement goûlé.

C'est donc surtout à l'ouest que les presbytériens, et notamment ceux -dits du Cumherland , tiennent, de temps en temps, des campemeuls religieux. Je peuse aussi que les baptistes ne négligent pas celte pratique. Mais ce sont particulièrement les méthodistes qui Pont introduite un peu partout. On médit néanmoins que, sauf dans les pays nouvellement occupés, ils commencent a l'abandonner et qu'ils y substituent les réunions prolongées (protracted meetings).

Je termine ici ce que j'avais à dire sur les campements religieux. Des hommes dépravés ont quelquefois profité de ces occasions pour assouvir leurs passions mauvaises , et Ton en a fait grand bruit dans le monde contre la religion des Àméricaius. Sans avoir été bien vif admirateur de ce mode d'action, je puis dire néanmoins, en qualité de témoin oculaire et je crois impartial, qu'on a beaucoup exagéré l'accusation , et surtout qu'on n'a pas assez tenu compte du bien qui se produit par ce moyeo. 1

1 Parmi ceux qui font aux protestants des Etats-Unis un si énorme grief des écarts où se jette quelquefois leur activité religieuse, il est des hommes qui devraient par pudeur montrer plus d'indulgence; j'entends ceux qui vantent avec tant d'emphase les pratiques romaines. Car à moins que tout ne soit faux dans ce qu'on raconte sur ce qui se passe à l'intérieur de beaucoup de temples en Italie, notamment à la messe de minuit le

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Dans quelques endroits de l'ouest il existe une coïttome qui me rappelle , avec beaucoup de charmé, ma première enfance. Pendant les grandes chaleurë, on se réunit pour le culle ordinaire sous l'ombre des grands arbres de la forêt. Dans ce temple fait de la main même de Dieu, Ton élève vers lui des prières el dtes actions de grâces qu'il ne reçoit pas moins favorablement, parce qu'elles ne sont pas retenues par liés murailles d'un temple.

C'est' aussi maintenant un usage assez général dans toute l'Union, que le quatre juillet, jour de fête fialionale, on rassemble sous le feuillage lçs écoles do dimanche, pour leur adresser un discours plus religieux que politique. L'on y prie avec les enfants en faveur de la patrie et de ceux qui en sont l'espérance ; on y célèbre enfin la gloire de Celui à qui nous devons nos privilèges civils et religieux.

Les sociétés de tempérance font de même , et <te n'est pas là qu'il faut chercher ces harangùes pleines d'un orgueil national que le christianisme ne saurait avouer.

El les écoles du dimanche et les sociétés de tempérance ont amené pour nous des temps meilleurs que ceux de jadis.

jour de Noël, et chaque fois que la foule s'y accumule, il nous semble que les scandales d'Europe ne sont pas moindres que ceux d'Amérique. On voit du moins qu'en Amérique les conducteurs de l'Eglise ne ferment pas les yeux sur le mal. ( Traducteur . )

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