LIV. V
lout autant que dans aucun des pays que j'aie visités, et j'ai parcouru la plupart de ceux qu'on vante pour leur civilisation.
Quant à l'église en particulier, le respect des institutions y est aussi grand que nulle part. Il ne s'y fait aucune confusion des droits du ministre et de ceux du peuple. Partout on comprend Irès-bien les devoirs de chacun. La plupart des églises ont un gouvernement ecclésiastique qui possède une autorité réelle. C'est vrai surtout des églises presbytériennes et des églises épiscopales dans toutes leurs ramifications. Les congrégationalisles eux-mêmes, bien que constitués démocratiquement, ont, au ceutre, uu pouvoir dont l'action n'est guère moindre. Combien il est rara d'entendre parler de désordres au sein des petites réunions qui se tiennent entre chrétiens pour prier et lire la Parole, réunions si multipliées et presque toujours présidées par des laïques pieux! Qu'il est rare encore de voir de simples membres d'une église empiéter d'aucune manière sur les prérogatives qui appartiennent d'une commune voix aux officiers ecclésiastiques! Il n'est, dans le fait, aucun point sur lequel nous soyons plus d'accord entre nous, que sur la nécessité de maintenir un ordre convenable ot une juste subordination. Le ministère possède toute l'iufluence qu'il a le droit de réclamer. Jamais que je sache, dans nos réunions destinées au culte public, la chaire ne fut confiée à un homme qui n'avait pas sa licence de prédicateur. S'il est, en d'autres contrées, ries niveleurs qui professent une doctrine tendant à