‹ De la religion aux États-Unis dÁmériqueChapitre 34 sur 153 · II · texte numérisé non relu

II

heure, la méditation se prolonge duraot une heure et demie ou même deux; et tandis qu'on eût dû renvoyer rassemblée a huit heures et demie, ou au plus tard à neuf heures, pour laisser à chacun le temps de se recueillir et de prier chez soi, on la congédie seulement vers dix ou onze heures, fatiguée et pourtant excitée, c'est-à-dire absolument hors d'état de se livrer aux exercices particuliers de dévotion où le pécheur ouvre le mieux son cœur à Dieu. L'on se persuade quelquefois que, si le service était plus court, les auditeurs n'en remporteraient pas des impressions aussi durables. C'est une erreur, et souvent un piège de l'adversaire. Nul réveil ne souffrit de la brièveté des réunions du soir. Il vaudrait mieux, pour ainsi dire, congédier l'assemblée malgré elle , que de la retenir indiscrètement.

Un des devoirs les plus importants et les plus difficiles que les ministres aient à remplir dans un réveil, c'est de diriger comme il faut tes âmes réveillées. Combien d'hommes, respectables d'ailleurs, qui manquent en ce point ! On peut exceller dans les appels que le prédicateur de l'Evangile doit adresser aux pécheurs impénitents, et ne pas savoir donner aux nouveaux convertis des directions claires et simples, déduites de l'Ecriture. Il n'en est que trop qui, se méprenant sur les vrais signes de la conversion, c pansent » à la légère la plaie de leur peuple. *

Mais d'après ce que j'ai vu en Amérique , il n'est rien qui exige plus de prudence que la réception dans l'église de personnes qui estiment être passées

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