CHAP. IX. PETITES KG LISES BAPTISTES
ont deux ou trois dans le New-Jersey, 1 plusieurs dans l'état de New-York, quelques-unes dans l'Ohio, une ou deux à Rhode-Isiand , une en Virginie. Ils ont pour leur sabbat un profond respect, et ils y tiennent des écoles bibliques. Ils possèdent un journal religieux. A tout prendre, c'est une communauté chrétienne digne de la plus grande estime.
Les baptistes du septième jour comptent :
59 églises.
46 ministres consacrés.
23 licenciés.
6,077 membres.
La portion de la population qui est sous leur influence peut s'élever à environ 35,000 âmes.
IL Baptistes du libre arbitre. Ce fut en 1780, et dans le New-flampshire, que parut la première église
1 Dans le New-Jersey, il existe des lois particulières en faveur de cette classe de baptistes, et je ne doute pas qu'il n'en soit de même pour d'autres Etats. La bienveillance avec laquelle le pouvoir civil en Amérique cherche à s'accommoder aux scrupules religieux des sectes, même les plus petites, est bien différente de ce qu'on voit ailleurs. C'est ainsi qu'en France, lorsqu'on discuta tout dernièrement la loi sur le travail des enfants dans les manufactures, il fut demandé s'il ne fallait pas y introduire une clause spéciale en faveur des Juifs. « Non, » répondit la commission du projet, « ils sont trop peu nombreux pour que cela soit nécessaire. » «C'est vrai,» ajouta M. Fould , banquier, et lui-même Israélite, « il n'y a dans le royaume que 300,000 Juifs! »
( Nous pourrions citer aussi un canton de la Suisse où l'on met chaque année en prison les citoyens qui , par uu motif de conscience, refusent de faire l'exercice militaire le dimanche, et où la législature estime qu'on ne saurait tenir compte des scrupules religieux d'une faible minorité). ( Traducteur. )
de ce nom. Cette classe de baptistes professe le dogme de l'expiation générale, 1 et rejette celui de l'élection avec ses conséquences immédiates ; mais, à quelques exceptions près, ils reçoivent sans mauvais alliage la doctrine de la Trinité, celles de la justification par la foi , de la régénération et de la sanctification.
Jaloux de conserver à la Bible son autorité exclusive , ils ont douné dans le principe dangereux de ne vouloir ni confession de foi , ni règlements écrits, ni promesses, ni vœux, ni organisation formulée. Aussi se sont-ils vus sérieusement menacés de l'invasion de l'arianisme et du socinianisme. Mais dans ces dernières années, ils se sont nettement séparés des chré-tiens , secte hérétique dont nous aurons à parler plus tard, et ils reviennent tout doucement à la saine orthodoxie. Quelques-uns d'entre eux commencent à voir qu'on ne saurait se passer d'une confession de foi, et qu'il vaut mieux finalement l'exprimer que la sous-entendre. Ils songent donc à en rédiger une, et ils paraissent vouloir formuler enfin les principes constitutifs de leur église. Tout cela est de bon augure pour l'avenir.
Chez eux, du reste, comme chez les autres baptistes, c'est de l'église ou de l'assemblée des fidèles réunis en assemblée de culte, que partent tous les pouvoirs
'C'est-à-dire, Christ mort pour tous, bien que tous ne soient pas définitivement sauvés par lui. En Europe ce point de vue est celui de chrétiens qui, toutefois, admettent la doctrine de l'élection. Les autres pensent que Jésus-Christ est mort pour les élus seulement. ( Traducteur. )
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ecclésiastiques. Leurs députés forment des assemblées trimestrielles, ceux des assemblées trimestrielles forment des assemblées annuelles, et les députés de ces dernières se réunissent en conférence générale. Ils ont pour ministres des anciens et des diacres. Les premiers sont consacrés par l'église à laquelle ils appartiennent, avec le concours d'une délégation de l'assemblée trimestrielle. Des assemblées trimestrielles et annuelles se détachent les conférences d'anciens qui, de concert avec la conférence générale, règlent tout ce qui concerne le ministère ^vangélique dans ses attributions spirituelles. C'est ainsi qu'ils s'écartent du système purement indépendant.
Dans ces dix dernières années , les baptistes du libre arbitre se sonl mis à l'œuvre des missions auprès des païens, et il ne se peut un meilleur signe de leurs progrès. Un grand nombre de leurs églises ont des écoles du dimanche et d'autres institutions charitables. A Douvres, dans le New-Hampshire, il se publie, sous leurs auspices, un journal religieux.
Jusqu'il y a quelques années, les baptistes du libre arbitre, qu'on pourrait aussi appeler les baptistes arminiens, ne s'inquiétèrent pas beaucoup de faciliter les éludes pour le saint ministère; mais ils possèdent maintenant une académie florissante , à Parsonsfield , dans l'état du Maine.
Eglises, en 1844, 1,165;
Ministres consacrés 771 ;
Licenciés 250 ;
Communiants 61,372;
en 1840, c'était 753
en 1841 , — 47,217
III. Disciplbs de Christ, comme ils s'intitulent euxmêmes, ou Réformateurs, ou encore Campbellistks, si Ton veut leur nom vulgaire.
Ce n'est pas sans quelque hésitation que je range ici cette classe de chrétiens. Je le fais toutefois parce qu'il n'y a rien d'hétérodoxe dans les Articles qu'ils ont publiés. Npn-seulemeut ils ne nient pas les doctrines de la Trinité, du salut par les mérites de Christ, de la nécessité de la régénération et de la sanctification par le Saint-Esprit, mais encore ils les affirment expressément. D'un autre côté , si j'en crois èe qui m'a été dit de la prédication dans celte église , il paraîtrait que rien n'est plus froid, ni moins près de la vérité vivante. La nécessité du baptême par immersion, voilà quel serait leur cheval de bataille; mais de la repentance envers Dieu et de la foi en notre Seigneur Jésus-Christ, ils ne feraient, semblet-il, pas grand état.
Cette secte a pour fondateur M. AlexandreCampbell, écossais, qui, avec son père, abandonna l'église presbytérienne, en 1812, pour se joindre aux baptistes. Peu après son changement, il se mit à débiter des doctrines qui n'étaient pas nouvelles, puisque les chrétiens, celte secte maintenant hérétique, les avaient professées avant lui. Selon M. Campbell, toutes les communions chrétiennes se sont plus ou moins écartées de la simplicité de foi et de mœurs de la primitive église. La cause en est dans ce dogmatisme métaphysique qu'ont accrédité tant de symboles, de formulaires, de liturgies, de règlements disciplinaires inven-