‹ De la réparation des vieilles reliuresChapitre 32 sur 55 · DES SUBSTANCES CHIMIQUES INDIQUÉES · texte numérisé non relu

DES SUBSTANCES CHIMIQUES INDIQUÉES

donc les employer mêlés à une quantité d*eau plut ou moins considérable , suivant les circonstances, les fai^e agir le moins de temps possible , et soumettre à on lavage prolongé les estampes qui en ont été imprégnées* Les alcalis purs exercent également des ravages fâcheux , surtout sur le noir d'impression ; on s>n servira donc avec beaucoup de réserve.

Au reste, je le répète, les effets des acides et des alcalis se neutralisent réciproquement. Une goutte d'acide versée sur du papier ou sur une étoffe ne causera qu'un léger dommage si on peut la couvrir sur-lechamp d'une goutte d'ammoniaque, qui se combine avec elle et en arrête l'action délétère. Quand le remède n*est pas sous la main , une aspersion d'eau pure atténue un peu le danger, mais ne l'annule pas. Les sels alcalins, tels que les carbonates de soude, etc., préviennent aussi le dègàt produit par les acides violents ; en certains cas même on devra les employer de préférence aux alcalis purs.

Pour se procurer les substances que j'indique à l'état de pureté (condition essentielle, mais difticile à obtenir dans les petites villes}, on s'adressera aux,prç^iers fabricants de produits chimiques : c'est un conseil d'économie. Les pharmaciens les débitent sans doute à Tétat de pureté , mais en général bien au-dessus (les prix courants. Quant aux marchands de couleui;a^en bâtiments, ils vendent de Tessence, des acides, des alcalis, etc., fort convenables pour les diverses industries auxquelles ces produits s'adressent; mais, pour nous, ces substances seront ou trop faibleSf et agiront

fTO EMPLOI ET PRIX

imparfaitement, ou pas assez purifiées, et déposer souvent sur nos estampes de nouvelles taches, au I d*enlever celles qui les maculent.

Je conseille de prendre les acides à un état as concentré , sans Télre au dernier degré , car ils devi draient trop dangereux à manier, el coûteraient be coup plus cher, sans utilité pour Tusage auquel d< les destinons ; Tcssenticl , c^est qu'ils soient tout à exempts de matières étrangères. Même remarque sujet des alcalis et des sels alcalins. On les mêler tel ou tel volume d'eau, par quantités progressif jusqu'à ce qu'ils produisent l'efTet désiré.

Les flacons doivent être fermés de bouchons de vc usés à l'émcri. Le liège, en bien des cas, s'altère ^ ou s'oppose mal à Tévaporalion ; il suffit cepend quand il s'agit de matières nullement volatiles , te! que les solutions d'alun, de potasse, etc.

On peut quelquefois mettre en résen^e pour une ai occasion des liquides qui ont agi peu de temps, exemple l'eau acidulée, l'alcool, les solutions aie nés , etc. ; mais , quand il s'agit de restaurer une tampe capitale, il vaut mieux, négligeant Téconon employer des substances qui n'aient jamais servi.

Je vais ici, comme dans la première édition, don: un aperçu des pnx-courants (à l'époque de février 18 des substances chimiques les plus usuelles dont il a ({ucstion dans cet ouvrage. Je citerai le tarif de la ir son des frères Rousseau (rue de l'Ecole-de-Médecio connue pour la perfection de ses ^produits. Toutel mon but n'est pas de faire de la réclame industriel

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