‹ De la réparation des vieilles reliures complément de l'Essai sur l'art de restaurer les estampes et les livres. Suivi d'une dissertation sur les moyens d'obtenir des duplicata de manuscritsChapitre 30 sur 43 · DES SUBSTANCES CHIMIQUES INDIQUÉES · texte numérisé non relu

DES SUBSTANCES CHIMIQUES INDIQUÉES

donc les employer môlés à une quantité d>au plus ou moina considérable , suiviani iea circoostancea, les faice agir le inoms de temps possible » et soumettre k nnla^ vago prolongé les estampes qui en ont été imprégnées* l'es alcalis purs exercent également des ravages fâcheux, surtout sur le noir d impression; on s'en servira donc avec beaucoup de réserve.

Au reste» je le répète, les effets des acides et des alcalis se neutralisent réciproquement. Une goutte d*acide versée sur du papier ou sur une étoffe ne causera qu'un léger dommage si on peut la couvrir sur4schamp dune goutte d'ammoniaque» qui se combine , avec elle et en arrête Faction délétère. Quand le remède n'est pas sous la main , une uspersion d eau pure atténue un peu le danger, mais ne Tannule pas« Les sels alcalins, tels que les carbonates de soude, etc., préviennent aussi le dég^l produit par lea acides violents ; en certains cas même on devra les employer de préfé* rence aux alcalis purs.

Pour se procurer les substances que j'indique à Tétat de pureté (condition essentielle, mais difficile à obtenir dans les petites villes), on s'adressera aux, premiers fabricants de produits chimiques : c'est un consei^ d économie. Les pharmaciens les débitent sans doute à Tétat de pureté , mais en général bien au-dessus ^es prix courants. Quant aux marchands de couleuiça en bâtiments, ils vendent de lessence» des acides, des alcalis, etc., fort convenables pour les diverses indu** stries auxquelles ces produite s'adressent î mais, pour nous, ces substances seront ou trop faihlest et agiront

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impariailemenl, ou pas assez purifiées, ei déposeroai tOQfMt sor 008 estampes de nouTelles Uebes» au lien

d'enlever celles qui ies maculenU Je conseille de prendre les addes à on élal asscs

coQcenïréf sans Télre au dernier degré, car ils deviendraient irop dangereux à manier, et coûteraient beaa* coup plus cber, sans uUliié pour l'usage auquel nous les destinons; reasenliei, c'est qulis soient tout à fait exempts de malières éirangères. Même remarque au sojet des alcalis et des sels alcalins. On les mêlera à tel ou tel volume d'eau, par quantités progressives, jusqu'à ce qu'ils produisent Teffet désiré»

Les flacons doivent être fermés de bouchons de Ycrre nsés à Témeri. Le liége, en bien des cas, s altère vile ou s*oppose mal à l evaporation ; il suffit cependant quand il s'agit de matières nullement volatiles , telles que ies solutions d'alun, de potasse, etc«

On peut quelquefois mettre en réserve pour une autre occasion des liquides qui ont agi peu de temps, par exemple l'eau acidulée, Talcool, les solutions alcalines, etc.; mais, quand il s agit de restaurer une estampe capitale, il vaut mieux, négligeant récoBomiCt employer des substances qui n aient jamais servi.

Je vais ici| comme dans la première édition, donner un aperçu des prix-courants (àTépoquc de février iS'oS) des substances chimiques les plus usuelles dont il a été question dans cet ouvrage. Je citerai le tarif de la mai-son des frères Rousseau (rue de l'Ecole-de-Hédecine}» connue pour la perfection de seS'4)roduits. Toutefois mon but n'est pas de faire de la réclame industrielle ;

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