‹ De La Résistivité Électrique Des Eaux MinéralesChapitre 8 sur 30 · A, — SOURCES D'ÉNERGIE ÉLECTRIQUE · texte numérisé non relu

A, — SOURCES D'ÉNERGIE ÉLECTRIQUE

Ce sont les piles Leclanché du commerce, d’un emploi si simple et d’un entretien si facile qui nous fournissent l’énergie électrique ; ces piles sont, évidemment, montées en série. Ici, nous devons nous attarder quelques instants à considérer une question qui paraît loin d’être négligeable : le nombre de piles à employer? En moyenne, et dans la majorité des cas, nous avons

pu faire des lectures satisfaisantes en employant deux

Soi

éléments Leclanché ; toutefois, quand on veut mesurer la résistance de liquides fort peu conducteurs, tels que l’eau récemment distillée, il est bon, dans l'intérêt mème de ‘la précision des expériences, de monter {rois piles en série, au lieu de deux ; au contraire, quand on examine des solutions assez minéralisées et, partant, fort peu résistantes, l'emploi d’un seul élément Leclanché permettra une plus grande exactitude dans les lectures ; mais ce sont là, en somme, des moyens auxquels on n’a vraiment à recourir que dans les cas extrêmes.

Les fils partant du groupe de piles vont aboutir aux deux bornes du solénoïde d’une bobine de Ruhmkorff.

Nous constituons ainsi un circuit primaire, électromoteur, et c’est du courant induit de la bobine ,du circuit secondaire (1) que nous nous servons pour nos mesures.

Notons encore la nécessité de placer un interrupteur sur le courant primaire ; pratiquement l'interrupteur de fortune à godets de mercure paraît pleinement suffisant.

En passant, signalons aussi tout l'intérêt qu’il peut y avoir à couper le courant le plus rapidement possible après l’avoir établi ; on ne doit laisser passer l’influx électrique que pendant le court laps de temps nécessaire à l’expérience ; en effet, tout passage prolongé du courant parait créer entre les électrodes de la cuve à eau,

1. Cet emploi du courant induit, alternatif, présente sur l’em-

ploi du courant primaire, continu, le gros avantage de ne pas.

abîmer les boîtes de résistances et de ne pas produire de pola-

risation dans la solution d’électrolytes dont on mesure la résistance.

ns ‘

eu égard à la constitution même de l’eau minérale examinée, des PILES SECONDAIRES qui faussent quelque peu et, en tous cas, compliquent les expériences ; notons enfin que ces piles secondaires paraissent se produire avec plus d'intensité lorsque l’on examine des eaux sulfureuses ou fortement sulfaitées (les eaux de Bagnères-

de-Luchon et d'Uriage par exemple).

Page 1