TRAITEMENT
Combattre les premiers symptômes de souffrance vésicale, dès leur apparition, reste le meilleur moyen d'empêcher la rétention de s'installer.
Les compresses chaudes mises à demeure sur la région hypogastrique, et même entourant le verge, remédieront au spasme dans une large mesure.
Les boissons « délayantes », les opiacés quand ils ne sont pas contre-indiqués, surtout les lavements laudanisés, diminueront les douleurs ét la fréquence des mictions d’origine spasmodique.
La balnéation elle-même constitue d’ailleurs un excellent calmant du système nerveux.
Assez souvent, ces moyens réussissent. La vessie se vide mieux, la quantité d'urine augmente à chaque miction, le globe vésical diminue peu à peu de volume et sa sensibilité s’amoindrit et disparait.
Si cet état vésical aigu, transitoire de sa nature, ne s’est pas greffé sur un état morbide ancien, il n’est en général pas nécessaire d’intervenir autrement. |
Au contraire, si la vessie ne se vide pas dans les bains, si les mictions continuent à causer des ef-
Sel
forts pénibles dont le renouvellement est pour le malade l’occasion d’une véritable fatigue ; à plus forte raison, si après le rejet d'une quantité variable d'urine, le globe vésical reste tendu, perceptible, s’il ya en un mot évacuation par regorgement, on ne devra pas hésiter à recourir au cathétérisme.
Cette complication, élant en général passagère, on pourra se contenter pendant quelques jours de sonder les malades deux à trois fois par jour, d’une façon rigoureusement aseptique.
Si après un certain lemps l’amélioration ne survient pas, si le spasme ou des lésions anciennes de l’urètre, rendent le passage de la sonde long, douloureux et difficile, il sera indiqué d’avoir recours à la sonde à demeure.
Cette pratique doit évidemment être exceptionnelle, on connaît les dangers du cathétérisme de la vessie chez les sujets infectés. 1! n’en reste pas moins que dans un nombre de cas restreint, cette intervention doit être considérée comme un traitement de nécessilé.
Les compresses chaudes appliquées localement, n’en devront pas moins être continuées. Nous avons dans la plupart de nos cas, retiré de leur emploi un sérieux bénéfice.