‹ De la Révocation de l'Edit de NantesChapitre 41 sur 43 · DE LA · texte numérisé non relu

DE LA

I. — LES SENTIMENTS DE M. DE SAC Y. — MaximedeGatOD. Confusion de M. de Sacy. Il croit aux conséquences désastreuses de la révocation de Fédit de Nantes. Il n'y a pas que des conséquences matérielles. La maxime de Gaton peut-elle être appliquée aux Etats? — Conséquences morales fabuleuses. Conséquences morales vraies. Madame de Choisy. — Il ne faut pas juger des événements par leurs résultats. — Le chiffre des réfugiés protestants. La liberté de conscience et le lien de l'Eglise et de l'Etat. Résolutions de Louis XIV au sujet des protestants. Travaux du roi, de sa mère, des évéques et des saints pour leur conversion. Scandale de M. de Sacy. Les héros et les saints. Mépris des protestants pour la maxime de

Caton. Ce cjn'ont été les dragonnades. Facilité des protestants à se convertir, et partant inatilité de leurs privilèges et de l'édit de Nantes. — Complicité da dix-septième siècle. Le pape Innocent XI 86 fût-il défié de la solidité des conversions? Il loue la révocation des lois favorables aux hérétiques. Le crime de Louis XIV... selon M. de Sacy. Le devoir des rois envers la vérité et selon T Eglise. Doctrine de saint Augustin sur l'usage de la force publique

DE FÉNELON. — I.La tolérakce. Qucstion de fait, question de droit. — M. de Sacy ne répond rien aux arguments de \ Univers, Il invoque Fénelon et néglige Tautorité de saint Augustin. Il méconnaît les caractères de la vérité. — II. Note rectificative DE M. de sacy. Il redresse ses citations de Fénelon. — Confusion entre le duc de Bourgogne et M. de Seignelay. Le texte de la lettre de Fénelon à Bossuet. Les lettres de Fénelon à Seignelay. Portrait des hérétiques. Fénelon demande à la force publique d*aider le travail des missionnaires. IH. Aveu

DE U. DE SACY DE SON ERREUR MATÉRIELLE. Il insistC

sur le témoignage du chevalier de Ramsay. î/ Univers n'honore pas Fénelon en citant son concours aux dragonnades. On agissait autrement au commencement du siècle. Le cardinal de Beausset et la tolérance* — Autorité du chevalier de Ramsay citant Fénelon. Préjugé en faveur de Fénelon. Bossuet et le cardinal de Beausset. Silence de M. de Sacy sur ses interprétations de la lettre de Fénôlon à Bossuet. Difficulté de déclarer les doctrines de saint Augustin très-peu humaines et très-peu chrétiennes. Passions et préjugés contre les mesures de Louis XIV, Fénelon n*eût approuvé ni Tachât ni Tabrutissement des conscien-

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ces, ni toutes les atrocités dont on accuse les ministres et les troupes du roi. — IV. La dernière RÉPLIQUE DE M. DE 6ACY, Il protestc n^avoiF pas rangé Bossuet parmi les amis de la tolérance. Il ne veut pas insister sur les torts de Y Univers. Sa désolation de voir faire l'apologie des dragonnades. — Les inadver'cances de Y Univers et celles de M. de Sacy. M. de Sacy abandonne le chevalier de Ramsay et la métempsychose ...'.. 25

hallali de la presse sur VVnivers. Un texte nouveau. M. Rigault. Sa douce idée de la mansuétude de Fénelon. L'Univers invoque des documents connus. Discours pour le sacre de l'archevêque de Cologne. Gomment M. Rigault sait arrêter ses citations. La correction et le devoir de Tévêque du dehors. La tolérance religieuse n'a pas réussi à Louis XVI, ni à ses successeurs. La doctrine de l'Eglise n'est pas dans les écrits de l'Hospital. Impuissance du pouvoir temporel à forcer les âmes. Accord de Fénelon et de Baville sur ce point. Méprise de M. Weiss. Méprise de M, de Sacy. Jamais Fénelon n'aurait souffert ni réclamé les atrocités qu'on raconte. Les sentiments de M. A th. Coquerel fils et les pratiques de M. Ath. Coquerel père. La tolérance a toujours des limites. — Les reformés au dix-septième siècle. Leur influence et leurs pratiques. Opinion du duc dé Bourgogne. M, Coquerel et ses pères martyrs. Distinction qu'on veut faire entre la conversion des courtisans et celle du vrai peuple protestant: Hésitation entre leurs biens et leur religion. Les ministres esprits contagieux et indociles. Les larmes de M. Albert de Broglie 57

IV. — DU LIVRE DE M. CH. WEis, h'Histoire des réfugiés protestants, et des conséquences industrielles DE LA. RÉVOCATION DE L*ÉDIT DE NANTES. — Ob-

jectîons contre la révocation de Tédit de Nantes, au sein du conseil du Roi. Réponse du Roi. Ce que Louis XIY subordonnait est de nos jours Tintérêt dominant. La révocation de Fédit de Nantes a-telle affaibli l'Etat? Chiffre de Témigration. Documents défectueux. Les rapports des intendants (1698) ont besoin d*étre contrôlés. — Contrôle du rapport sur la généralité de Tours. Comparaison avec celui de la généralité de Lyon. Les chiffres de celui de Tours fabuleux. M. Weiss les élague.

— L'état civil de Tours. Progression de la population après la révocation. Décroissance en 1689.

— Mansuétude et impartialité de Thistorien. Il avait le droit de ne pas faire de recherches. Ce qu'il ne devait pas taire. Le chiffre des émigrés de Tours, constaté par Miromesnil ; celui que donne M. Weiss. — Son art. Sa passion. — La ville de Lyon. Celle de Villefranche. — Perfection de l'art.

— La Champagne. Metz : le pays messin et le Brandebourg. Laval, le Mans et Mayenne. La Provence et ses 72,000 protestants. Les bourgades sont des capitales. La Bourgogne et le tiers de sa population huguenote. Bourges. L'Auvergne. Ambert. Elbeuf. Louviers. Darnetal. Leur prospérité Attestée par l'intendant est une ruine pour M. Weiss. — Les toiles de Bretagne et le commerce de Morlaix. Les toiles de Coutances et l'intendant Foucault. — Conclusion: le duc de Bourgogne avait raison. Une bourgade de la Saintonge et une opinion de Louis XIV 79

V. — LA RÉPONSE DE M. WBiss. — Il n'est pas infaillible. — Les chiffres des intendants de généralité. Ceux de Suisse, de Hollande, d'Angleterre, de

Brandebourg, etc. M. Gapefigue. — Lyon et Tours, La contradiction entre les intendants ne frappe pas M, Weiss. Les pages 44 et 111 de son livre. Sa raison de rejeter les chiffres donnés par les intendants de ces deux villes. — La Champagne. — Une erreur de chiffres. Innocente suppression de quelques mots. Hâte de clore cette discussion, où sont engagés l'honneur et la probité littéraires. — Cause de la révocation perdue dans les esprits modernes. Le mot dépravé. Dragonnades et gar- ' nisaires. Persécution, Barbarie. Scène de vengeance. Le Dieu de Joseph de Maistre. Valeur et usage des documents historiques. M. Weiss cite des documents, dont son Uvre niait l'existence.

— Ses aveux. Ses réponses. La page 328 de son livre. La soustraction de 20,000 ouvriers dans les chiffres de Miromesnil. — Sa réponse sur la Champagne contredit celle qu'il a essayé de faire sur Tours et Lyon. — Son innocence à retrancher divers mots de l'intendant de Bourges. Il faut étendre cette innocence à la manière de citer les rapports sur Laval, Metz, le Mans, Mayenne, Elbeuf, Ambert, Rennes, Morlaix, et toutes les villes, y compris celle de Coutances. — Reproche que nous adresse M. Weiss, et retranchement qu'il opère dans le texte qu'il cite. Le sens du mot dépravé. Un vers de Fir^i/e accommodé. — Post- Script uir.

Le couronnement de M. Gh. Weiss 119

— Les grâces de la harangue latine et la joie que s'en promettait V Univers. Oubli du journal. La harangue latine se rappelle à sa mémoire. Il répond à l'appel. — Difficulté de parler latin. Bravoure et déc'eption de M. Rigault. De Rollino prxconium. Répétition fâcheuse. Appingere, La conjonction aique^ etsi, quidem, Effingere. Faieor.

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Superfusa, Species virtutis, La suite de la harangue et le a consentement bienveillant » de M. le doyen de la Faculté des lettres. — Un mot latin passé dans la langue française n'y porte pas toujours le sens qu'y attachaient les Latins. Publico munere destiiuiua, Galimathias. Le subjonctif au lieu de rindicatif. Denique et son emploi. Egredi et sa signification. Nihil nisi boni in puero indoles, Bossuet et son prétendu traducteur latin. Un bon professeur et un mauvais écolier 145

VIL — DÉPENSE DU PR^CONIUM. — SUITE DE l' INTER- MÈDE. — Ce que Suétone raconte de Tibère, et en quoi M. Aubineau ressemble aux envoyés de

. la Troade. Etrennes de 1854 pour un discours d'août 1853. M. Rigault se refuse des loisirs et ne remet pas sa réponse. — La fête que VUnicers donne à ses lecteurs. Une victime innocente. Calchas. Le fiançais de Voltaire. Bossuet mauvais humaniste. Le moderne qui écrit latin et le juste de l'Evangile. L'ambition de M. Rigault. Puérilité du débat. Répétitions autorisées. Effingere. Un bon dictionnaire. Fateor et Confileor, Superfundo. Species. Honestas. Egressus. Ehrietas, Bossuet, Défense de l'Université, L'Université n'est pas M. Rigault, et V Univers n'est pas M. Aubineau. 167

Vin. — LA FIN DE l'intermède. — Pourquoi nous sommes en retard avec M. Rigault. Un délati de quatre mois et un éloge relatif. M. Rigault tourne autour du débat. La grande jeunesse de M. Rigault d'il y a quatre mois et ses lectures depuis ce temps. Lectures trop précipitées. L'hommo d'un seul livre. Cicéron et ses lettres familières. Le style solennel. La rhétorique n'est pas de l'invention "de M, Rigault non plus que les langues de celle de M. Aubineau. Le génie de la langue la-

TABLE. 3iN(

tine. Effingere et fingere, Pingere et fingere, FaieoVy propositiQn incidente. Superfundere. Les exemples donnés par M. Rigault confirment la critique. Species superfusa. Le dictionnaire. Le sentiment de M, Rigaûlt sur RoUin, et l'expression de ce sentiment. En quoi cette expression est défectueuse. Virtus. Honestas, Ce qui reste de la d^ense de M. Rigault. En se défendant, il faut respecter la vérité et ne pas trop intéresser Yhonestas. Les fautes fourmillent dans le Prœconium^ Petites épigrammes et petites inventions. Bossuetius, L*Université couvre-t-elle ou désavoue-t-elle ses membres? 183

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