‹ De la richesse minerale. Consideration sur les mines, usines et salines des differens etats, presentees comparativement ... Avec un Atlas infolio de 65 planches (volume 2)Chapitre 19 sur 121 · TABLEAU GÉNÉRAL DES MINES ET USINES · texte numérisé non relu

TABLEAU GÉNÉRAL DES MINES ET USINES

Exploitées par des particuliers dans la partie du cercle de Basse-Saxe située sur .la rive gauche de tElbc , qui appartenait à la Prusse.

A HCI K H ■ ta

PROVINCES

LIEUX

NATURE

QUANTITÉ

A» « OELLE

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ET.tBLlSSEMF.5S.

Etablissements.

DES PRODUITS

PRODU ITS-

AltkhwUHC... .

Min^a de bon foilitc

v),*5o boiaaeaux de boia foaaile

raictuibalrn.

Weuubk* ....

d* Iroii f ieil» i-u-

bci du Rhin.

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MAC DEBOURG. <

lIoCTeXSLSBRjr ..

Carritrti d’argile.

782 tonneaux de terre glaire pour le» rcrreriea.

65 voiturca de terre k piper

C« luUiiM- ■uni piint in»

Four* J chaux et à plâtre, et car nèrea de pierres

unnn de, droit»

dil^iuu , loua niB|'ri. «tint 1*

dl.t.

Fabrique* de nltre

2 fio quintaux de salpêtre. .

IIûINHAfstir. ...

Mine de boit foa- '

80,287 boiaaeaux de boia fot-

6,6go i

QotDUHBCXC. . .

IIALBESCTADT ^

Catimuim. . . .

Tourbière». .....

Four* k chaux et k

1,307 millier» de tour bea. . .

Millier de U-nrb, • rgnifir mille piété* da i* 6 »ud«ar ordinaire d’un* Wriqar.

rière* de pierre.

84o quintaux de euhrre traaaillé. . •

W EBMIOtKOUB. . .

Martinet* à cuivre

5o,4oo

Martinel k fer. . .'

7&'t quintaux de fer en

5,8ao

• Fabrique de bien

4i8 quintaux de «malte. . .

de cobalt .....

CaiiK» dut net.

Dans l’arrondissement du conseil provincial de Basse-Saxe , ainsi que dans chacun des autres arrondissemens de mines et usines de la monarchie prussienne, toutes les sommes que chaque établissement étoit daus le cas de recevoir, soit par la vente de ses produits, lorsqu’il l’opéroit lui-même, soit par l’acquittement des droits et impôts sur les mines, et, en général, par les rentrées de fonds qui lui étoient confiées, éloient versées dans différentes caisses de district , dont chacune portoit un nom relatif à son objet : c’est ainsi que, dans l'arrondissement de Basse-Saxe, il existe une caisse des houilles, une caisse des bois fossiles, une caisse des meules, une caisse des chaux, outre la caisse des mines de cuivre.

Le compte général de tous les établissemens d’un conseil provincial étoit examiné, à la fin de l’année, par le conseil supérieur de Berlin, auquel chaque établissement de mines et usines fournissoit, à la fin de chaque trimestre, un état certifié de sa caisse.

Tous les établissemens d'un conseil provincial se soulenoient réciproquement, de même que le conseil supérieur,

6éaot à Berlin, veilloit à ce que tous ceux de la monarchie fussent, en quelque sorte, solidaires les uds pour les autres.

En cas de nécessité reconnue, il prétoit aux établissemens, tant domaniaux que particuliers, des fonds capables d’entretenir leur activité, ou de favoriser leur agrandissement.

Plusieurs des établissemens domaniaux, ét principalement »„dj,üa« ceux qui produisent les métaux , recevoient de l’administration " centrale, séante à Berlin , les fonds annuels arrêtés par leur budjet ou devis estimatif des recettes et dépenses présumées pour tout le cours de l’année, et ils lui livroient leur produit en nature j alors, celui-ci étoit vendu, par les factoreries

royales , pour le compte «le la caisse qui avoit fourni les fonds : par exemple, le conseil provincial des mines de Rolhenbourg recevoit de la caisse de l'administration générale les fonds nécessaires à l’activité des mines et usines de cuivre deMansfeldj la caisse de l’administration générale recevoit les fonds provenans de la vente , et régloit ses comptes , à la lin de chaque trimestre, avec le conseil provincial de Basse-Saxe.

Les* sommes que les caisses des conseils de district dévoient verser comme produit net dans la caisse du conseil provincial, étoient fixées chaque année par les budjels dont il a été question ci-dessus , ainsi que les sommes que chaque caisse provinciale devoit verser dans la caisse générale du conseil supérieur de Berlin : enfin, celui-ci versoit annuellement dans la caisse du souverain, appelée Dispositions-Casse , la somme fixée, dès le commencement de l’année, par le budjet général des mines que le roi avoit signé , et conservoit la disposition des fonds reconnus nécessaires, tant pour l’administration générale que pour les perfectionnetnens approuvés par le roi.

D’après le budjet adopté pour l’année 1806, le conseil supérieur des mines devoit recevoir du conseil provincial des mines de Basse-Saxe, une somme de 3,ooo reichsthalers;'je me contenterai de présenter l’analyse de ce budjet , trop volumineux pour trouver place en ce Mémoire : cet extrait (1) sufiira pour faire voir comment on déterminoit d’avance le produit annuel des élablisseinens, et pour donner connoissance de la situation économique de chacun d’eux.

(1) Voyez le Mémoire indique ci-dessus , qui a etc présenté en mai 1807 à M. l’intendant général de .la grande année, et au conseil des mines et usines de France.

TABLEAU

Présentant l anal} se des budjets de 1806 pour ta caisse provinciale de lu Busse- Sajce (extrait des registres).

Je dois joindre aux tableaux qui précèdent quelques détails concernant les principaux étaklissemens du conseil provincial de Basse-Saxe et des contrées voisines.

*"«• a- cnWre Les mines de cuivre du comté de Mansfeld ont pour objet

du comté de Midi* § t 1 '

fcM- l’exploitation du schiste cuivreux, qui s’étend en une couche

de demi-pied à deux pieds d’épaisseur dans cette partie de l’Allemagne, dans la Hesse et jusque vers le Rhin. C’est sous le territoire du royaume de Saxe, aux environs d’Eisleben, de Mansfeld et de Sangerbausen , que s’opère l’exploitation la plus considérable de ce genre. Il existe, sur le territoire saxon , trois usines à cuivre auprès de Mansfeld, deux auprès d’Eflfileben , et une à Sangerhausen ; une autre , dite Knpfer kammerluïtfe , est située près de la limite occidentale des mines de Rothenbourg; enfin, une grande usine de liquation est établie auprès de Hettstcedt , pour affiner le cuivre qui provient de tous ces établissemens saxons, et pour en séparer l’argent. L’usine de Hettslædt a produit, en t8oi , environ huit mille quintaux de cuivre-rosette, et onze mille marcs d’argent (1) ; mais, dans l’année 1807, le produit des établissemens saxons, indiqués ci-dessus, s’est élevé jusqu’à onza mille quintaux de cuivre-rosette, et quinze mille marcs d’argent, sans compter l’usine de Sangerhausen , qui produit seule douze cents quintaux de cuivre- rosette (2). Cependant, comme

(1) Voyez le Traité de Métallurgie de M. Lampadius, intitulé: Handbuch der al/gemeinen Hùttenkunde (Goettingen, 1 8o5,), a.* vol. de la Métallurgie-pratique , pag. 181-193.

(a) Renseignement communiqué par M. Frcieslcben, officier des mines, et directeur des exploitations saxonnes du pays de Mansfeld. jXous reviendrons sur cet objet dans l'appendice.

la fabrication de l’année 1807 ne peut encore être regardée comme habituelle , nous nous contenterons d’admettre , comme terme moyen de fabrication annuelle, neuf mille quintaux de cuivre et douze mille marcs d’argenl.

Les mines situées sur le territoire du royaume de Saxe , Pru ^ sont concédées par le souverain à des compagnies d’actionnaires, sous la direction du conseil des mines qui réside à Eisleben. Leurs minerais sont , en général , plus riches que ceux des mines de Rothenbourg. 11 est réglé que les usines situées près de Mansfeld reçoivent trois cinquièmes, et celles d’Eisleben , deux cinquièmes de la quantité de schistes cuivreux extraite des mines saxonnes. Le conseil des mines règle annuellement la quantité des minerais que hgf usines doivent fondre, et Gxe proportionnellement la quantité de charbons qui doit leur être accordée. L’usine de Kupferkammer reçoit les minerais de trois mines qui sont en activité dans l’arrondissement dit Bergenstein-Hoheit , sur la même couche de schiste cuivreux, que le district, ci-devant prussien, nommé Burgœmer Revier. Les travaux souterrains de la partie saxonne et de la partie ci-devant prussienne sont contigus , dépendans les uns des autres, à plusieurs égards, notamment pour l’épuisement des eaux , et susceptibles d’être réunis trèsavantageusement dans un même système d’exploitation. Il est à desirer qu’une telle réunion devienne l’objet d’un arrangement avec Sa Majesté le Roi de Saxe ( 1 ). Si toutes les mines et usines

(1) Un tel arrangement a eu lieu après que ce Mémoire a été' terminé. Sa Majesté le roi de Westphalie a pris possession des territoires 4’Ëislebcn et Mansfeld dans le mois de mars 1808. Sangcrhausen est resté compris dans le royaume de Saxe

Pré* de B «iWnVourg.

à cuivre de celte contrée étoient comprises dans le royaume de Westphalie, il seroit facile d’obtenir annuellement de ce vaste ensemble vingt mille quintaux de cuivre-rosette et vingt mille marcs d’ai^ent, tandis que l’exploitation de Rotheubourg ne fournit annuellement, comme nous l’avons vu, que quatre mille cinquante quintaux de cuivre et trois mille neuf cent six marcs d’argent. Le royaume de Westphalie se trouveroit alors en possession du commerce du cuivre dans le nord de l’Allemagne (t).

En général , les minerais que l’on obtient des diverses exploitations de schiste cuivreux ue produisent au quintal que deux livres de cuivre- rosette et environ un gros un quart d’argent; mais 9* minerais si pauvres ont un avantage que l’on regrette presque toujours de ne pas trouver dans les liions de minerais riches ; c’est qu'ils sont d’une nature uniforme , et déposés en couches vastes, quoique peu puissantes, qui promettent une exploitation longue avec des résultats constans. A l’exception des mines très-peu considérables de Hudelstadt et Kupferberg , exploitées dans la Haute-Silésie par des concessionnaires, mines qui ne produisent annuellement que trois cent trente-sept quintaux de cuivre, la monarchie prussienne ne possédoit pas d’autre exploitation de ce métal que celles de Rothenbourg. Frédéric -le -Grand avoit acheté ces dernières pour remédier à la pénurie de cuivre qui s’éloit fait sentir dans ses états, surtout en temps de guerre.

La couche de schiste cuivreux , que l’on exploite à Rothen-

(i) M. Gerhard, conseiller des mines à Rothenbourg, a présenté 4 cet égard un Mémoire détaillé au ministre des finances du royaume de Westphalie.

bourg, se divise en couche inclinée au nord et couche inclinée au midi, de façon qu’elle présente en grand la forme d’une selle. Sur la partie inclinée au nord, on distingue deux districts de mines, appelés, l’un Rotheweüer , et l’autre Naundorfer; sur la partie inclinée au midi, il existe deux arrondissemens, l’un dit Burgœmer ou Preussische-Hoheit , l’autre dit Gerbstcedter. L’exploitation s’étend sur une largeur d’une demilieue, du nord au sud. En vertu d’un arrangement ancien, nommé Kaiserliche -Berggrienze (limite impériale des mines), le territoire saxon, qui avoisine le pays de Rothenbourg, est borné par des frontières qui ne correspondent point aux limites souterraines des mines saxonnes : celles-ci s’avancent, à l’ouest des exploitations de Rothenbourg, jusque sous le district prussien, dit Preussische-Hoheit ; de sorte que, pour avoir le droit de poursuivre jusqu’à une distance déterminée, dans la partie saxonne, des travaux souterrains qui sont indispensables à l’activité de cet arrondissement, le plus important des quatre, le conseil des mines de Rothenbourg est tenu de payer annuellement une somme qui s’élève, avec les accessoires, à 3,3x9 reichsthalers, 17 gros, 11 pfennigs (1).

Les moyens qui favorisent principalement l’exploitation des mines de Rothenbourg, sont la galerie d’écoulement, dite Heinilzer-Stollen , qui passe à vingt-sept toises au-dessous de la surface du terrain . dans le district , dit Naundorfer , et la galerie dite Burgœmer , dans le district de ce nom. Celle-ci

(1) D’un autre côté, l’exploitation saxonne paie une redevance à l’exploitation de Rothenbourg , dont la machine à vapeur épuise une partie de ses eaux.

a douze cents toises de long; elle passe à vingt-deux toises un quart au-dessous du niveau du terrain, sur lequel est éta-- 1»1 ie une machine à vapeur destinée à épuiser les eaux abondantes du district nommé Burgœmcr ou Preussische- Hoheit. Celte machine a quarante-huit pouces de diamèlre; c’est d’une profondeur de vingt-huit toises au-dessous de la galerie, dite Burgcemer , qu’elle élève les eaux au niveau de cette même galerie, par le moyen de deux jeux successifs de hautes pompes aspirantes à tuyaux additionnels. La quantité d’eau épuisée par ces jeux de pompes, dont chacun a quatorze toises (ou lachter) de hauteur, et quatorze pouces de diamètre, est de soixante-dix pieds cubes par minute; mais, comme il est nécessaire actuellement que les eaux puissent être épuisées d’une profondeur, plus considérable de onze toises, la machine, construite en 1794» ne suffisant pas à cet effet, on se propose, depuis plusieurs années, d’en construire une plus forte. Dans la crainte d’imposer de nouvelles charges à l’établissement, qui déjà est obligé de servir annuellement les intérêts d’un capital de 1 3 1,000 reichslhalers, empruntés à divers particuliers, ou a différé l’exécution de ce projet (1). La galerie d'écoulement, dite Jleinitzer-Stollen , est presque parvenue à son terme; elle a déjà une longueur de deux mille cinq toises ( lachter ) ; elle passe à quatre toises et demie au-dessous de celle qu’on nomme Naundorfer.

La quantité de cuivre que l’on obtient annuellement des

(1) La réunion des mines, tant prussiennes que saxonnes, dans un seul et mémesystème d’exploitation, pourra faciliter, de part et d’autre, l’épuisement des eaux, et dispenser de construire une nouvelle machine à vapeur. Voyez \ Appendice ci-après, pag. i85.

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