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mines de Rothenbourg, équivaut à une somme de 220,000 rthlrs. De celte valeur, il (tasse annuellement, tant dans le royaume de Saxe ( pour quarante mille quintaux de houille qu’il fournit aux exploitations) , qu’eu Silésie (pour la houille charbonnée que celle province envoie aux usines), et dans les pays de Naumbourg et d’Anhalt ( pour les bois qu’on en tire ) , une somme de 5o,ooo reichsthalers : ainsi, il reste en circulation, dans le pays même, une valeur qui peut varier entre t5o et 170,000 reiclislhalers. Plus de deux mille hommes ne doivent leur existence qu’à cette circulation de numéraire.
C’est dans les usines de Rothenbourg et de Friedebourg que s’opère la fusion des schistes cuivreux ; mais on n’y porte le cuivre qu’à l’état de cuivre noir , qui doit encore être affiné, et qui contient par quintal six onces à six onces et demie d'argent.
Les tableaux ci-joints réuniront les détails relatifs aux mines de Rothenbourg et aux usines dont il vient d’être question, d’après les budjets officiels dressés pour 1807.
Des usines de Rothenbourg et de Friedebourg, le cuivre noir est envoyé sur l’Elbe à l’usine de Neustadt sur la Dosse , qui appartient encore aujourd’hui au royaume de Prusse. Les frais de la liquation et de l’ affinage équivalent, patquintal de cuivre noir, à quatre onces d’argent (in. Pour le bénéfice provenant de cet objet à l’usine de Neustadt sur la Dosse , il revenoit annuellement, dans la caisse des mines de Rothenbourg, une somme de 8,000 reichsthalers, lorsque les établissemens de Rothenbourg et de Neustadt sur la Dosse appartenoient au même souverain. Quant au cuivrerosette, il étoit envoyé par l’usine de Neustadt, en partie
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aux établissemens domaniaux de martinets, établis tant dans la Marche électorale que dans la Nouvelle-Marche , et en partie dans les magasins royaux situés en Silésie, en Poméranie et dans la Prusse occidentale et orientale, d’où il étoit Tendu aux propriétaires des martinets établis daus ces contrées.
Comme l’établissement des mines et usines de Rothenbourg, considéré en lui-méme, n’avoit pour objet que de fournir les matières premières aux fabriques et manufactures de la monarchie prussienne, il n’est pas étonnant qu’il ne livre point par lui-méme de produit net ; mais si l’un veut connoitre la mesure des avantages que cel établissement assuroit à la monarchie prussienne, et par conséquent apprécier ceux qu’il promet au royaume de Westphalie, il faut suivre les matières premières, fournies par les mines deRothenbourg, jusque dans les ateliers où elles sont portées à une haute valeur par la main-d’œuvre.
La quantité de cuivre que produisent annuellement les mines de Rotheubourg, étoit d’une nécessité indispensable pour la Prusse; et la perte de ces mines ne sera pas celle qui se fera le moins sentir dans ce royaume. En effet, les nombreux établissemens prussiens, tant domaniaux que particuliers, qui emploient le cuivre de Rothenbourg, sont tous situés dans les pays laissés à la Prusse par la paix de Tilsit.
Comme il pourra être utile de connoitre chacun d’eux , nous les réunissons dans le tableau suivant :