‹ De la richesse minerale. Consideration sur les mines, usines et salines des differens etats, presentees comparativement ... Avec un Atlas infolio de 65 planches (volume 2)Chapitre 31 sur 121 · O B SERF A T 10 N S · texte numérisé non relu

O B SERF A T 10 N S

K *T«» ea -deuis.

Or* dent canton* joignent leur* boit k crut de Lantentlial cl de Zellcrfeld , pour le service de* initie* et minet en cornmunaaté. le premier consiste principalement en boit annuels; le second en bois résineux.

Ces drus cantons satisfont aux besoins des usine* k fer de cette partie du HarU et des habitant; ils consistent , k peu près également , en bois résineux et en bois annuels.

de Wîèdc; il corniste prthdpaîemeni en bois annuels.

(1) f' ojrei, pour les changemens appporlcs à l'administration des forêts , les décrets

Il importe de remarquer que, dans l’étendue énoncée des forêts de Blankenbourg et de Walkenried, sont compris dixhuit mille neuf cent soixante-trois arpcns, qui appartiennent à des particuliers : ainsi, l’étendue domaniale des forêts du Hartz, appartenant au pays de Brunswick, se réduit à cent dixneuf mille quatre cent soixante-douze orpens.

Le district du Weser contient une étendue de foréls de soixante-dix-neuf mille neuf cent quatre-vingt dix-huit arpcns, entièrement en bois annuels; mais il n’en est fait mention ici que parce que ces foréls fournissent aux besoins de l’usine à fer, dite Carlshiitte. Comme elles sont situées hors des limites indiquées du Hartz, nous n’ajouterons point leur étendue à celles des forêts de cette contrée ; nous remarquerons cependant que l’étendue totale des forêts du pays de Brunswick est de deux cent dix-huit mille quatre cent trente-trois arpens.

3* Les forêts du comtédeWernigerode, entièrement situées dans le Ilartz, consistent principalement en bois résineux, et fournissent aux besoins des usines à fer d’Ylsenbourg et de Scbierke : elles comprennent une étendue de cinquante-cinq mille arpens.

4.” Les forêts du pays de Hohnstein consistent entièrement en bois annuels, dont appartiennent:

Au bailliage hanovrien de Ylefeld, cinq mille deux cent trente-cinq arpcns;

Au comté de Wernigerode, vingt -deux mille huit cents arpens.

de S. M. le roi de Weslphalie insérés dans le Moniteur westpha/ien. Les forêts du Hartz sont aujourd’hui comprises dans la conservation de Heiligcnstadt (a3 juin 1808); le reste de l’organisadon n’est point termine.

Elles alimentent les usines de cette contrée, et fournissent aux besoins des habitans.

5° Les forêts de la ville de Goslar consistent en bois résineux, et comprenne:. l'une étendue de douze mille quatre ceut vingt-neuf arpens.

6.° Le bailliage de Beuurkenstein , qui étoit prussien, comprend environ dix mille arpens de forêts, qui fournissent aux usines de Sorge et de Tbale.

En récapitulant , on peut admettre que l’étendue totale des ■fcwnJ»» nkb a« forêts du Hartz, ainsi que nous l’avons indiqué , se compose de :

i.° Pour le Hartz hanovrien. . . 202206 1 d u [K. ù-jru,.). a.° Pour le Hartz de Brunswick . 1 58435 5.° Pour Wemigerode. • . . . 55ooo.

4“ Pour Hohnsiein a8o35

.5* PourCosIar >a429

6“ Pour Bennekenstein . . . 10000

Total 44^1 o5 *

Si l’on veut y ajouter les forêts du district du Weser, indiquées art. a, ci 79998

Le total devient . . 5a6io3 *

Depuis trente ans, les forêts du Hartz ont beaucoup souf- n^j.ùon d« fert des ouragans et des incendies. L’on estime que les ouragans qui ont eu lieu au Hartz, en 1800, 1801 et i8o3, ont renversé sept cent soixante-seize mille trois cent quarantehuit pieds d’arbres, seulement dans la partie hanovrienne. Si l’on admet , comme terme moyen de comparaison , qu’un arpent ( TV ald-Morgen ) est peuplé de cent cinquante pieds

d’arbres, cette perte équivaut à un abattis complet de six à Luit mille arpens de forêts. Mais nul fléau n’a été si funeste aux forêts du Hartz que l'insecte décrit par Linné, sous le nom de dermestes typographus. Cet insecte, de l’ordre des coléop- Icres, a commencé ses ravages au Hartz, vers 1695. L’art s’est vainement armé contre lui. Depuis 1781 jusqu’à 1786, il a détruit deux millions deux cent quatre-vingt-neuf mille six cent vingt-deux pieds d’arbres résineux, et par conséquent dévasté une étendue d’environ quinze mille cent quatre-vingtseize arpens ( IVald-Morgcn ) dans les forêts du Hartz hanovrien ; c’est environ un douzième de leur étendue totale. ( Voyez à cet égard l’ouvrage intitulé : Hercynisches Arc hiv, 11° 1, pag. 117, et le Manuel d’histoire naturelle de M. Blumenbach ).

O11 a compté quatre-vingt mille nymphes de derme f tes typograplius daus l’aubier d’un seul pied de sapin. Ce n’est qu’aux arbres forts de cette espèce que l’insecte s’attache. L’arbre attaqué perd bientôt sa verdure et sa résine; il sèche et rougit successivement depuis la cime jusqu’au pied : son bois n’est plus propre qu’à fournir un charbon médioeffc, loin de pouvoir être employé pour les constructions (1).

Dans ces dernières années, le dermestes a respecté les forêts du Hartz, mais sans qu’on puisse se flatter de l’avoir

(1) Un digne élève du célèbre M. Blutnenbach (professeur à l’université de Gollinguc) M. Ilausmann, officier des mines du Hartz, vient d’observer dans son voyage en Suède, que le dermestes typographus de ces contrées, qui est l’insecte décrit par Linné, n’est pas entièrement le même que le dermestes du Hartz : ce dernier est plus petit , et présente quelques autres différences,

vaincu dans la guerre opiniâtre que lui ont faite d’habiles forestiers.

Il ne sera pas inutile d’ajouter à ces détails concernant les forêts, un catalogue des principales essences de bois qu’elles nourrissent habituellement. Nous le terminerous par l’indication de quelque^lautes rares qui croissent sur les montagnes du Hartz.

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