LU
i4 Lichen d'Islande.
Fiotugt i„ t»i.. J,,es officiers des forêts ne disposent des bois, hors du Hartz, qu’après avoir satisfait aux demandes des conseils des mines, dans lesquels ils siègent eux-mêmes, et après avoir fourni à chaque habitant des villes de mines la quantité qui lui est .... nécessaire pour sa propre consommation. Le superflu est exporté par le flottage, principalement sur la Rhume et sur f Ocker (i). Ou flotte les bois daus l’intérieur du Hartz sur l’Oder, la Sieber , l’Ocker, l’Innerst , la Hulzhenue et la Bodc. Le flottage sur ces rivières est le seul objet à l’égard duquel les eaux et les forêts soient confiées aux mêmes olb'ciers , parce que les aqueducs , les canaux et les étangs ai tificiels, qui fournissent aux mines et usines les eaux nécessaires au mouvement des machines, sont la partie essentielle de la conservation des eaux dans les montagnes du Hartz, ionoui'dnnn. Ainsi , la réunion et la distribution des eaux motrices appartiennent exclusivement aux conseils des mines.
On rend généralement aux élablissemens du Hartz la justice d’y regarder l’économie des eaux comme propre à servir de modèle. Parmi les nombreuses constructions hydrauliques , on remarque surtout, non loin de Clausthal, l’aqueduc eu terre, dit Sperberheyer Damm, qui réuuitla montagne du Brucbberg à celle de Tramkeberg ; le canal qui lui fuit suite jusqu’à la mine de Dorothée , et l’étang nommé Oderteich , qui, après avoir rassemblé les eaux de l’Oder, les envoie aux mines d’Andreasbcrg, par un canal nommé RehbergerGraben.
(i) Ce serait une entreprise digne d’un grand roi que de rendre \ Ocker navigable jusqu’à la rivière dite Aller, dans laquelle elle se jette; on pourrait alors naviguer depuis le centre du Hartz jusqu'à Brème.
L’aqueduc et le canal de Sperberhey ont ensemble une longueur de six mille trois cént douze perches, chacune de seize pieds de Brunswick, ou vingt-huit mille huit cent quatorze mètres; c’est près de six lieues. L’aqueduc, considéré seul, a neuf cent treize mètres de long et quinze mètres de haut.
L’étau g de l’Oder a, de surface, deux cent vingt-un mille quatrevingt-huit mètres carrés; sa digue, haute de dix-sept mètres,' est formée de blocs de granit, d’un volume énorme : on estime le poids de quelques-uns à six cents quintaux. Le a canal du Rehberg a huit mille cinq cent cinquante mètres de longueur, dont sept cent quatre-vingt-dix-huit traversent une montagne. Ces travaux ont été exécutés dans la première moitié du dix-huitième siècle : l’étang, sans compter le canal de Rehberg, a coûté 65,ooo fr. ; l’aqucduc et le canal de Sperberhey, 1 3~,ooo fr. Combien l’avance de ces fonds, sans contredit modiques en comparaison de la grandeur des entreprises, n’a t-elle pas procuré d’avantages depuis soixante ans! Ce seroit sortir des bornes de ce Mémoire, que de suivre plus long-temps les constructions hydrauliques du Hartz; les tableaux qui doivent accompagner cette première partie réuniront tous les faits propres à donner une idée générale de leur importance. Revenons à l’administration actuelle des mines et usines. Nous ne considérerons d’abord que les mines “'“-V
* lUutlUfU.
et usines à plomb, argent et cuivre, entièrement comprises dans la partie hanovrienne ; nous exposerons plus facilement ensuite ce qui a rapport aux mines en communauté. On a vu, dans le premier des tableaux ci-dessus, que les mines du Haut-Hartz, excepté deux, sont exploitées pour le compte de diverses compagnies d’actionnaires, et toutes par les officiers des mines et usines du souverain. Pour cet effet , il existe
Administration et constitution générale du paj».
un conseil des mines à Clausthal et nn antre à Zellerfeld : tous les deux sont présidés par l'intendant, des mines du Ilaut- Hartz ( Berghauptmann).
L’administration générale du pays est confiée à cet intendant, qui est, comme l’indique son titre allemand, le chef des mines et usiues (i) : conjointement avec les conseils des mines, il règle la marche des travaux dans les mines, usines et forêts, surveille les comptables, et fait exécuter les lois et règlcmens de police particuliers au Hartz. Tout, dans ce pays , étant subordonné à l’exploitation des miues, il a une constitution qui s’écarte en plusieurs points de celle du Hanovre, dont il faisoit partie. L’administration de la justice appartient , dans certains cas, aux magistrats des villes; dans d’autres, au conseil des mines. L’instruction publique et le culte ont été jusqu’à présent sous la surveillance du consistoire de Hanovre , comme dans le reste du pays de Grubeuhagen. La nomination aux places et emplois dépend le plus souvent du conseil des mines et du Berghauptmann. Les babitans sont exempts d'impôts et de charges militaires ; les seules contributions qu’ils aient à payer sont de modiques petrois municipaux, qui sont appliqués à l’entretien des églises et aux autres dépenses publiques, dans chaque ville de mines. Nul ne peut
(1) Il importe de ne point oublier que ceci a c'te’ écrit avant l’organisation du royaume de Westphalie. L’établissement des pre'feclures y apporte quelques modifications, jusqu'à présent peu considérables; et il y a tout lieu de croire que l’on rcconnoitra de plus en plus qu’il est impossible que V administration, la partie contentieuse et la police des mines soient confiées à des magistrats étrangers à ce genre de connaissances (juin 1808).
s’établir, dans le Haut-Hartz , sans avoir prouvé qu’il est directement ou indirectement utile à l’exploitation des mines, et sans l’agrément du Berghauptmann. L'habitant doit sacrifier sa maison et sa prairie, moyennant une légère indemnité fixée depuis long temps, si le conseil des mines le déclare nécessaire pour la poursuite des travaux. Telles sont les principales bases de la constitution du Hartz, d’après les lettres de franchises indiquées ci-dessus.
Une exploitation nouvelle ne peut s’ouvrir que du consentement et sous l’inspection du conseil des mines; les formalités prescrites à cet égard se trouvent dans plusieurs ouvrages connus, et notamment dans les Voyages métallurgiques de Jars : ainsi, nous ne nous arrêterons point à ce cas, qui d’ailleurs est rare depuis long-temps au Hartz.
L’étendue moyenne d’une mine distincte se compose actuellement d’une longueur de quatre-vingt-dix toises, mesurée sur la direction du filon; d’une largeur égale à sa puissance, qui varie dans le Haut-Hartz de cinq à dix toises, largeur augmentée de trois toises et demie de chaque côté du filon; enfin, de la profondeur quelconque à laquelle peuvent parvenir les travaux. Une telle étendue forme ce qu’on appelle le Champ dune compagnie d actionnaires. ( Das Feld einer Gewerkschafï). Cette manière de bornér les exploitations par des limites peu étendues à la surface du terrain, est celle établie dans toute l’Allemagne, ainsi qu’en Suède , en Dannemarck, en Russie, etc. Il en résulte que l’exploitant a le plus grand intérêt à pousser se%lravaux dans la profondeur, ce qui est conforme aux principes de l’art, en même temps qu’aux vues politiques de l’exploitation des mines.
Quelque resserré que paroisse un tel champ au premier
io
Mme* et taîae* k plomb , argent et Cftirra.
Étendue et limite* d'aac exploitation.
coup-d’œil , on Terra , par un calcul fort simple , qu’une telle mine distincte , quand elle est poussée à une profondeur de deux cent cinquante toises, ainsi que le sont plusieurs de celles du Hartz, de la Haute-Saxe, de la Bohême, de la Hongrie, de la Suède, etc., comprend au moins un espace souterrain d’environ trois cent vingt mille toises cubes, et mérite bien le nom d’un champ d industrie.
Dm.io. min,. Dans le Haut-Harlz, toute mine en bénéfice , c’est-à-dire dont
l’exploitation livre un produit net , est divisée en cent trente actions, dont quatre au profit du souverain , une au profit de la ville, une au profit de l’église; toute mine en perle, c’est-àdire, dont les recettes ne suffisent pas aux dépenses, n’est divisée qu’en cent vingt-quatre actions, et chacune de ces actions doit satisfaire aux modiques appels de fonds qui ont lieu à la fin de chaque trimestre. La répartition du bénéfice d’une mine , et la quotité des appels de fonds, sont déterminés publiquement, dans chaque district, par le conseil des mines, auquel sont admis les représentai des compagnies d’actionnaires , nommés Schichtmeister. L'appel de fonds , pour chaque action d’une mine en perte, ne peut excéder 1a florins , ni rester au - dessous de cinq gros ; le taux ordinaire est , depuis assez long-temps, a florins. Ceux des actionnaires qui négligent de satisfaire à l’appel de fonds, sont déclarés déchu* de leurs droits, après un délai de deux trimestres.
Hionenbràcfo*. Dans le moment actuel, il existe dans le district de Clausthal et Andreasberg six mines en bénéfice. Le tableau suivant fera connoitre la somme de produit net qu’une action rapporte par trimestre, en écus, dits speciesthalers , dont chacun vaut deux florins fins du Hanovre. C’est dans cette dernière monnoie que le produit net est exactement payé aux action-
naires ou à leurs fondés de pouvoir , à la fin de chaque tri-' mestre, sous la surveillance d’un greffe établi particulièrement pour l’enregistrement et la conservation des droits de chaque compagnie.
TABLEAU
Concernant les mines en bénéfice ( en 1807 ),
U note ajoutée «a 18*8).