‹ De la richesse minerale. Consideration sur les mines, usines et salines des differens etats, presentees comparativement ... Avec un Atlas infolio de 65 planches (volume 2)Chapitre 37 sur 121 · Auprès d’Audretsb erg · texte numérisé non relu

Auprès d’Audretsb erg

terme moyen du produit net distribué «ut actionnaire» en totalité , par an, depuis 1801 jusqu'à iHo5.ce termemojen aérait üo.iSa rtlilr» an* nuellement ; mai» devant

Nccuno

considérer cet objet tel qu'il est actuellement , noua ne le

porterons en compte que pour une lomme annuelle de 49,226 rcichatheltr».

Une action de mine étant un effet commerçable, le conseil des mines en déclare publiquement le cours pour chaque mine, et par trimestre, mais seulement d’après le prix de la dernière vente qui a eu lieu : c’est ainsi, par exemple, que la

Fîxttion Jm téné»

fieea et de* «ppcl» da fonda.

valeur d'une action de la mine de Dorothée est indiquée dans ce moment à 4, 800 rthlrs en monnoie d’or ; mais ce n’est que d’après la connoissance complète de l’état des travaux, que le conseil des mines fixe, pour chaque trimestre, le produit net, dit Ausbeute , et l’appel de fonds, dit Zubufs. Dans cette fixation, l’on a soin, 1* de ne commencer à distribuer un produit net aux actionnaires d’une mine, que lorsqu’elle s’est déjà fait un certain fonds de réserve par ses bénéfices ; a.' de ne point distribcfèr dans un trimestre tout le produit net qui provient du trimestre précédent; 3." de ne faire varier les distributions du produit net, et les appels de fonds, que le moins possible, et toujours progressivement : de cette manière, l’on rend uniformes et sûrs, pour un assez long espace de temps, les résultats de l’exploitation que la nature ne présente >im« J4»Um « qUe soumise à des variations continuelles. D’un autre côté,

reine* créditée*. *

l’on applique à l’entretien des mines en perte une partie du produit net des mines en bénéfice, mais seulement à titre de prêt. A la fin de chaque trimestre, l’on dresse et l’on distribue aux actionnaires un extrait des registres qui indique à combien se montent les fonds de réserve pour chaque mine en bénéfice, et les avances faites à chaque mine en perte. Dans ce moment, par exemple, la mine de Dorothée, qui donne le produit net le plus considérable, est créditée, à la trésorerie des mines, pour une somme de 201,670 florins de vingt gros; et la mine de Sl.-Johannes, pour laquelle l’appel de fonds est au maximum , dans le district de Clausthal, est débitée d’une somme de 170,336 florins; mais ce seroit une grande erreur que de regarder comme un fonds réellement en caisse la résetve pour laquelle une mine est créditée, de même qu’on ne sauroit regarder comme une dette exigible

la somme pour laquelle one mine est débitée. Les fonds restent en circulation dans les travaux des mines, dont la durée est leur hypothèque. Le compte est réel, en ce qu’il détermine et compare les droits éventuels et les espérances des exploitations ; mais c’est un compte courant et non pas un état de caisse : il se réduiroit à un compte purement fictif, s’d étoit question d’acquitter les créances qu’il consacre, parce qu 'alors toute exploitation devroit cesser. Il n’y a, dans tout le Hartz , que seize mines créditées pour des fonds en réserve ; la somme totale de leur créance, enregistrée sous le nom de V orrath , sejnonte à 693,573 florins de vingt gros. Toutes les autres mines sont débitées aux trésoreries des mines. La somme totale des avances faites est 3,408,774 florins. ( Extrait des registres à la fin de 1807 ).

De l’organisation des mines du Hartz , qui est au reste celle ** “ <>* 1 ;«*•«!de tous les pays où les mines sont exploitées d’après les grandes vues d’utilité publique ; il résulte qu’une mine , loin d’étre exposée à des vicissitudes subites de bénéfice et de perte qui entraineroient bientôt sa ruine, loin de dépendre des circonstances de la fortnne de quelques spéculateurs, et de n’étre par-là même qu’un avantage précaire pour letat, subsiste, au contraire, pendant plusieurs siècles sans interruption; et, distribuée, pour ainsi dire, en coupes réglées comme une forêt , offre des ressources abondantes et durables à l’industrie , ainsi qu’au commerce. De cette manière , une action de mine est pour le particulier une espérance raisonnée qui se borne le plus souvent, il est vrai, à l’intérêt modique d’un capital peu considérable , placé dans l’acquisition d’une telle action ; mais ce n’est jamais un billet de loterie dont le mauvais succès, en ruinant une entreprise, puisse priver l’état des avan-

tages qu’il doit attendre d’une exploitation régulière et durable.

Autrefois , les actions de mine ont donné lieu à nn agiotage très-actif; mais depuis que l’art des mines est plus éclairé, cet agiotage, souvent aveugle, a presque totalement disparu. Les actions changent rarement de mains, et même, à cet égard, l’indication de leur valeur, quoique basée sur des faits, se réduit à peu près à une formalité. En général , ceux qui ont acquis à bon marché des actions de première origine, sur les mines en bénéfice, se contentent d’en percevoir exactement le produit net; et ceux qui possèdent des actions ordinairement achetées à vil prix, sur les mines en perte, se lassent bientôt de satisfaire aux appels de fonds, quelque peu considérables qu’ils soient. Dans ce dernier cas , les actionnaires qui persistent ont les premiers le droit de prendre à leur compte les actions abandonnées ; s’ils les refusent, elles sont offertes aux oiliciers des mines : si elles ne sont acceptées , ni par eux , ni par tout autre , elles sont servies, quand le conseil des mines le juge nécessaire sous le point de vue de l'art , et sous le point de vue politique, par la caisse d’exploitation , dite Ca.iw Jviptoiu- Bergbaucasse. Cette caisse tire principalement ses recettes ». dcpcn.c. d’un octroi établi au Hartz, sur l’eau de-vie et la bière; des intérêts qui lui sont payés pour des capitaux qu’elle a prêtés; du produit de plusieurs actions de mine qu’elle a achetées, et du prix de fermage qui lui est payé pour le domaine de Fœrste , près Osterode : elle fait partie de la trésorerie des mines , mais elle a sa comptabilité particulière. Nous reviendrons sur cet objet.

Jtfioei ea pet te. Outre les mines en bénéfice, dont il a été question ci dessus, il existe, dans le district de Clausthal et Anilreasberg, quatre

mines qui n’ont ni perte ni gain; tonies les autres, ainsi que celles de Zellerfeld, sont en perte depuis plusieurs années.

Leur exploitation n’en est pas moins importante par ses résultats politiques; c’est pour cela qu’on la poursuit, partie à l’aide des matières premières qu’elle met en circulation , partie à l’aide des secours que le conseil des mines assigne aux mines en perte sur les mines en bénéfice. Le prix d’une action sur une mine en perte, ainsi que sur une mine qui commence, n’est le plus souvent fixé qu’à 10 ou 1 5 rtlilrs.

La manière dont s’entretient l’exploitation simultanée des mines , exige que nous entrions encore dans quelques détails.

. Il est trois objets principaux à considérer: la conservation n« Cl résultats podes droits des actionnaires, la conservation des droits pécu- «X" 11™,””, niaires du souverain , et surtout la conservation d’une branche d’industrie de laquelle dépend l’existence entière du pays; de là, tout le mode d’administration des mines du Hartz. Le but n’est point ici d’enrichir le spéculateur, mais de ne jamais lui faire tort; le but n'est point de faire entrer momentanément des sommes considérables dans la caisse du souverain : son véritable intérêt, c’est d'entretenir, safis être dans la nécessité de fournir de nouveaux fonds, un grand nombre d’établissemens qui sont en possession de créer, chaque année, un capital de cinq à six millions de francs , et qui assurent à l’état beaucoup d’autres avantages.

Tel est effectivement le résultat de l’exploitation des mines du Hartz. Nous avons déjà indiqué ce qui a rapport aux intérêts des actionnaires. Le tableau suivant fera connoitre la situation complète des mines, à cet égard, pendant les deux derniers siècles, et jusqu’au moment actuel: il n’y sera question que des années principales ; nous laisserons de côté les

années intermédiaires , pendant lesquelles les produits nets n’ont fait que croître ou décroître, en progression arithmétique , d’une des époques indiquées à l’époque suivante, parce qu’un calcul facile suilira pour faire voir le produit net de chaque année.

On remarquera, dans cet extrait des registres du Hartz, que, pendant les deux derniers siècles, le bénéfice des actionnaires a presque toujours augmenté ou diminué sans secousse subite : c’est ainsi que , par un bon système d’administration , les mines deviennent une propriété publique permanente ; c’est ainsi que l’exploitation dirigée par les vues de l’économie politique ne laisse au hasard que ce qu’on ne peut lui enlever par la prudence, >

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