‹ De la richesse minerale. Consideration sur les mines, usines et salines des differens etats, presentees comparativement ... Avec un Atlas infolio de 65 planches (volume 2)Chapitre 44 sur 121 · MtHOIRE CÉaÉELL SUR LU Mltfu , pag · texte numérisé non relu

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Les dépenses énoncées dans les trois tableaux précédons, sj|>a»«incfcaf»

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font toutes acquittées par la trésorerie des mines pour chaque mbr*. district, ainsi qu’il a été expliqué ci-dessus. Nous avons aussi indiqué, dans l’exposition des engagemens réciproques du souverain , des actionnaires et des habilans du Hartz , quelles sont les dépenses comprises sous le nom de irais d’exploitation des mines {Berg-Kosten) , dépenses des ateliers de bocards ( Luch-Kosten ), et dépenses des usines ( HiiUen-Kosten ).

Ce sont , en général , les frais qui entrent dans les comptes de semaine j mais on se rappelle que ce ne sont point les seuls qui soient à la charge de la trésorerie des mines, et par suite à la charge de la chambre de commerce. Il est donc nécessaire, avant de venir à ces dernières comptabilités, d’entrer dans quelques détails sur les charges que leur imposent la marche des affaires et la nature même des choses.

Commençons par la trésorerie des mines ; c’est elle qui est <n ha«*-

chargée de faire face directement aux frais du magasin de °c'*' subsistances, et de combler le déficit qui en résulte.

Les approvisionnemens se font principalement dans les provinces de Gotlingue et de Grubeuhagen , par les soins d’une commission à laquelle est confiée le service du magasin. On voit par ses registres que le déficit ( Magasin schaden ) s’est considérablement accru , surtout depuis trente ans Arrêtons-nous à ce fait digue d’atleution.

. C’est en 1C98 que les souverains, alors réunis pour l’exploitation des mines du Hartz, oui reconnu la nécessité d’appliquer nne partie du produit de leurs droits à l’entrelien du magasin de subsistances : il en a été de même pendant tout •

le cours du dix-huitième siècle Depuis le commencement de l’an uée des mines 1798 (c'est-à-dire n.° 1 Reminisçere 1798),

jasqu’à la Cn de l’année des mines 1807 (c’est-à-dire n.° i3 Luciœ 1 807 ) , le magasin de subsistances a distribué cent trente-neuf mille sept cent quatre-vingt-sept Ma/ters de seigle. Ainsi, depuis dix ans, la distribution annuelle s’élève à peu près à quatorze mille Maltèrs. Uu tel Malter contient six boisseaux ou Himten, chacun du poids de quarante-deux à quarante-cinq livres.

Depuis le commencement de 1774 jasqu’à la fin de 1799, c’est-à-dire dans l'espace de vingt-six ans , le déficit total du magasin de subsistances s’est élevé à une somme de 93,804 rtklrs 1 7 gros \ ainsi , pour chaque année , terme moyen à 3,570 rthlrs.

Dans les sept années suivantes , depuis le commencement de 1800 jusqu’à la fin de *8o6, en comptant toujours comme les registres, d’après l’année des mines, le déficit du magasin s’est élevé à une somme totale de 482,772 rthlrs. Le terme moyen est pour chaque année 68,967 rthlrs, c’est-à-dire une somme dix-neuf fois aussi considérable que le terme moyen des vingt-six années précédentes.

Pour l’année 1807, le magasin de subsistances a acheté les grains au prix moyen de 9 rthlrs le malter , e^ la quantité distribuée à 24 gros , s’est élevée à quatorze mille deux cent vingt-six malters,. cinq boisseaux : ainsi le déficit du magasin, pour cette année, sera une somme de 71,134 rthlrs.

On verra, dans les extraits des registres qui suivront, que, dans les cinq années dont nous présentons l’ensemble, depuis 1801 jusqu’à i8o5 inclusivement, le déficit total du magasin de subsistances a été une somme de 3i 5,022 rthlrs. Si le prix * actuel des grains se maintient , comme il y a lieu de l’espérer ,

le déficit , pour les années 1808 et 1809 , sera beaucoup moins considérable que dans les années précédentes. Le seigle a été

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acheté, en 1807 pour les distributions de 1808. à 5 rtlilrs le malter. Suivant les anciennes ordonnances , le déficit du magasin doit être supporté, dans le district de Clauslhal et Andreasberg, par le souverain, pour la moitié; par les actionnaires et quelques caisses distinctes , pour un tiers ; par la caisse d’exploitation, dite licrgbaucasse , pour un sixième.

La portion payable par les actionnaires entre par semaine dans les comptes des mines, et se trouve par conséquent dans les frais d'exploitation ( Berg-Kosten) : ainsi, dans le Compte de la trésorerie, nous ne trouverons, sous la dénomination de déficit du magasin , que les portions imputées sur elle, quoiqu'elle acquitte le tout directement envers le magasin de subsistances.

Quant au district de Zellërfeld, le déjicit du magasin devoit être supporté par le souverain pour un tiers, et par les actionnaires pour deux tiers; mais comme depuis long-temj>s les mines de Zellerfeld ont été jugées hors d’état de faire face annuellement au déficit, du magasin , le souverain s’est chargé de la totalité, et les sommes payées pour cet objet sont toujours portées en compte comme une avance du souverain envers les mines.

D’après tous les faits exposés jusqu’ici, on sentira facilement s««™r.ro»r.ui>« que les recettes prévues et habituelles des trésoreries des râcrc'c™ " ” mines sont, en général, moindres que leurs dépenses réelles;

C’est ce qni a pu faire dire à plusieurs de ceux qui ont parlé du Hartz, sans le connoître, que les établissemens ne se suffisoicnt point à eux-mémes ; mais ici, près de l’art des mines, se tient le commerce toujours prêt à le soutenir. Dès que la totalité des dépenses que les trésoreries doivent acquitter exeède leurs recettes réelles, la chambre de commerce, d’aprèq

Dlpeniei à U charge de la chambre de cou* nierce.

la réquisition du conseil des mines, doit les mettre en état, au moyen de ses bénéfices, de suffire aux besoins reconuus des exploitations et des caisses accessoires; c’est effectivement ce qui a lieu pour les trésoreries de Claustbal et de Zellerfeld, mais nou pour la trésorerie de Goslar; celle-ci, malgré la modicité des prix auxquels la chambre de commerce lui paie les marchandises, livre elle-méine un produit net, ainsi que nous le verrons : on trouvera la cause de cette différence sur les tableaux précédeus, par la comparaison des circonstances naturelles.

La nécessité des secours que les deux trésoreries du Hautllarlz reçoivent chaque mois de la chambre de commerce, sera bientôt démontrée par la comparaison de leurs recettes et de leurs dépenses réelles ; mai* avant d’établir cette comparaison, il est nécessaire de présenter les détails de quelques faits relatifs aux autres obligatious de la chambre de commerce envers les mines , en même temps qu’aux recettes des trésoreries.

La chambre de commerce livre annuellement aux mines, pour le prix de i5 reichslhalers le quintal, quatorze à quinze cents quintaux de poudre qu’elle fait fabriquer à ses frais. Comme la cherté du salpêtre occasionne une différence considérable entre les prix de fabrication et de livraison , c’est à la chambre de commerce à couvrir cette pei te par ses bénéfices. 11 en est de même du suif nécessaire aux mines ; la » * *

chambre de commerce le leur livre à 10 rthlrs le quintal. Dans les temps ordinaires, elle tire le salpêtre des Indes orientales, et le suif de Russie. Quant à l'huile qui est distribuée aux ouvriers, la chambre de commerce rembourse à la trésorerie des mines cé que Le quintal coule au - delà de 10 rthlrs.

Le transport des marchandises livrées à la chambre de Commerce s’opère à ses fr§is, ainsi que. Fadminist ration des 'entrepôts ou factoreries qui les reçoivent. La chambre de commerce doit aussi être en état de couvrir par ses bénéfices la perte qu’occasionnent quelquefois les risques inséparables du commerce, et la différence qui résulte habituellement du change des monnoies. Cette différence provient, en général, de ce que la chambre de coihmerce paie tout à la trésorerie des miues en argent du Hanovre , dit Cassengeld , suivant l’usage établi dans les comptabilités des mines du Hartz, tandis qu’elle n’opère ses recettes, par le commerce, qu’en argent de convention , dit Gold zu voll. Le rapport légal et ancien de l’argent du Hanovre ( Cassengeld ) à l’argent de convention Gold zu voll , est tel que i5 rthlrs en Gold zu voll ne valent que 1 4 rthlrs en Cassengeld ; et ce rapport varie en raison du coitfrs de l’or et de l’argent ( i ).

Revenons maintenant aux recettes de la trésorerie des , mines. Nous expliquerons d’abord celle qui provient de l’hôtel des monnoies, établi à Clausthal, pour mettre sur-le-champ en circulation l’argent et une partie du cuivre extraits des mines de tout le Hartz hanovrien. Cet objet exige quelques détails préliminaires.

C’est vers la fin du dix-septième siècle que la valeur ac-

(i) Dans les comptes de chambres de commerce qui suivront, cette différence sera mentionnée sous le nom de perte sur les changes des monnoies ; et, par ce moyen, la situation des chambres de commerce deviendra comparable avec celle des trésoreries , parce que toutes les «nettes et dépenses seront exprimées en k même muant» ie , c’est-à-dire, en argent lin, Cassengeld,

Récrites Je la tri»

•orie de* aainefc

Moanoie de Clauithtl.

tuelle du marc d’argent fin a été introduite dans le Hartz. Depuis i5oo jusqu’à i566, les figrins et autres monnoies du Hartz avoient conservé leur valeur nominale, tandis que leur valeur intrinsèque avoit été progressivement diminuée; au contraire, à compter de i566, la valeur intrinsèque du marc d’argent fin fut conservée dans les monnoies, et l’on augmenta .insensiblement leur valeur nominale.

En 1 5ç}5 , le marc d’argent fin étoit monnoyé au Hartz en florins d Empire, dont chacun valoit vingt-un bons gros; on tailioit alors au marc fin 8 rthlrs.

Depuis i65a jusqu’à 1CG7, on a taille an marc d'argent fin dix Hartz, d’abord 10 rthlrs, ensuite. 10 rthlrs 12 bons gros.

En 1674 10 rthlrs aa mgros.

En 1675 10 rthlrs 24 ingros.

En 1690 ta rthlrs en 18 florins.

C’est encore le titre des monnoies du Hartz, d’après le taux de Leipsick, adopté en 1690 par la Saxe, le Brandebourg et le Hanovre, et déclaré taux de l’Empire en 1738; ce taux suppose que la quantité d’or en circulation est à la quantité d’argent, comme un est à quinze et un dixième.

Le Hanovre est le seul pays qui mette en circulation des monnoies à un titre si élevé. ( Voyez la Technologie de M. Ileckmann ). Le gouvernement s’est proposé depuis long-temps de faire , à cet égard , une réforme qui lui sembioit nécessaire. Les circonstances ont retardé une opération qui, pendant la guerre , n’auroit pu qu’ébranler la confiance, vu qu’il s’agissoit de changer et d’affoiblir le titre des monnoies du Hartz ( 1).

(1) Celte question a paru délicate ; car, à l’époque du 23 juin 1808

Dans tout le Hartz , l’argent est livré par les usines , sous le nom de BlicksUber , à la trésorerie du district des mines dont il provient. Cet argent n’est qu'à un degré de fin , tel que , ponr être converti en argent pur, dit Brandsilber , il éprouve, sur cent marcs, un déchet fixé à sept marcs treize lots. (On se rappelle que le marc contient seize lots, et le lot dixhuit grains ).

L’aftinage ultérieur, appelé dernière coupellation ( Silber brermen ) , coûte à peu près un mariengros par marc.

L’argent conpellé est livré de nouveau à la trésorerie correspondante, et de là donné en compte au directeur de la monnoie : celui-ci le fait frapper, partie en monnoie fine , partie en monnoie alliée. Pour les monuoies fines, qui sont les pièces de deux tiers, au tiers et un sixième de rthlr, il est accordé au directeur de la monnoie un déchet jde trois lots sur cent marcs, et il doit frapper au marc d’argent , tel qu’on le lui livre, 11 rthirs onze douzièmes, c’est-à-dire il rthirs 33 mariengros, argent fin do Hanovre, ce qui revient au même que de frapper i a rthirs au marc d’argent tin, suivant le taux de Leipsick. En effet, comme on ne peut porter le marc d’argent, par la dernière coupellation, qu’à quinze lots seize grains de fin, le directeur de la monnoie ajoute par marc, à l’argent qu’on ini livre, deux grains d’argent fin , qni ont , d’après le taux de Leipsick , indiqué ci dessus , upe valeur de 3 mariengros. De cette manière ; le marc d’argent fin se trouve être frappé à 1 1 rthirs 36 mariengrdt, c’est-à-dire à îa rthirs ; il en résulte que 18 florins fins, ou

il ne s’est encore opéré aucun changement dans la monnoie de Clausthal.

pièces de deux tiers de reichsthaler, frappés à la monnoie de Claustlial, contiennent réellement un marc d’argent fin, plus deux grains d’alliage, dont la métallurgie ne sait poiut encore les débarrasser par les opérations en grand.

Quant aux monnoies alliées, le déchet, sur cent marcs d’argent, est accordé à deux marcs et demi, pour les pièces de 3 mariengros : elles sont à huit lots de fin. Le marc d’alliage d’argent et de cuivre est frappé de celte manière à 6 rthlrs 6 mariengros G pfennings, et le marc d’argent fin à îa rthlrs i3 mariengros 4 pfennings.

Pour les pièces d’un mariengros , le déchet, sur cent marcs, d’argent coupellé, est* accordé à trois marcs trois quarts: l’alliage d'argent et de cuivre, dont elles résultent, contient, par marc , cinq lots quatorze grains d’argent (in. Le marc de cet alliage est tnonnoyé à 4 rthlrs 18 mariengros 4 pfennings, et le marc d’argent fin s’y trouve porté à une valeur de i a rthlrs 18 mariengros.

Quant aux pièces de 4 pfennings, le déchet, sur cent marcs d’argent coupellé, est accordé à quatre marcs et demi. L’ai- • liage d’argeut et de cuivre contient, par marc, quatre lots d’argent fiu ; le marc de cet alliage est frappé à 3 rthlrs 9 mariengros. Le marc d’argent fin s’élève de cette manière à une valeur de i3 rthlrs.

On voit que toutes ces valeurs nominales du marc d’argent fin , dans les monnoies alliées, sont moindres que d^ps lt Hesse et dans le pays de Brunswick, où le marc d’argent fin est porté à i3 rthlrs un tiers, et que dans les états prussiens, où il est porté à une valeur de >4 rthlrs; mais il ne faut pas perdre de vue que les monnoies du Iiartz gagnent, daus le cours habituel du commerce , sur les monnoies des

pays circonvoisins. Les inconvéniens qu’on reproche au taux établi à la monnoie de Clausthal, relativement aux florins fins, sont : i.° qu’il peut y avoir, pour les pays voisins, de l’avantage à les refondre, vu leur valeur intrinsèque; a.° que les frais de fabrication ne sont point compris dans leur valeur nominale. D’un autre côté, comme toutes les comptabilités des mines et usines du Hartz sont fondées sur le taux ancien des monnoies; comme les ouvriers attachent beaucoup de prix à recevoir leur modique salaire en argent fin y comme il seroit indispensable d’augmenter leur salaire en dimihuant la valeur intrinsèque des monnoies, et comme enfin les actionnaires ont le droit et l’habitude d’élre payés en argent fin , tout changement à cet égard exigera beaucoup de circonspection; autrement, il pourroit en résulter de graves inconvéniens. Plusieurs personnes Assurent qu’il est même trèsavantageux pour le pays de monnoyèr l’argent sans alliage (t).

C’est le souverain qui fournit è l’hôtel des monnoies, par le moyen de la trésorerie des mines, les bois, charbons et ustensiles, et qui entretient rétablissement. Quant aux frais de fabrication , dont chaque trésorerie des mines lient compte au directeur de la monnoie, ils sont réglés ainsi qu’il suit :

>.° Pour, monnoyèr cent marcs d’argenl fin en pièces de deux tiers, un tiers et un sixième de rtblrs,ci. 4 rddrs. a.* Pour monnoyèr, idem , en pièces de trois

raariengros, ci 6 rthlrs.

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