Le troisième point de vue sous lequel nous considé
rerons les usines à fer, fixera surtout rattention de l’homme d’état. Nous déterminerons l’influence qu’exerce chacune des usines à fer sur l’emploi de la population et sur le commerce, en même temps que le produit net annuel qui résulte de l'activité de tous les établissemens.
Tel est l’objet des tableaux suivons, à l'égard des usines à fer, tant du pays de Hanovre que du pays de Brunswick. k
Avant de considérer les usines du Hartz hanovrien, il importe de connoitre les deux causes qui rendent leur produit net peu considérable depuis plusieurs années ; la première est la cherté des denrées qui a eu lieu jusqu’à l’anuée 1807. On se rappellera ( voyez pag. g4) que les usines à fer paient à chaque ouvrier une indemnité proportionnelle au renchérissement des grains, lorsque le boisseau de seigle coûte un reichsthaler. Chacun des voituriers qu’elles emploient est indemnisé de même, d’après un tarif proportionnel, dès que le boisseau d’avoine excède un demi reichsthaler. Sans cet arrangement, on seroit obligé de faire varier souvent les salaires et les frais de transport , ce qui seroit sujet à de graves inconvéniens.
La seconde cause est la modicité du prix auquel il est réglé que les mines et usines à plomb et argent paient le fer aux usines qui sont tenues de le leur fournir.
Le tableau préliminaire qui va suivre indiquera, d’après les registres, la somme d’indemnités que chaque usine du Hanovre a été dans le cas de payer, vu le renchérissement, dans les cinq dernières années. Nous verrons ensuite les prix fixés pour la livraison des fers.