Frais de commerce et gain o,5ooo
Total ? 1,0000
Pour les espèces d'aiguilles les plus fines, la valeur de la matièïg
Les villes d’ Aliéna, d'Iserlohn el de Heimer renferment seize fabriques de dés à coudre, tant en fer qu’en laiton, et d’anneaux de laiton de toute espèce. Iserlohu , Aliéna et Luderscheid possèdent des manufactures de boutons et de boucles, dont les produits annuels ont une valeur de 1 5o,ooo rthlrs, ainsi que plusieurs fabriques de bronze. On voit, en outre, à Iserlobn, plusieurs fabriques de (il de laiton, d’épingles et d'ouvrages maillés, tant en fer qu’eu laiton. L’une de ces dernières porte le nom do fabrique de cottes de maille ( panier fabrik ), nom qni,en rappelant l’origine de l’atelier, fait voir que le comté de la Marck est, depuis plusieurs siècles, le siège de l’industrie manufacturière. F.niin , on rencontre dans le même pays un très-grand nombre de petites fabriques de couteaux , de lames d’épée , et de toutes sortes d’objets de quincaillerie, dont les produits annuels ont une valeur de 4oo,ooo écus (rthlrs).
Tels sont , d’après les registres du conseil supérieur des mines et usines, séant à Berlin, et d’après les faits que j’ai recueillis daus le comté de la Marck , les détails relatifs au résultat général qui a déjà été présenté ci-dessus, concernant les ateliers de celle contrée. ( V oyez pag. 4 ■ )■
Nous avons vu qu’il sort annuellement de ses fabriqnes pour 1,707, 177 rthlrs (on 6,3t6,555 francs) de marchandises métalliques de toute espèce. A l’époque de 1806, il s’en exportoit
première, n’est que o,o347; les frais de fabrication «ont plus considérables i proportion.
Ces renscignemens m’ont été communiqués, dans les ateliers du comté de la Marck , par M. Eversman , commissaire du gouvernement prè* les fabrique* métallurgiques de celte contrée.
Voleur totale dre produits iodiqurs et de ceux exportes.
Cimèrfi et *telicr» y relatif*.
Comte de Teckleo* bourg.
Mine* de bouille, tourbière», carrière*.
tous les ans, hors des états prussiens, pour i,a5o,ooo rlhlrs (ou 4,6a5,ooo francs). L’exploitation de la houille, dans un pays qui en consomme lui-même une quantité considérable, occasionoil, en outre, pour tout l’arrondissement contié au conseil provincial des mines et usines de YYeslphalie , uue exportation dont la valeur s’élevoilaunuellemen t à a5o,ooo rlhlrs (ou 925,000 francs). ( Voyez le Mémoire déjà cité, concernant les mines et usines des pays conquis ).
Le comté de la Marck, outre ses ateliers métallurgiques, possède une manufacture de faieuce, plusieurs fabriques de poterie, vingt-sept fours à chaux et cinquante quatre carrières, tant de pierres à meule que de pierre à bâtir.
Tout observateur équitable su plail à recounoitre dans l’industrie florissante qui distingue aujourd'hui le comté de la Marck, l’effet des soins que le gou\ernemenl prussien a donnés à celte branche de la prospérité publique. Uue inspection protectrice a vivifié les élablissemeus, en dirigeant l’ensemble de leur activité. De sages ordonnances, réunissant tous les fabricans d’un même genre pour la vente de leurs produits, qui s’opère en commun sous les auspices du gouvernement, ont assuré les débouchés, et ont soutenu l’émulation eu même temps quelles ont banni celle rivalité funeste qu’engendre une concurrence illimitée. C’est ainsi que, dans le comté de la Marck, les efforts et les succès de chacun des fabricans contribuent à la fois à l’aisance des particuliers et au bien général.
Dans le comte de Tecklenhourg-Lingen , il existe trois mines de houille exploitées pour le compte du souverain. On en tire annuellement cent soixante-quinze mille boisseaux de combustibles, valant environ 24,000 rlhlrs. Des tourbières y
sont exploitées par des particuliers; ils en extraient annuellement deux mille voitures de tourbe, dont chacune vaut uû reichsthaler et demi. Ces deux espèces de combustibles sont en partie transportées dans le royaume de Westphalie , et principalement dans le pays d’Osnabruck. La richesse minérale du comté de Tccklenbourg se borne à ces exploitations: il n’y existe, en outre, que quelques carrières de pierre de taille et six fours à chaux.
Ou a déjà vu (pag. 4«) que le conseil provincial des mines de Westphalie versoit annuellement dans la caisse du l\oi de Prusse 6a,53o reicbsthalers. Si l’on en retranche la somme de 2,800 rthlrs, qui désormais entrera dans la caisse de Sa Majesté le Roi de Westphalie, ainsi qu’il a été annoncé ci-dessus (pag. 44)? on voit que, par les soins d'une administration éclairée, les établissemens, dont nous venons de considérer l’ensemble, produiront annuellement à la caisse de leur souverain, tant pour le bénéGce sur les exploitations domaniales, que pour les droits payés par les établissemens particuliers, une somme de %,73o rllrlrs.
Les seuls établissemens minéralurgiques du comté de Hanau sont ceux de Bieber, de Schwarzenfels et la saline de Nauheim. Il ne sera question de celle-ci qu’à la (in de la seconde partie, et, quant aux autres établissemens, il y a peu de chose à ajouter à ce qui a été dit dans le cours de la première. ( Voyez pag. 15^ ). Quatre arrondisscmcns de mines existent à Bieber; deux d’entre eux sont totalement abandonnés, et, dans les autres , on n’extrait que les minerais de cobalt et les minerais de fer. Ces mines occupent cependant encore près de cent ouvriers. L’exploitation du cobalt ne procure directement aucun bénélice ; mais on doit considérer comme pro-
Produit net Je* minet et minet drt contint de la Merck et de TccUeabourg.
Comte Je Hanaa.
Minet de liit.be i ; utiuc à fer.
dnît net de cet établissement, environ les deux cinquièmes de celui que donne l’usine de Schwarzenfels , ainsi qu’il a été expliqué ci-dessus. ( V oyez pag. 1 58 ).
11 existe à Bieber une usine à fer qui appartient au souverain , et qui est administrée pour son compte ; elle renferme un haut fourneau, un feu d’allinerie et une fabrique de tôle. Il en provient annuellement quinze cent vingt quintaux de fonte moulée, douze cents ff'agen de fer en barres (chacun dn poids de cent vingt livres), et six cents quintaux de tôle. Le produit net annuel de cette usine est d’environ 2,000 rthlrs.
p.j, 4c &chmai- La principauté de Schmalkalde est célèbre par ses mines de fer, de fer et par l’activité plutôt que par la perfection de son industrie manufacturière. On assure que les mines sont en exploitation depuis quinze cents ans. Les excavations qu’elles présentent attestent leur ancienneté, mais plus encore le danger d’abandonner les travaux souterrains au caprice des exploitons, ce qui a long-temps eu lieu aux mines de Schmalkalde. Le minerai qu’elles fournissent est de l’espèce appelée fer spathique. Il est semblable aux minerais de Styrie, et singulièrement propre à la fabrication de l’acier. Ces mines occupent cent quarante ouvriers. On en extrait annuellement vingt-deux mille sept cents tonnes de minerai (chaque tonne de quatre quintaux) : elles sont aujourd’hui exploitées, sous la direction des officiers des mines de la Hesse, par une compagnie d’actionnaires , qui paie annuellement au souverain des redevances dont la somme s’élève à i,3i5 rthlrs.
Seize mille deux cent cinquante tonnes de minerai sont affectées aux usines à fer et acier du pays; le reste est vendu à celles du pays de Saxe - Gotha et du royaume de Saxe. Ces
dernières sont tenues de fournir aui fabricans de Schmalkalde des tôles à un prix inférieur à celui du commerce.
Trois hauts fourneaux fondent les minerais destinés à la fabrication de l’acier, et produisent annuellement six mille trois cent dix-sept quintaux de fonte, qui sont convertis en quatre mille deux cent onze quintaux d’acier brut , dans onze feux d’affinerie. Les propriétaires des usines paient à la caisse des mines une redevance de 65a reichsthalers , et à celle dite Herschafüiche Licentcasse, 70 rtblrs:ils sont exempts de toute autre imposition. Ces usines occupent directement ^cinquante ouvriers.
Pour le travail du fer proprement dit, il existe huit hauts fourneaux et onze marteaux de forge. A chaque marteau de forge est affectée, par règlement d’administration , une quantité annuelle de sept cents tonnes de minerai. D’une telle affectation , il résulte douze cents quintaux de fer forgé ; ainsi , de toutes ensemble, treize mille deux cents quintaux de ce métal. Ces usines occupent soixante ouvriers, et paient au gouvernement une redevance totale de 60 rthlrs par an.
Seize martinets sont employés pour le raffinage du fer et de l’acier forgés par les marteaux ci-dessus. Quinze d’entre enx sont propriété particulière; le seizième appartient au souverain qui l’a affermé pour le prix annuel de 60 rthlrs. Les autres paient un léger droit, qui ne se monte, pour tous, qu’à 12 rthlrs 9 gros. Les martinets occupent quarante -six ouvriers.
Parmi les opérations ultérieures que subit le fer , une seule est encore sujette à un léger droit, parce qu’elle emploie des courans d’eau et des machines ; c’est la fabrication du fil-defer. Il existe, dans le pays de Sckinalkalde , neuf ateliers de ce
ÎTaots fourneau* ,
affine ne s ei martinet pour fer et acier.
Fabrication* ultérieure*.
Nombre de* atelier* et de* homme* «jm'il* emploient-
genre ; ils occupent soixante-huit ouvriers , et paient une redevance totale de 47 rthlrs par an.
Toutes les autres fabrications sont entièrement franches, et sujettes seulement à une inspection active, sous le rapport de la police : elles sont très -multipliées, tant à Schmalkalde qu’aux environs. On y trouve presque dans chaque maison un ouvrier travaillant à quelque ustensile de fer.
Il existe dans la principauté de Schmalkalde,
Dix-huit fourbisseurs ,
Cent vingt-un fabricans d’alènes,
Deux cent sept serruriers ,
Deux cent quarante-cinq cloutiers,
Cent trente - quatre maréchaux ou fabricans de fers à cheval ,
Soixante-onze fabricans de boucles et boutons,
Cinquante fabricans de limes et vrilles,
Vingt -quatre fabricans de tenailles,
. Trente-sept fabricans de couteaux et fourchettes ,
Quatre fabricans d’aiguilles à larder,
Trois fabricans de couteaux à paille,
Huit fabricans d’étrilles,
Quatre fabricans de ciseaux et mouchettes ,
Trente fabricans de petits cloux à cordonnier et à sellier, Vingt-quatre fabricans de chaînes,
Et cinq fabricans de poêles de fer.
Dans cette énumération ne sont compris que les maîtres ouvriers. Il existe , en outre , près de Schmalkalde , une manufacture d’armes à feu , qui occupe quatre vingt-dix hommes. Cet établissement, très - susceptible de s’agrandir, est déjà monté pour fabriquer annuellement cinq mille fusils.
Le nombre total des hommes qui , dans le pays de Sclimalkalde, travaillent immédiatement aux dilTérens genres d’opérations qu’on fait subir au fer et à l’acier, s’élève à quinze cent soixante-un, non compris les cent quarante mineurs, et deux cent sept charbonniers qui préparent les combustibles nécessaires aux usines et à tous les ateliers. La population totale du pays de Schmalkalde est de vingt-un mille deux cents habitans, dont un grand nombre se livre au commerce de quincaillerie: ainsi, l’on peut estimer que le travail du fer occupe directement la cinquième partie de la population masculine de ce pays.
Sans l’industrie manufacturière, les substances tirées an- le
mcnUtion de valeur
nuellement du sein de la terre, dans le pays de Schmalkalde, quépro«»c i« fer ne composeroient qu’une valeur d’environ 108,110 rlhlrs *** pour les treize mille deux cents quintaux de fer en barres, et les quatre mille deux cent onze quintaux d’acier brut, dont il a été question ci-dessus ; mais l’augmentation de valeur que ces substances reçoivent de la main-d’œuvre fait entrer annuellement, dans ce pays, une quantité de numéraire beaucoup plus considérable. Il scroit difficile de déterminer la valeur annuelle de tous les objets fabriqués dans des ateliers si divers, si multipliés et si variables dans leurs résultats.
Essayons, par un exemple, de donner une idée de l’une des augmentations de valeur que le fer reçoit communément au pays de Schmalkalde. Nous choisirons la fabrication des alênes. Il a été indiqué ci -dessus ( pag. 17g), que de cent cinquante livres de foule il résulte cent livres d’acier brut.
Celte dernière quantité produit soixante-quinze livres d’acier rafGné pour alênes, et de ces soixante-quinze livres il provient cinquante-neuf livres d’alènes pour cordonniers, do
l’espèce dite n* i. Le millier d’alènes de cette espèce se vend, à Schmalkalde , 4 rthlrs, et pèse deux livres trois quarts. Il suit de ces données que la valeur du quintal de fonte brute, qui est ordinairement 2 rthlrs, est élevée à 56 rthlrs, par la fabrication d’une espèce d’alènes assez commune : il en résulte encore que la valeur du quintal de fer, à l’état d’alènes de l’espèce désignée , est 1 48 rthlrs , c’est-à-dire environ trente fois plus grande que celle du fer en barres. Un quintal de fer, ainsi manufacturé, a déjà répandu i3o rthlrs dans la classe ouvrière , seulement pour la main-d’ceuvre.
L’augmentation de valeur dont il vient d’être question , n’est pas , à beaucoup près , l’une des plus considérables dont le fer soit susceptible 5 car on a calculé qu’une livre des ouvrages d’acier, qui entrent dans la composition d’une montre, vaut communément 4i000 rthlrs, et même qu'une livre des ouvrages les plus délicats de ce genre peut s’élever jusqu’à une valeur de 20,000 rthlrs, ou 80,000 francs.
( Voyez le Voyage en Suède, intitulé : Reise durch einige schwedische Provinzen , par Schmidt (Hambourg, 1801), pages 61 et 62).
C’est surtout l’énorme débit des alênes de Schmalkalde qui rend ce genre de fabrication très-avantageux pour un pays , où d’ailleurs l’industrie manufacturière est encore loin d’avoir fait les progrès dont elle seroit susceptible.
Autre* atelier*. Outre les ateliers indiqués ci-dessus, il existe, dans le pays de Schmalkalde, vingt aiguiseries qui paient, pour les courans d’eau, de légers droits à l’administration des impôts, mais Gimère* rien à la caisse des mines. Il y existe aussi quatorze carrières de pierre à chaux, de pierre à plâtre et de grès ; elles sont
affermées à des particuliers pour de modiques redevances , dont la somme , payée à la caisse des mines , s’élève à environ 5o rthlrs ; en(in , quelques autres carrières sont exploitées par différentes communes.
En soustrayant , de la somme des recettes opérées par la Produit net pour caisse des mines de Schmalkalde, celle des dépenses dont 1^”* ,,,, '°u”~ elle est chargée, il reste pour bénéfice net une somme de i,5o3 rthlrs qu’elle verse annuellement dans la caisse du souverain.
Aux élablissemens de Schmalkalde sont contigus ceux du même genre situés dans la Haute -Saxe, de même que les fabriques du comté de la Marck touchent aux fabriques célèbres du grand-duché de Berg. On sentira combien il est important que les élablissemens de Schmalkalde et du comté de la Marck, qui ne peuvent subsister qu’à l’aide de matières premières et de débouchés assurés, soient réunis à un état capable de leur procurer ces deux avantages, et de recueillir en même temps tous les fruits de celle réunion.
U ne sera pas inutile d’ajouter ici quelques détails concernant les mines du Mansfeld saxon, et celles du pays d’Anhalt , qui sont contiguës au royaume de Westphalie.
Dans le Mansfeld saxon, il existe trente -deux arrondissent en s distincts d'exploitation (Revier), dont plusieurs sont hors d’activité. L’exploitation principale a lieu "aujourd’hui dans quatorze arrondissemens , dont sept sont situés auprès de Wolferode, Wimmelbourg, Cresfeld , Hergisdœf, Hclbra,
Leimbach et Grofsœrner } deux auprès des districts de mines, ci-devant prussiens, que nous avons déjà indiqués par les noms de Burgœrner et Gerbstcedter ; deux auprès de Morungen, trois auprès de Lcinungen. Ces mines possèdent
trente puits d’extraction en activité, et huit grandes galeries d’écoulement, dont la plus longue ( Froschen-Mühlen Stollen ), ouverte près de Lültchendorf, sur le bord du lac nommé Süsser-See, présente uu développement de six mille cinq cents toises, correspond à soixante-dix puits d’airage foncés sur sa direction, et passe, au-delà de Cresfeld, à soixante-dix toises sons la surface du terrain.
Le nombre des ouvriers s’élève, dans les mines, à quatorze cents ; dans les usines, à deux cent cinquante. On extrait annuellement des mines environ six mille foudres de schiste cuivreux, chacun de quarante-huit quintaux. Un tel quintal de schiste contient de deux à trois livres de cuivre, et un sixième jusqu’à un tiers d’once d’argent. Nous avons déjà indiqué ( pag. 22) la quantité annuelle de cuivre et d'argent qui en résulte (1),
Les usines appartiennent aux compagnies d’actionnaires auxquelles les mines sont concédées, sous la direction du conseil des mines d’Eisleben. Elles consomment par année sept mille huit cents foudres de charbon. ( Un tel foudre contient trente-six boisseaux, mesure de Dresde, et pèse environ douze quintaux.) C’est du pays de Mansfeld, du pays de Blankenbourg, des forêts de la Haute-Saxe et du pays d’Aulialt que les actionnaires tirent le bois.
L’administration des mines du Mansfeld saxon a beaucoup d’analogie avec celle des contrées voisines , dont il a déjà été »
* (1) On s’occupe en ce moment, dans l’une de ces usines, d’expériences très-intéressantes qui ont pour objet de séparer l’argent du cuivre par l’amalgamation; il rcsulteroit de leur succès une grandq économie de bois (juin i3o8 ).
tfneslîon. Depuis l’année 1800, trois magasins de subsistances y sont établis pour les ouvriers des mines, à l’instar du grand magasin qui existe à Osterode, pour le Hartz. La distribution annuelle s’élève, dans les établissemens du Mansfeld saxon, à onze mille boisseaux de seigle (mesure d’Eisleben), chacun dq poids de cent vingt-cinq à cent trente livres. L’ouvrier reçoit, en tout temps, un tel boisseau pour le prix d’un rthlr is gros. Cet objet a déjà coûté aux actionnaires ( jusqu’à la lin de 1807) une somme de io8,3i3 rlhlrs 3 gros 3 pf.
Les droits du souverain consistent principalement à diriger l’ensemble des exploitations, par le moyen de ses officiers des mines et usines. Les mines en bénéfice paient au Roi la dime, et les mines en perte, la vingtième. partie du cuivre qui résulte de leur exploitation; mais dans l’acquittement de ce droit, qui est payable en argent, le quintal de cuivre, produit par les usines des actionnaires, n’est porté en compte, par le souverain, que pour une valeur de 18 rlhlrs 9 gros, en vertu d’une ancienne ordonnance, tandis qu’il vaut actuellement, au moins, 36 rlhlrs pour les actionnaires; ainsi, la dime se trouve réduite au vingtième, et le vingtième au quarantième.
Les actionnaires sont encore soumis à d’autres droits pour l’inspection des mines et usines , pour l’entretien des chemins, pour les cours d’eau et pour les galeries d’écoulement. Autrefois , ils étoient tenus de livrer le cinquantième quintal de cuivre au clergé de Mansfeld. L’acquittement de ce droit, qui ne se paie plus en nature, leur coûte encore 4,8oo rlhlrs. par an.
Le souverain entretient, dans les établissemens du Mansfeld saxon , une caisse de bienfaisance pour les ouvriers
malades , les invalides el les veuves , à l'instar des établissemens du Hartz , de la Haute-Saxe, et de tous ceux qui sont bien administrés.
Les frais annuels d’exploitation des mines et usines , situées dans leMansfeld saxon , s’élèvent à une somme qui varie, suivant les circonstances, depuis a 80,000 jusqu’à 4 5 2,000 rlhlrs ( d’après les registres ).
Le produit net qui entre dans les caisses du souverain, compose annuellement une somme de i3,ooo à 16,000 rlhlrs.
Si l’on compare, même avec le maximum de dépense annuelle, la recette qui résulte habituellement de la valeur des métaux obtenus dans les Usines [voyez pag- 22), on trouvera que les actionnaires des mines du Mansfeld saxon retirent un produit net assez considérable de ces raines. L’on ne sauroit révoquer en doute qu’ils eu sont redevables à la sage administration du conseil des mines, bien loin qu’ils aieut lieu de se plaindre de la part directe que le souverain a toujours prise à leurs travaux.
Peut-être seroit-il plus avantageux d’administrer les exploitations de Rothenbourg, d’après un système analogue aux concessions' du Mansfeld saxon, que de continuer les premières uniquement pour le compte du souverain. Cette opération deviendra plus utile encore et plus facile, si les deux ensembles d’élablissemens sont réunis au royaume de West* p halie. ( V oj'ez ce qui a été dit à cel égard, pages aaetad) (1).
On a fait, dans le Mansfeld saxon, quelques recherches de
(1) Par un décret royal t en date du 37 mars 1808, leMansfeld saxo» est réuni au royaume de Westphalie. V oyez le Moniteur westphalien du 10 avril 1808, n.° 45,
minerais de fer, principalement dans le bailliage de Rammelbonrg, et de bois fossile auprès d’Eideben; elles n’ont pas été tout-à-fait infructueuses; mais elles n’ont pas encore paru susceptibles de donner lieu à une exploitation suivie.
Au pays d’Anbalt, l’exploitation des mines et usines consiste dans les établissemens de Mædgesprung sur la Se4ke, et ceux de Hartzgerode. ( V oyet la carte ci-jointe ).
A Mædgesprung, il existe deux fourneaux pour la fusion du minerai de fer que l’on extrait dans les environs, quatre feux d’aflinerie pour fer et acier, et plusieurs ateliers accessoires. L’usine produit annuellement dix à douze mille quintaux de fonte moulée, et huit mille quintaux de fer en barres. La* moitié du fer en barres est convertie en autres espèces de marchandises, dans le même établissement. On y fabrique, par an, cinq cents quintaux de tôle, et trois cents quintaux de lil-de1fer. Le produit net anDUel pour le souverain, qui est le seul propriétaire des mines et usines, s’élève à 10,000 rtblrs.
Près de Hartzgerode et de Neudorf, on exploite , pour le compte du même souverain, un lilon de plomb tenant argent, dont la direction et le gisement ont beaucoup de ressemblance avec les filons du Hartz. Les travaux y sont à quatre-vingts toises de profondeur. L’usine produit annuellement douze à quatorze cents marcs d’argent, trois mille quintaux de plomb, qui est presque entièrement vendu à Fêtât de litharge, environ douze cents quintaux de vitriol de fer et de cuivre, et quelque peu de soufre. Cet établissement, dirigé par les officiers des mines du souverain, étoit en perte il y a quelques années ; il se relève, et a produit, l’année dernière, un bénéGce net de 3,ooo rlhlrs.
La valeur des produits bruts des mines et usines du pays
d’Anhaît, compose annuellement une somme qui varie -de 120 à 1 5o,ooo rtlilrs. L’ensemble des 'établisse mens occupe directement cinq cents ouvriers.
C’est sans contredit un très-grand avantage pour un pays dont l’étendue est aussi peu considérable.
La mémegréflexion s’applique aux mines et usines du pays de Cobourg, situées au sud-est du royaume de Westphalie. Quoique ces établisseraens n’aient plus toute l’activité qu’ils ont eue autrefois, ils donnent encore lieu à un commerce assez important (1). [Voyez leur situation et la nature de leurs produits sur la carte ci-jointe).
Outre ses mines d’argent, de cuivre, de cobalt et de vitriol, le pays de Gobourg possède quatre ateliers pour le traitement du fer qu’on y importe, un martinet à cuivre et une polisserie de marbre ; il exporte dn fer , du bleu de cobalt , de l’alun , du \itriol et des pierres. Les mines et usines appartiennent aux souverains de Cobourg et de Gotha.
Quant aux mines et usines des autres contrées de l’Allemagne, consultez l’indication qui précède le tableau statistique ci-après ( voyez la troisième partie).
(1) Ces mines, connues sous le nom de mines de Saalfeld , on» etc décrites par Cancrin, dans son ouvrage allemand imitule’ : Beschreibung der vorzüglichslen Bergwcrke ( Franlfurth, 1767). Voyez aussi la Statistique de Hassel (Brunswick, »8o5)