Pour travail à volonté
Total. .. 60 mariengros.
Ces 60 mariengros valent t reichsthaler 24 mariengros , ou 2 florins -j; c’est environ 7 francs 35 centimes pour la semaine, ce qni équivaut à 2 j sous pour chaque jour de l’année, outre le pain fourni à bas prix, et les autres avantages exposés ailleurs. (Kjpejtom. I."'} Ceux des mineurs de cette classe qui gagnent quelque chose de plus, l’obtiennent par leur assiduité et par leur adresse. Le salaire des ouvriers d’un rang inferieur se règle proportionnellement à celui des entailleuTs , qui sont les principaux mineurs.
Ouvriers.
Travail à volante.
Ouvriers.
Exemple du Erzgebirge.
Exemple de la Hongrie.
Exemple de T Angleterre.
Mode coure oable.
Dans le Er^gehirge , on distingue trois classes d’entai Heurs, d’apris la capacité des ouvriers : leur salaire, pour j tâches réglées, varie depuis 2) gros de Saxe jusqu'à t reichsthaler 5 gros, par semaine; mais leur éclairage est à leur compte , et le pain ne leur est pas fourni. Du reste , chacun d’eux peut, comme au Hartz, augmenter son salaire par le moyen des tâches accessoires, soit en prenant du travail à prix marchandé, soit en prenant un travail à volonté. lien résulte, toute compensation faite , que le mineur du Erzgehirge gagne à-peu-près le meme salaire que le mineur du Hartz. Nous reviendrons ailleurs sur ce qui concerne le prix de la main-d’œuvre dans le Erzgehirge. (PI. 1 3 et t 4- )
En Hongrie , la ténacité des roches à entailler est déterminée , de temps en temps, par des jurés , ainsi que dans les contrées dont il vient d’etre question, et l’on y proportionne le prix des salaires à la difficulté du travail, d’après les mêmes principes; mais pour fentaillement des filons métallifères , on a quelquefois réglé le gain de l’ouvrier d'après le produit net qui résulte des minerais obtenus par lui: on lui donnoit, par exemple, le centième de ce produit net; c’étoit exposer le malheureux mineur aux chances d’une loterie; et quoiqu’on rapporte que , dans le filon dit Stephanigang à Scliemnitz , chaque ouvrier employé de cette manière ait élevé son salaire jusqu’à jo florins par semaine, un tel arrangement n’a paru convenable , ni pour l’intérêt du mineur, ni pour la dignité de l’administration.
En Angleterre, dans plusieurs mines de houille, on fait avec l'ouvrier un accord dit cope , d’après lequel on lui paie un certain prix pour chaque mesure de combustible qu’il fournit.
Dans les grandes exploitations de couches secondaires , où la substance exploitable se présente uniformément sur dévastés étendues, il est plus avantageux et plus ordinaire, 1 .° de déterminer quelle quantité de cette substance doit être extraite par jour, ou par poste de travail de 8 heures; 2.® de disposer convenablement les ateliers capables de la fournir par l'entaillement, ainsi que ceux qui sont nécessaires pour la faire parvenir jusqu’au jour , et pour exécuter les travaux accessoires; 3.“ de régler de temps en temps les conditions et le prix de chaque genre de travail. Il en résulte qu’à un même nombre d'hommes , à un même espace de temps,
correspondent un même avancement dans la couche , un meme produit en nature et une même dépense. C’est ainsi que nous aurons occasion plus tard de voir le travail réglé dans les mines de houille du département du Nord.Cattc méthode, qui simplifie indétermination des salaires, est applicable dans les couches de schiste cuivreux, et dans les masses uniformes ; mais malheureusement elle ne l’est pas dans les filons , parce qu’ils éprouvent en général des variations trop considérables et trop fréquentes.
Il devroit être surperflu de rappeler que la manière la moins convenable de régler le travail des mineurs , c’est de laisser chacun travailler à la journée , sans fixer les tâches. On connoît cependant encore des mines dont les entrepreneurs se mettent ainsi à la merci de leurs ouvriers. Il est même quelques mines de houille où l’entrepreneur permet aux ouvriers, moyennant que ceux-ci lui revendent à bas prix la houille extraite par eux, d’aller abattre le combustible à leur profit et au gré de leur caprice. Agir ainsi, c’est abandonner le sort futur d’une exploitation à la plus aveugle cupidité; car de semblables sous-traitans, qu’on pourrait nommer les fermiers <iu gaspillage , sont toujours d’autant plus ardens à dévaster un gîte précieux, qu’ils sont plus pauvres et moins éclairés.
Si nous avons insisté sur cette partie de l’art des mines, c’est parce que, dans plusieurs endroits, le principal vice de l’exploitation provient des désordres auxquels elle est livrée à cet égard.
OUVMHtJ.
Mode blâmable.
Puits
et galeries.
Diversité des puits.
Emplacement de' puus.