HYDRAULIQUE
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Les figures des pl. 1 3 et 1 4 indiquent de quelles parties de l’exploitation proviennent les trois sortes de minerais qui sont désignées sur la légende de la pl. 13, d’après l’usage saxon , par les dénominations de minerai pauvre [geringe-erre] , minerai médiocre [mittelerjJ , minerai de bonne qualité [gute-er^e, scheiderjJ. Il nous suffira de remarquer ce qui suit:
i." Le minerai périmé est celui qui contient au quintal, poids de Fuybc*c. Saxe , depuis !■ jusqu’à \ once d’argent, et qu’on amène , par le lavage en 1 '' '* ct schftch , à contenir de i à 3 onces d’argent au quintal.
a." Le minerai moyen est celui qu’on peut amener, par le lavage , à contenir jusqu’à 5 onces d'argent au quintal.
3.® Les minerais de bonne qualité se subdivisent en cinq classes de schlichs pulvérisés à sec; les moindres tiennent de a 7 à 3 onces d’argent au quintal; les meilleurs contiennent plusieurs marcs d’argent par quintal. Après leur mélange, ces schlichs contiennent, en général, 6 à 10 onces d’argent et 8 à 9 livres de plomb par quintal , avec un peu de cuivre.
Le roulage des matières parvenues au jour s’opère d’une manière ana- Roulage ewélogue à ce que nous avons vu concernant le roulage à l’intérieur. On riettr' emploie des brouettes pour transporter les minerais vers les laveries et bocards, et des chiens, dont chacun contient une tonne, pour jeter sur les haldes les déblais inutiles.
Revenons au puits abc, pour y considérer l'épuisement des eaux. f.|>ulstm«mde» Là , trois roues hydrauliques sont disposées dans l’intérieur du terrain , eiU!l' au dessus de la galerie d’écoulement dite The/csberçersrol/en , chacune dans sa cage particulière, et à un niveau différent. L’une d'elles est la roue d’extraction dont il a déjà été question ci-dessus; les deux autres sont les roues d’épuisement, dont chacune a 41 pieds de diamètre,
23 pouces de large d’une couronne à l’autre, i4 pouces de hauteur de couronne et 1 08 augets. •
L’une des roues d’épuisement est située à 36 pieds au sud du puits HtwdumUh ï b C, et à 6 pieds au-dessus du faîte de la galerie Thelesberg; c’est celle qui occupe le niveau inférieur; l’autre est située à 36 pieds au nord du même puits. La roue d’extraction tient le milieu entre les deux, tant pour la distance horizontale que pour la différence de niveau; ainsi les eaux motrices tombent d’abord sur la roue d’épuisement du nord, de là sur la roue d’extraction , puis enfin sur la roue d’épuisement du sud.
Les cages des roues d’épuisement ont chacune 46 pieds de haut et C»gc» des roues. 44 de long, sur une largeur qui est de 1 o pieds au milieu et de 6 aux extrémités; elles sont pratiquées dans le roc ct soutenues par des arceaux
FpiTBenc.
PI. i j et 14.
Mafhhïej<Tépui- *c ruent.
de maçonnerie. La cage de la roue d’extraction est muraillée en voûte elliptique, et supportée par des arceaux de maçonnerie. Dans le puits abc, il existe trois compartimens dont celui du milieu est destiné à l’extraction, tandis que les deux compartimens extrêmes renferment les attirails d’épuisement: bornons nous désormais à ces derniers.
Les deux machines d’épuisement sont en tout semblables l’une à l’autre ; mais elles n’épuisent pas à la même profondeur.
A la manivelle de la roue du sud , sont suspendues les tiges de 2 4 rûpétilions de pompes aspirantes ordinaires, qui sont situées l’une audessous de l’autre, dans le compartiment correspondant du puits. Les 20 premières répétitions, à compter delà première galerie d’alongement, sont composées chacune de deux corps de pompe , et ies 4 suivantes chacune d’un seul. corps: ainsi, à cette roue correspondent 44 corps de pompe.
Depuis (a première jusqu’à la troisième galerie d’alongement, le diamètre des pistons est de 1 2 pouces , avec des tuyaux aspirateurs qui 11’ont pas tout à fait 4 pouces de diamètre. Depuis la troisième jusqu’à la cinquième galerie d’alongement, le diamètre des pistons est de 1 t pouces ; et de là jusqu’à la septième, il est de 9 pouces, avec des tuyaux aspirateurs de 3 pouces de diamètre. {Voyt^ des dispositions analogues, pl. 1 1, fg.i. o,j,e t pl. 33 ,fig.2.)
A la roue du nord correspondent huit répétitions de pompes , situées l’une au-dessous de l’autre , depuis la galerie d’écoulement jusqu'à la seconde galerie d’alongement. Chacune de ces répétitions est composée de deux corps de pompe, dont les pistons ont 1 4 pouces de diamètre, et les tuyaux aspirateurs un peu moins de j pouces: la levée des pistons est de 3 pieds. Du reste, l'assemblage et le jeu de ces machines diffèrent peu des exemples que nous présentons ailleurs.
Il seroit superflu de les décrire ici avec plus de détails. Nous remarquerons seulement qu’un grand nombre des corps de pompe dont il vient d’être question, ne sont pas habituellement en activité, et que les tiges de leurs pistons ne sont attachées qu’en cas de nécessité au tirant principal d’épuisement, qui leur transmet le mouvement imprimé par la roue hydraulique.
Ordinairement la roue du sud ne fait jouer que 23 tiges de pompes, sur les 44 qui sont indiquées ci-dessus; et dans un même niveau de répétition, il n’y a qu’un côté du tirant principal, auquel soit attachée une tige, tandis qu’au niveau immédiatement inférieur, une seule tige est attachée ^ 1 à l’autre côté de ce mente tirant : de là une alternation qui maintient l’équilibre de la machine. Les 23 corps de pompe dont il vient d'étre question, font continuellement le service jusqu'à la septième galerie d’alongement ; les 21 autres sont toujours prêts, soit à remplacer ceux qui peuvent avoir besoin de réparation, soit à augmenter, en cas d’urgence, les moyens ordinaires d’épuisement : il suffit, pouremployer un de ces corps de pompe, d’attacher la tige de son piston au tirant principal.
Dans la machine du nord, les tiges des pompes err activité sont attachées au tirant, deux à deux, depuis la galerie d’écoulement jusqu’à la première galerie d’alongement; de celle-ci jusqu’à (a seconde , elles ne sont attachées qu’une à une : ainsi, il y a continuellement en activité quatre répétitions de pompe simples, c'est-à-dire, quatre corps de pompe, l’un au-dessus de l’autre, depuis la seconde galerie d’alongement jusqu’à la première, et quatre répétitions de pompe doubles , c’est-à-dire , huit corps de pompe, disposés deux à deux, depuis la première galerie d'alongement jusqu’au niveau de la galerie d’écoulement. Ce sont ces 8 pompes qui font parvenir dans cette dernière galerie les eaux de toute la mine. O11 voit que, sur les t6 pompes qui correspondent à la roue hydraulique du nord, il en reste ordinairement 4 en repos, qui sont toujours prêtes pour les cas de réparation ou d’affluence extraordinaire.
Au fond du puits d 'épuisement a bc, il suffit, pour le tenir à sec, d’employer un petit corps de pompe de 7 pouces de diamètre , que l’on place au-dessous de la septième galerie d’alongement, afin d’élever jusqu’au niveau de son sol les eaux du foncement CJ on n’a meme besoin de faire jouer cette pompe additionnelle qu’une heure par jour.
Ce n’est qu’au niveau de la cinquième galerie d’alongement, que l’affluence des eaux commence à devenir considérable, quoiqu’en général la mine de Himmelsfurst n’ait pas beaucoup à souffrir de cet obstacle. Dans cette cinquième galerie se réunissent les eaux qui viennent de la 2. 32
Freyberg.
PI. U et 14.
Activité des
AîHuenee des esus souterraines.
Freyberg, Pi. 1 1 « 14.
Eaux motrices.
A aî° )
partie méridionale des filons n.°* i.“, 2.0, 3-* , 6.°, 7’°» et ,out ceux qui les traversent, parce quelle est en communication avec tous.
Le filon n.° I et après lui le filon n.° 3-'. sont ceux qui occasionnent la plus grande affluence d’eau. Tous les autres filons indiqués ci dessus sont , presque sans exception , des filons très secs ; il en est de meme du filon n.° 5.0, du moins dans la profondeur où il est connu jusqu’à présent.
Au niveau de la seconde galerie d’alongement, l’affluence des eaux augmente considérablement, tant parce que le filon n.* l.°en fournit beaucoup dans sa partie septentrionale, que parce que ses travaux sont en communication avec ceux du filon n.° 4-° . qui en transmet une grande quantité. En général, la partie méridionale de l’exploitation fournit beaucoup moins d’eau que la partie septentrionale, parce que, dans celle-ci, les travaux du filon n.“ I .° s’étendent au loin dans un espace non exploité, qui renferme un grand nombre de filons traversés par divers percemens souterrains.
En été, par un temps de sécheresse, toute la mine de Himmelsfiirst ne fournit à ses deux machines d’épuisement qu’environ 2 1 84° pieds cubes d’eau par vingt-quatre heures , ce qui fait par minute 1 j pieds cubes Or, la roue de la machine d’épuisement qui verse le tout sur la galerie d’écoulement, c’est-à-dire, la roue du nord, fait communément une révolution en j y secondes; ainsi, pendant chaque révolution de cette roue, l’affluence moyenne des eaux souterraines n’est que d’environ 4 pieds cubes et i ; telle est la quantité qu’il faut que la roue du nord fasse parvenir dans la galerie Theleskerg , pour chacune de ses révolutions. Mais il résulte des dimensions déjà rapportées, que, pendant ce meme temps , les deux corps de pompe qui dégorgent au niveau de cette galerie, sont capables d’y verser un peu plus de 6 pieds cubes d’eau. Ces deuils suffiront pour faire voir que non-seulement l’épuisement des eaux habituelles est assuré, mais même qu'il est pourvu sagement aux cas d'épuisement extraordinaire.
Il nous reste à dire quelques mots des eaux motrices qui assurent le service des machines, tant pour l’extraction et l’épuisement, que
dans les laveries et bocards attenant à l'exploitation. Ces derniers ateliers, dont il sera question ailleurs, renferment 6 roues hydrauliques. La mine de Himmelsfiirst est assurée de 800 pieds cubes d’eaux motrices par minute; c’est ce qu’on appelle en Saxe huit tout s d'eau. Ces eaux proviennent de l’étang dit Hartmans-dorfer teich, dont la situation est indiquée sur notre carte du Erzgebirge. P*- 3-) La m'ne possède
en outre deux étangs au-dessus de Langenau, auprès de la vallée dite Striglirçthal.
Les eaux motrices qu’emploie tout l’ensemble de l’exploitation , passent successivement sur ses 10 roues hydrauliques, en huit chutes, et il existe par-tout des dispositions telles, que si l’exploitation de Himmelsfürst n’a pas besoin des eaux pendant un certain espace de temps, elle peut les laisser couler, en tout ou en partie, vers les mines qui les emploient après elle.
C’est dans la galerie d’écoulement dite Thelcsberger stellen , que les eaux motrices terminent leur service pour la mine de Himmelsfiirst: là , elles se réunissent aux eaux souterraines qui sont élevées par les pompes, et elles se rendent, par la portion de la galerie d’écoulement qui correspond au filon n.° t,° , dans la portion de cette même galerie qui existe sur le filon dit Neugtùckspath. (Voyez g g, jig. 1, pi- 13.) De là les eaux coulent à l’esl, vers la mine dite Junge Himmelsfiirst [vey. n), mine ouverte sur le filon d d , que Pon désigne par les deux noms rappelés ci-dessus, ftg. 1 et pag. 228; ensuite leur cours se dirige vers plusieurs autres mines, jusqu’à une exploitation dite Sonncnvtrbcl. Ici, une partie des eaux, après avoir encore donné le mouvement à un grand nombre de machines , tombe de la galerie d’écoulement dite Thdesberger stollen dans la galerie dite Fiirstenstcllen. ci-
dessus, et la carte pl. 3.) Descendue à ce niveau, cette meme partie des eaux parcourt encore plusieurs districts de mines, et va, auprès de l’usine d’amalgamation, se jeter dans la Mulde. ( l’orifice de la galerie dite Furstenstollen , sur la carte pl. 3, près Hais brïtcke, en c.) Une autre partie des eaux motrices va, depuis la mine dite Sennenw'trbel, se rendre à l’orifice de la galerie dite Thelcsbtrger stellen, doit
ruereEua.
Pl. t j « 14.
Fpeybfrc , Pi. I J Cl 14.
Airage.
Ranimé générai
elle sort pour grossir le ruisseau de Striglitz, et elle se porte, avec lui, jusqu’à Braunsdorf, pour y mettre en mouvement plusieurs roues hydrauliques, relatives au service des mines et au service d’un moulin; puis enfin elle va se jeter, à Rosswein, dans la Mulde.
Que cet aperçu nous suffise, concernant l’économie si importante des eaux motrices , qui doit nous occuper ailleurs ( pl. 3 r et 32).
La circulation de l’air ne présente que rarement quelques difficultés dans la mine de Himme/jfiirst , vu le grand nombre de puits et de galeries qui s’y trouvent. Quelquefois les tailles de recherche sont poussées jusqu’à une distance de 200 3250 toises , sans qu’il soit besoin de puits d’airage. Si les recherches d’une semblable taille sont heureuses, ou si l'airage l’exige, on fonce, de distance en distance, de petits puits de communication, ainsi que nous l’avons déjà vu. Quelquefois aussi ,pour faciliter la circulation de l’air, on sépare une galerie d’alongement en deux parties, au moyen d’un plancher, ou bien on dispose quelques portes d’airage, qui déterminent l'affluence de l'air frais vers la taille en activité. Dans quelques cas assez rares , on a été obligé, pour se dispenser de foncer un petit puits de communication dans un milieu stérile , d’avoir recours au ventilateur aspirant qui est connu sous le nom de ventilateur du Hartf. ( Voye^ pl. 3 4 , ftg- «.)
La mine de Himmelsfürst est redevable de grands avantages au perfectionnement de ses machines, à l’activité et à la sagesse de ses recherches, à la disposition régulière des ouvrages souterrains, à l’emploi du muraillement qui remplace presque par-tout le boisage , et sur tout à l’ordre constant qui règne dans chacune des parties du travail; mais ces avantages ne seroient encore qu’incertains, si le même ordre, qui est lame de tout travail en grand, ne dirigeoit la préparation mécanique des minerais apportés au jour par les machines d’extraction.
Ici commence un nouvel enchaînement d’opérations délicates , qu’il n’entre pas dans notre plan de considérer avec détail en ce moment, la préparation mécanique devant nous occuper plus tard, d’après d’autres exemples. (Veye^pl. 4 J, 46 et 47-)
Les divers travaux de la mine de Himmelsfürst occupent habituellement le nombre d’hommes ci-après:
• 18 chefs d'atelier [steigerj ,•
52 charpentiers et maçons;
337 mineurs pour l’entaiilement ;
1 16 ouvriers pour le roulage et l'extraction;
107 ouvriers pour la préparation mécanique;
3 ouvriers pour le service des pompes;
21 forgerons;
2 gardiens;
I écrivain.
Total 657 hommes.
Les travaux d’une concession accessoire, dite Weisse schwan , occupent en outre 33 personnes.
On peut calcuierque les dépenses d’un trimestre sont telles qu’il suit, d’après un exemple tiré du service de 1 802 (trimestre dit Reminiscere) . Notre objet n’étant que d’offrir un résumé général, nous renvoyons, pour les détails de cette comptabilité, à l’ouvrage cité de M. Mohs, pag. 44?- (Ktjyej aussi l’ouvrage de M. Daubuisson, intitulé, des Mines de Freyberg, tom. II , pag. 80, et tom. III.)
Compte général du trimestre dit Reminiscere 1802.