‹ De la richesse minerale. Consideration sur les mines, usines et salines des differens etats, presentees comparativement ... Avec un Atlas infolio de 65 planchesChapitre 77 sur 94 · PL M · texte numérisé non relu

PL M

rig. /?. BieHer, pays de Hanau.

6 , gypse massif, le plus souvent d’un gris blanc, Iamelleux, et rarement tout-à-fait compacte. Il paroît qu’il se rapporte au gypse récent : on n’y trouve pas de ces cavernes nommées schlotten, dont il a été question ci-dessus. (Voyez jig. 12.)

• 7, calcaire fétide , souvent compacte et d’un gris noirâtre , quelquefois celluleux et d’un gris jaunâtre;

8, calcaire pulvérulent, dans lequel se trouvent des fragmens disséminés. Il paroît que cette roche , nommée improprement sable [sattd] par les ouvriers, se rapporte à la marne friable dite esche ;

ÿ , calcaire marneux compacte (dit £ffLft«'tf).Dans la partie supérieure de la couche, cette- roche est d’une couleur brunâtre, et elle se casse net en petits fragmens : dans la partie inférieure , elle devient d'autant plus noirâtre et schisteuse, quelle s’approche davantage du schiste cuivreux, qui paroît en faire partie;

10, schiste cuivreux [kujjfcrschiefèrJ , dans lequel on remarque des modifications analogues à celles que nous avons indiquées ci dessus. (Voyez jig. 12.) Le schiste destiné aux opérations métallurgiques est celui qu’offre la partie inférieure de cette couche , sur une épaisseur qui varie de 4 à 6 pouces.

Au-dessous, on trouve le mur de grès comme ci-dessus. Un filon de minerai de cobalt, qui ne se montre riche que dans le grès blancgrisâtre (dit w tisse litgende), traverse et dérange toutes les couches.

La jig. 17, relative aux mines de Bieber, dans le pays de Hanau, nous fait voir:

/, terre végétale;

2 , grès qui paroît se rapporter au bunter sandstein;

g , argile rouge durcie (dite leberstein) ;

g , calcaire marneux (dit mergelartiges kelkfiar^ ) ;

/, minerai de fer argileux;

6, marne schisteuse [schitjrtger kalkmergd) ;

y, schiste cuivreux fkupjerschitjcrj ;

8 , mur de grès blanc-grisâtre [ veisse litgende] ;

y, schiste micacé [glimmerschiefer] , dans lequel se trouve une masse de roche d’une nature différente, qui ressemble au grès.

Un filon «le cobalt al traverse toutes les couches, et les dérange, Masstbw.&c. comme l’indique la fg. ty. P1~ **'

Pour peu qu’on s’arrête à comparer les coupes de terrain qui sont Résumé <l« réunies sur la pi. 23 , on ne pourra méconnoître l’identité des circons- *Itxnl,|cstances générales de gisement, qu’offre le schiste cuivreux, quant à la nature et quant à la superposition des roches qui le renferment immédiatement, en divers endroits éloignés les uns des autres. D’un autre côté , on reconnoîtra que, dans certains districts qui sont contigus, tels que ceux auxquels se rapportent les coupes jig. 10, n, 12 et ij, il règne, au-dessus du calcaire dit jechsiein , des diversités fréquentes dans la nature et la puissance des couches qui recouvrent cette roche , et par conséquent le schiste cuivreux. Les figures précédentes feront voir aussi l’analogie qui règne entre plusieurs des couches superposées au calcaire dit jcchste’tn , dans le pays de Mansfeld, dans la Hesse et dans le pays de Hanau.

Une circonstance qui est commune à ces trois contrées, mérite encore l’attention du mineur; c’est l’existence de ces fentes nommées failles [rïicken], véritables filons, quelquefois métallifères, qui coupent et dérangent la couche de schiste cuivreux, ainsi que les couches qui l’avoisinent. On en voit des exemples sur les fg. 6, 7, 8 , 16 et 17. Dans plusieurs autres coupes , telles que Jig. 9, 10 , ij et 20 jusqu’à ij , les fissures qui se rapportent au dérangement des couches, sont rendues sensibles seulement par une ligne, comme elles le sont, dans la réalité, par une surface plane : leurs parois n’ayant fait que glisser l’une contre l’autre, sans écartement, il n'en est pas résulté de fentes ou fiions susceptibles d’être remplis de substances étrangères à la formation du schiste cuivreux, comme le sont les fentes indiquées sur les jig. 6, y, 8, 16 et ty. C’est dans ces dernières qu’on exploite , à Riegelsdorf et à Bieber, le minerai de cobalt, ainsi que nous l’avons vu dans le premier volume de cet ouvrage. {Voyeç tom. I.", pag. 1 53 et 1 59.)

Les districts de mines auxquels se rapportent les coupes^, u et 12, Acddeaidj giit. présentent la couche de schiste cuivreux dans une position qui n’indique pas de dérangement, tandis que toutes les autres coupes attestent des accidens plus ou moins remarquables : observons -çn d'abord l’enchaînement dans le district de mines dit Rothenwtllcr-Rcvier.

MANsrKiD.irc. Au moven du plan fig. 1 et des coupes fig. 2 jusqu’à to inclusive* pl J|' ment, 011 pourroit se procurer l’image exacte de la situation et des di- ■lmsgccxacicdej verses formes qu’affecte la couche de schiste cuivreux; ii suffi roi t pour mines, hg. i a 10. ceja jg p|acer verticalement les unes derrière les autres, sur les lignes a b, c d jusqu’à r S de la fig. 1 , les coupes des fig. 2,j jusqu’à 10 inclusivement, en faisant attention aux deux signes de renvoi qui montrent, sur la^. 1 , la véritable position de a b, à l’extrémité des lignes qui expriment l’affleurement et la galerie du fond.

On pourroit alors, par la ligne noire qui est parallèle et supérieure au mur de grès, ligne qui indique la couche de schiste cuivreux sur chacune de ces coupes , faire passer des fils horizontaux qui traverseroient toutes les coupes. De l’ensemble de ces fils il résulterait une nappe dont la surface représenterait exactement, en miniature, la couche de schiste cuivreux avec ses inflexions, ses affaissemens et ses ressauts; en un mot , avec tous ses accidens. Les figures permettent de suivre les traces et les modifications de chacun d'eux , depuis l’une quelconque des coupes jusqu’à l’autre.

U-m, autre dis- Il en est de meme à l’égard des figures relatives à la situation de la trlct. / y. /.* a .7. couc)ie (|e schiste cuivreux dans le district dit Wetter/rtutjer-Revier.

( Voyez fig. rS jusqu’à 2/ inclusivement.) Ici les coupes verticales sont faites parallèlement les unes aux autres. Comme d’ailleurs la distance de chacune d’elles à la première est indiquée sur la planche, on peut se passer du plan , pour obtenir, ainsi que nous l’avons indiqué ci-dessus , l’image exacte de la couche de schiste cuivreux.

O11 ne remarquera peut-être pas sans intérêt, sur les fig. 1S et suiv. , ces vastes poches que les roches dérangées ont remplies en s’écroulant: l’élargissement progressif de ces poches est frappant depuis la fig. iS jusqu’à la fig. 21. Dans cette dernière, la couche de schiste cuivreux commence à se rétablir de ses dérangemens , pour offrir ensuite , dans la fig. 2j , un aspect analogue à celui sous lequel nous* l’avons déjà considérée, dans le district dit Rvthen w etler - Revier , au moyen des fg. t 3 10.

Remarque sur Afin de ne pas multiplier inutilement les figures, nous avons omis U il >g. .Sis,. jej neuf* coupes verticales qui furent dessinées officiellement en

1801, concernant le district dit W'ctterkreuvçcr , dont l’exploitation est

aujourd'hui suspendue. La première passe à io toises vers l’est, entre MAfisrEin.&c. les fg. itf et 20 ; la seconde passe à 20 toises entre les fg. a et 22 ; la Pl' 1 ! troisième passe à 30 toises entre les Jig. 22 et 23 : chacune d’elles n’offri roit qu’une transition, qu’on peut facilement se représenter, entre la figure qui la précède et celle qui la suit. Ainsi , par exemple , la forme de la poche offerte par la jig. 2o„ s’annonce , de plus en plus , dans la première de ces coupes, supprimées comme superflues pour notre objet; mais il nous paroît important de remarquer , à leur égard , que c’est au moyen des puits et galeries d’exploitation , qui sont rapportés sur ces coupes supprimées dans notre planche, qu'on a acquis une connoissance complète du gisement qui nous occupe. Quoique la fg. 20 n’indique pas de puits, tels qu’il s’en trouve sur toutes les autres, mais seulement plusieurs galeries situées à différens niveaux, on s’est assuré de l’ordre de superposition des roches que présente cette coupe , lorsqu’on a foncé un puits, dit Altc-Mar^, qui se trouve sur la coupe supprimée, entre fg. ig et fg. 20.

Il existe de méfhe un puits, dit Gtùckauf, qui traverse toutes les couches, et plusieurs galeries, sur la coupe supprimée entre fg. 21 et Jig. 22, ainsi que sur la coupe supprimée entre fg. 22 et 2j / on peut donc regarder comme bien constatés les faits que présente la pl. 23 , concernant le gisement du schiste cuivreux.

Passons à l’exploitation de ce gîte , et pour cela revenons à la jig. 1. Tmauxwaier-

Remarquons d’abord l’affleurement de la couche de schiste cuivreux; en comparant la ligne qui l’indique sur le plan ,fg. t , avec les coupes verticales des Jig. 2 jusqu’à 10, on voit que, dans l’endroit qui nous occupe, la couche de schiste cuivreux s’incline en général vers le nordest , abstraction faite des sinuosités de sa direction , qui sont rendues sensibles par son affleurement. Une grande faille qui dérange la couche , ainsi que nous l’avons déjà vu , s’étend , suivant une ligne courbe , d’abord du nord-ouest au sud-est, à-peu-près, puis de l’ouest à l’est; là elle se divise en plusieurs ramifications. Une partie de la couche s’est affaissée , tandis que l’autre est restée supérieure à l’affaissement , comme on le voit dans les coupes verticales; c’est ce que rappellent, sur le plan fg', t , des points placés d’un côté de la double ligne qui exprime la faille. On 2. J2

M/ixtFF.LD,trc. peut suivre cette faille par le moyen des lettres grecques /3 y, &c. , qui se Fl‘ * *' correspondent sur le plan et sur les coupes ; voyez, par exemple, <h e sur b ligne 1 m , fig. r , et sur la coupe ,fig. y.

Puiu principaux. Les puits d’exploitation qui ont été foncés sur b couche à différentes époques , et dont plusieurs sont abandonnés aujourd’hui , sont tous indiqués sur le plan et sur les coupes correspondantes , et chacun par un même chiffre depuis / jusqu’à 20.

Parmi ces puits , qu’on distingue le plus souvent dans le pays par des numéros, différens de ceux qui les indiquent sur nos figures, quelquesuns portent des noms propres, tels que :

/, puits dit FreJerike;

6 , PrtnZ W'MIuIm ;

îg , NachngaL l ;

16 , /V;/j£ Hcinrich.

Ces quatre puits, et ceux qu’indiquent sur le plan lesn^'a, g., y, îy, 20 , sont les puits d’extraction en activité , dont il est question sur le tableau relatif aux mines de Rothenbourg, dans le tom. I." de b Richesse minérale ( pag. 27. )

Galcriet. La galerie d’écoulement qui parcourt l’exploitation , suivant b direction de b couche, est indiquée , sur le plan et sur les coupes, par des chiffres depuis 21 jusqu'à 2S. Sur toutes les coupes, 1a ligne g s exprime le niveau que cette galerie occupe dans la coupe faite suivant c d du pbn. ( Voyez fig. 1 et 2. ) C’est jusqu’au niveau de cette galerie d’écou lement que les eaux du fond sont élevées par des pompes que met en mouvement une roue hydraulique , ainsi qu’on le voit sur le tableau rappelé ci dessus.

La galerie du fond, que montre le yhnfig. 1 , a pour objet de poursuivre b couche sur b direction qu’elle présente dans le niveau inférieur des travaux souterrains, c’est-à-dire, parallèlement à b galerie d'écoulement; b ligne x y exprime, sur toutes les coupes, à quel niveau 1a galerie du fond est située dans b coupe faite suivant C d du pbn. ( Voyez fig. 1 et 2. )

Le système de galeries qui est indiqué , comme occupant un même niveau au-dessous de b galerie d’écoulement, par les chiffres ty , go , gt

et y2, lait voir comment l’exploitation île la partie non affaissée de la MAStrcio.&e.

couche est mise en communication avec les travaux qui s exécutent sur — 1

la partie affaissée de la même couche. Cette communication entre les

galeries jo {vûye^ coupe suivant p <| ) et j2 , galeries qui suivent toutes

les deux la direction de la couche , a lieu par la galerie de traverse jt ,

qui est pratiquée dans le grès rouge. (Voyez fig. t , S eip.)

L’ensemble des travaux étant disposé ainsi que nous venons de le voir, on procède à l’arrachement du schiste cuivreux par la méthode conflue sous le nom d’ouvrage à col tordu [ krummhalser arbeit ].

Cet ouvrage s’établit, soit en un seul atelier ou étage, si la couche Ouvnge k col est peu inclinée, soit par étages successifs qui communiquent avec Ior<luun puits d’extraction, par le moyen de galeries de traverse, si ['inclinaison de la couche est considérable, ou si elle offre des dérangemens.

Voici comment on procède en générâl.

A partir d’une galerie inférieure à l'espace qu’il s’agit d’exploiter , on pratique une montée dans la couche , suivant son inclinaison , ou bien , si elle est trop rapide, suivant une ligne intermédiaire entre l’inclinaison et la direction : une telle montée s’élève communément jusqu’à ce quelle ait atteint une longueur de 8 à i 2 toises. Ensuite, sur chacun des deux angles que cette montée forme avec la galerie du fond, un ouvrier pousse une taille dans la couche de schiste cuivreux, suivant sa direction. Ces deux premières ailles vont l’une vers la droite , l'autre vers ia gauche de la montée. Au-dessus de chacune d’elles, il s’établit successi- : veinent une seconde taille, puis une troisième, et ainsi de suite, de sorte que l’ensemble de l’atelier présente la forme de gradins renversés ou de gradins couchés , suivant que la couche est plus ou moins inclinée.

On voit près du puits n.° g, l’indication d’un tel atelier que Déposition de»

nous supposons établi, depuis peu de temps, à partir de la galerie du fond , tandis que , dans l’étage supérieur ,' il s’en Trouve un autre établi à partir de la galerie d’écoulement. Chacun de ces étages communique avec un puits, par une galerie de traverse. (Voyr^ aussi la coupe g II ,fg.J.)

L’espace dans lequel est placé l’ouvrier n’a qu’une hauteur qui varie de 16 à 20 pouces, suivant ia puissance du schiste à exploiter; ainsi, il

AIan*feld. &C.

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