‹ De la richesse minerale. Consideration sur les mines, usines et salines des differens etats, presentees comparativement ... Avec un Atlas infolio de 65 planchesChapitre 82 sur 94 · Sur la rive gauche du Rhin · texte numérisé non relu

Sur la rive gauche du Rhin

Les mines des environs d’Eschweiier, dans le pays de Juliers (pi. 2 j)t en jetant un coup-d’œil sur celles du pays de Liège ;

Les mines des environs de Mons (pi. 25 et 2 6),

de Valenciennes . (ibiJ.),

de Sarrebrück. . . (pi. 27 et 29);

3.* En Silésie, les mines les plus célèbres de cette contrée, qui n«

■Exemples, seront décrites que dans la subdivision consacrée à l’exploitation. (Veyt£ p|. j g et 30.)

4." Nous considérerons les accidens des couches de houille, d’après des exemples tirés des mines du pays de la Marck (pl. 27).

Houille rtceme. Relativement à la formation récente de houille, nous verrons, avec quelques détails, les exemples déjà indiqués ci-dessus. pl. 27»

fig- 20, et pl. 2 9, fig. tg. et //.)

Lignite. Quant aux lignites, nous considérerons leur gisement au mont Meiss-

ner dans la Hesse (wycjpl. 2 <),fig. >6), à Sagor en Carniole (wyrj pl> 2 1 , fig. 11 à ij), et dans le département de l’Aisne en France.

Asphalte. Nous présenterons, comme un appendice à ces exemples, le gisement de l’asphalte dans le département de l'Ain. (Pl. 29 ,fig. 1/.)

Mines de la rive droite du Rhin.

Bassin de la Ruhr. Le riche dépôt de houille que renferme le bassin de la Ruhr, dans le pays d’Essen et Werden , est un des plus instructifs qu’il y ait au monde : là, sur une étendue de quelques myriamètres carrés, on peut s’expliquer l'arrangement des dépôts de houille les plus vastes. C’est dans cette vue que nous allons parcourir une contrée sur l’intérieur de laquelle l’exploitation des mines a jeté un grand jour.

Prenons pour point de départ les petites villes de Hagen et de Schwelm, qui sont toutes les deux situées au sud et non loin de la rive gauche de la Ruhr. {Vtye^ sur la carte pl. 1 , au nord-est de Dusseldorf.) Si l’on se figure une ligne droite indéfinie qui passe par ces deux points, et qui , par conséquent, se dirige à-peu-près du nord-est au sud-ouest, le dépôt de houille commence au nord, et très-près de cette ligne.

Au-delà de cette même ligne, vers le sud, ainsi que sur ses prolongemens vers le nord-est et le sud-ouest, 011 ne rencontre , jusqu’à une distance assez considérable, sur-tout dans la partie très-montagneuse du sud, que les roches qui caractérisent le terrain de transition, la grauuacke, les schistes argileux et siliceux, les bancs de calcaire interposés dans ces roches , et quelques bancs de schiste alumineux. L’inclinaison générale de ce terrain de transition est constamment vers le nord; sa direction est

à-peu-près sur 6 heures, d’après la boussole du mineur. Aux approches Eximpl». du terrain houiiler, on voit encore les roches de trausition recouvertes pl‘ ** 1 *°* d’une épaisseur considérable degrés carié, qui est entremêlé d’argile schisteuse, avant d’arriver au grès solide des houillères, alternant avec des couches nettes d'argile schisteuse, et renfermant des couches de houille exploitables.

Aux environs de Schwelm, près du village de Herzkanip, la limite du terrain de transition prend une courbure qui se dirige vers le nordouest: plus loin, aux environs de Mülheim, sur la Ruhr, cette limite se trouve en contact avec un système de roches qui est plus récent que le terrain de transition et que le dépôt de houille : c’est un calcaire secondaire, une marne verdâtre. A partir du point que nous venons de remarquer, cette roche recouvre la formation de houille , sur la rive droite de la Ruhr, en suivant une ligne courbe qui passerait par les environs d’Essen, de Bochum, de Dortmund et d’Unna (au sud de cette dernière ville), jusque vers le point où reparaît le terrain de transition, à l’est du bassin houiiler.

D’après cet aperçu , on peut voir que Je bassin houiiler qui nous oc- Limites du buda. cupe est circonscrit par une courbe fermée , dont le contour sinueux se rapprocherait cependant des côtés d’un triangle scalène, ayant son angle obtus auprès de Schwelm, et ses deux angles aigus, l’un auprès de Mulheim , sur la Ruhr, l'autre au sud d’Unna. Ce bassin présente une longueur de 5 myriamètres de l’est à l’ouest, avec une largeur de 2 myriamètres -j, du sud au nord. Au sud, il repose, comme nous l’avons déjà indiqué, sur le terrain de transition; au nord, il supporte les roches secondaires, qui l’enveloppent aussi vers l'ouest et vers l’est, ainsi que nous l’avons vu , roches au sein desquelles se trouvent les sources salées qu’on exploite à Kœnigsborn près Unna. Dans ce bassin, où la formation de houille se montre à nu , les couches de combustible présentent des ligures si variées , que le dessin qui les représente pourrait sembler un jeu de l’imagination. Nous ne prenons cependant pour exemples que des espaces qu’on a été à portée de reconnoître dans toutes leurs parties, au moyen de l’exploitation des couches de houille.

l'ssis a WeKDEN , PI. 14.

PI. »4 .Hg.t.

Les établissemens compris sous la dénomination de mines d’Essen et Werden , sont divisés , sous le rapport de l’administration , en cinq districts, qui, d’après leur situation, portent les noms d ’Essm , Hnutt- Ruhr , Relling-Hausen, Hcisingen et WerJeu.

Dans ces cinq districts, le nombre total des exploitations distinctes s’élève à soixante-neuf; on y a dénommé diversement cent soixante-six couches de houille, dont quatre-vingt-trois seulement sont en exploitation active (en 1810); mais il est évident, d’après la fig. 1, que les mineurs ont souvent distingué par des noms particuliers les diverses portions d’une seule et meme couche.

Le plan (fig-i) est une coupe horizontale, prise au niveau de la Ruhr; il fait voir que la direction des divers bassins que remplissent les couches de houille , est en général du sud-ouest au nord-est, et que ces couches sont , pour la plupart, disposées en forme de jattes ellipsoïdes, placées les unes au-dessus des autres. La direction du grand axe des jattes , et par conséquent la direction la plus habituelle des couches de cette contrée , étant du sud-ouest au nord est , leur inclinaison est le plus souvent vers le nord-ouest et vers le sud-est. Dans le premier cas , elle varie depuis cinq degrés jusqu’à quatre-vingt-six ; et dans le second , depuis cinq jusqu’à soixante-seize degrés. La puissance des couches varie ainsi qu’il suit :

Dans le district A' Essen, puissance variable de 6 à yo1’”""**1

de la Haute-Ruhr 3 à too.

d e Ri/tinghausen ! 3 à 48.

de Héiitngen ij à 48-

de WerJen 18 à 72.

Jetons un coup-d’œil sur les principaux ensembles de couches, qui sont indiqués par I." jusqu’à V." : ces numéros désignent seulement les ensembles tels que nous devons les considérer pour notre objet, et ne correspondent pas exactement à la division administrative eu districts.

La fig. 1 fait d’abord voir ce qui suit:

1, &c. , couches de houille dans chacun des cinq ensembles;

ab, cd, cf,gh, ik, Im, np, failles ou crains qui coupent certaines parties des ensembles.

On distinguera :

Dans l’ensemble I.*, à Fouest d’Essen, /, ty, 29 , numéros indicatifs des couches de ce système, savoir :

1 , couche dite Ohnt narr.en; 2, Steinlank ; j , Dreck und /tenu bank ; g, Dreck bank; 9, Fùnf hand breit bankchen [c’est-à-dire , petite veine de cinq paumes]; 6 , Roettgerbank , &c; 26 et suivantes', couches dites Gchling , & c.

Les portions de lignes qui sont ponctuées indiquent des portions de couches, dont on connoît l’existence, sans avoir pu constater les sinuosités qu'on présume, par analogie, qu’elles doivent ofirir dans le pays de Alülheim, jusqu’à ce moment peu étudié sous ce rapport.

Les couches indiquées depuis t jusqu’à ty inclusivement, forment des courbes continues ; on voit, depuis iS jusqu’à 29 , des couches au sujît desquelles on ignore si elles sont interrompues ou non ;

Dans l’ensemble II.*, en allant de l'est à l’ouest, depuis Hinsel et Steele jusqu’à Bredeney,

1 j 9 , //, to > , numéros dont chacun rappelle une même couche,

en suivant ses sinuosités, dans le nombre total des couches, qui est de trente • quatre pour cet ensemble. Voici les noms de quelques-unes d’entre elles :

Depuis 1 jusqu’à ç , couches nommées ; t , Faute fout; 2, Gérait ; 9, Wtldebank ; 9, Nebenfoer j ; 9, Neugtïtck ; 6 ’ Donncrgett ; y, Wildebank ; 8 , Kuckuk; 9 , couche nommée Grevel sur la rive gauche de la Ruhr, et Steinbank sur la rive droite ;

10, Scbeckenbank sur la rive droite , etArnoldibanksurh rive gauche , &c. C’est ainsi que les dénominations varient, pour une mcine couche, d’une rive à l’autre, et souvent sur la meme rive ;

20 jusqu’à 29 , couches désignées par le nom de la mine dite Henr'iettengtùck ;

j g. , couche nommée Lauterberg.

On voit, depuis / jusqu’à 18 inclusivement , des couches continues;

Fssnf a U'F.nnetf.

Esse.v « Wehues .

depuis ig jusqu’à^ , des couches interrompues par les crains ou failles

jb,g b;

Dans l’ensemble III.®, en allant des environs de Heisingen à Holsterhausen , /, 2, p, 16, jp , po, j2, numéros indicatifs des couches comme ci-dessus, savoir : 1 , couche dite Fote maehr ; 2, Cathanno-ncbtn- Jbort^ p , Cathartna ; 4 , S'ilberbank ; j , dans une portion , WecUerbank ; dans l’autre, Begierde ; en général, noms très-variables pour différentes parties de chacune des autres couches , selon qu’on l’exploite sur une rive de la Ruhr ou sur l’autre ; po , couche dite Weiberkunst ; pz, Ohnt namen.

On voit, depuis 1 jusqu'à tS inclusivement, des couches continues ; depuis tp jusqu’à 28, des couches interrompues par la faille ml, et jusqu’à j2, des couches dérangées; la partie ip m des couches paroît correspondre à la partie ip l;

Dans l’ensemble IV.® , au nord-est et au sud-ouest de Werden, n.°/ jusqu’à t2, couches de houille dites : 1, sur la rive droite de laRqjir, Untergirondel/e ; 8 , d’abord H'itjberg, près du crain g h , et plus loin, Tloete , au-delà de a b ; 10 et 1/ , Eichhofy, &c.

La partie comprise entre les signes 2,e ,g,i , à gauche de la faille g h, paroît correspondre à la portion du système voisin (vcyr^ II.® cidessus), qui se trouve à droite de la meme faille, et entre les signes p4 et 22.

Quelques couches qui ne sont comprises dans aucune série de numéros , forment des ensembles ou groupes peu considérables , qui paroissent être subordonnés aux ensembles désignés ci-dessus ;

Dans l’ensemble V.®, sur la frontière du pays de Hardenberg et du pays d’Essen et Werden ,

m*. io jusqu’à / 7, portion d’un ensemble de couches, dans lequel se trouvent , entre autres exploitations , celles qui sont désignées ci-dessous par y et Z.

Quant aux autres ensembles, nous indiquerons, comme points de repère , les exploitations ou concessions principales , savoir :

Dans l’ensemble II." , a , Gcmertraut ;

b , Hermbank;

C , Sonnenschein ; d , Schellsche ficht ;

€ , Deimelsberg;

f , Kunsirerk ;

g, HenriettengTick ; h , G eu ring ; i , Hechsiepen ;

Dans l’ensemble I.”,

j j , Vereinigte Ronger Dreck und Herrn batik; k , Becksiaedt;

J , Gitpkiels ;

Dans l’ensemble III.0 ,

1X1 , Carkarina und Geirüng; n , Kollanbuscher feche ;

O , Geiersche £ ecbe ;

, p , Bonscbeit ;

(f , Brautim Bremer-busche ; r , Poerrings ■ sicpen ;

S , B ram N ebenbank; t , Mûhlenberg ;

O , Wohlgemuth ;

Dans l’ensemble IV.° ,

V , Capellenbank und Steingott in Bredeney ;

X , Lrbenbank ;

Dans l’ensemble V.*,

y , Scht aije adler ; z , Gabe gottes.

A , B, C , D, limites du calcaire secondaire , ou terrain marneux qui s’appuie sur le terrain houiller , en s’inclinant vers le nord.

Passons aux éttblissemens connus sous le nom de mines du pays de la Marck.

Essin

a 1 Verdeu, PI. 14.

Pays

DE LA MaACK.

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