‹ De la sagesse (volume 2)Chapitre 148 sur 164 · LIVRE m, CHAPITRE XLll · texte numérisé non relu

LIVRE m, CHAPITRE XLll

soy récompense digne d'elle ^ ». Refuser et mespriser les grandeurs, ce n'est pas tant grand miracle, c'est un effort qu.i n'est si difficile. Qui bien s'ayme et juge sainement, se contente de fortune moyenne et aysée; les maistrises fort actives et passives sont pénibles, et ne sont désirées que par esprits malades. Otanes ^, l'un des sept qui avoient droict à la souveraineté de Perse, quitta *^ à ses compagnons son droict, pourveu que luy et les siens vescussent en cet empire hors de toute subjection et rcaistrise, sauf celle des loix anciennes, impatient à commander et estre commande. Diocletian quitta et renonça l'empire , Celestinus ^ le papat *^.

5 Tout ce qui est entre guillemets est pris de Du Vair , Phîlosoph. moral, des Stoiq. pag. 880.

^ C'est ua des sept mages de la Perse qui conjurèrent avec Darius. Voyez Hérodote, Livre HI et Livre V. D'autres le nomment Oslhanès.

*7 Céda.

* C'est Célestin V, celui qui institua l'ordre des Célestins , en 1244- li fut élu pape le ï3 décembre I2g4- Cinq mois après son élection , il abdiqua volontairement le pontificat, à la sollicitation de Benoît Cajetan , qui voulait se faire élire , et qui fat en effet élu , sous le nom de Boniface VIIL Comme Célestin se retirait en sa solitude , Boniface le fit enfermer dans le château de Fumone , où il mourut en 1246. Clément V le canonisa en i3i3.

*^ La papauté.

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