‹ De la sagesse: trois livres (volume 2)Chapitre 19 sur 170 · LIVRE 111, CHAPITRE X · texte numérisé non relu

LIVRE 111, CHAPITRE X

mbtj que Tamy toasjours regarde, sert, procure, et pousse à ce qui est de la raison , de Thonneste et du debvoir; le flatteur à ce qui est de la passion, du plaisir, et qui est jà malade en Tame du flatte'. Donc il est instrument propre à toutes choses de volupté et àe desbauche , jti non à ce qui est honnêste ou pénible et dangereux : il semble le singe qui n^estant propre à aucun service , comme les autres animaux , pour sa part il sert de jouet el ^e risée.

A la^tterie est fort conjoinct et allié le mentir, vice .vilain; « dont disoit uq ancien '^ que c^estoit aux esclaves de mentir , et aux libres de dire vérité. Quelle plus grande bscheté que se desdire de sa propre science! Le premier traict de la corruption des mœurs est le bannissement de venté, comme au contraire, dict Pyndare '^, estre véritable est le commencement de grande vertu '^ » : et pernicieux à la sociieté humaine. Nous ne sommes hommes , et ne nous tenons les uns aux autres, comme a estéi^içt, si elle nous fault. Certes le silence est plus sociable qpe le parler faux. Si le mensonge n'avoit qu^un visage

Vndè angusta et luhrica oratio sub principe qui libertatem nutuebat, adula^onem oderaL Aonal. , L. Il, cap« 87* *5 Apolloûîus de Thîane , apud Phiiosirat; in ejus vitâ, *^ Veritas principiû magnœ virtuti$ promoQeU Pindar. apud Stobceum , de VeriL Serm. XI.

«7 Pris de Montaigne , L. II , ch. xviii.

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