CHAPITRE XIV
Debçoir des parens et enfans.
Sommaire» — Entre les pères et les enfkns 9 il y a des oblîgatioDS naturelles, qui sont réciproques. Les devoirs des parens se divisent en plusieurs parties : d'abord ils doivent tâcher de n'avoir que des enfans sains et bien conformés. Ce qu'il faut faire, au moment même de la conception^ pour obtenir ce résultat. Autres règles pour la nourriture des enfans , et les soins qu'ils exigent dès qu'ils sont nés ; plus tard, pour leur instruction; pour observer leurs inclinations, former leurs mœurs , etc. Faut-il leur faire apprendre beaucoup de choses? Non, mais des choses qui puissent leur être utiles. — Différence entre la science et la sagesse : l'utae et l'autre ne se rencontrent guères ensemble. — Déclamation contre les sciences. — Les seules sciences recommandables , sont les naturelles et morales , qui ensei^ gnent à vivre et bien vivre ^ la nature et la vertu, ce que nous sommes et ce que nous devons être» — C'est par les faits et par l'exemple que les enfans s'instruiront. Il £int surtout que l'instructeur de la jeunesse fasse parler et raisonner ses disciples , réveille leurs esprits par des questions , \es fasse opiner les premiers , leur laisse la liberté de démoder et s'enquérir tant qu'Us voudront* Quant aux soins