AU
i46 DE LA SAGESSE,.
Tere personain cintaiis , ejus dignitatem et decus susti-^ nere '', avec authoritë et une douce sévérité.
6. Puîs comme bon et loyal truchement et officier du prince, faire garder exactement sa volonté, c'est à dire la loy, de laquelle il est exacteur, et est sa charge de la faire observer à tous , dont il est appelle la loy vive, la loy parlante '*.
7« Combien que le magistrat doive prudemment attremper *'^ la douceur avec la rigueur, si vaut-il mieux un magistrat severe et rigoureux qu'un doux, facile et pitoyable : et Dieu deffend d'avoir pitié en jugement. Le severe retient les subjects en l'obeyssance des loix : le doux et piteux faict mespriser les loix , et les magistrats , et le prince qui a faict tous deux. Bref pour bien s'acquitter de cette charge , il
" a Ce dont il doit se pénétrer, c'est quil représente la cité elle-même , et qu'il doit en soutenir la dignité et l'honneur ». Cicer. de Offic. L. I , c. xxxiv, n. 124-
'* Cela est pris de Cicéron dont voici les paroles : IJi enim magistratibus leges,iia populo prosunt magistratas; vereque dicî potest magistratum legem esse loquentem , legem autem mutum magistratum. — Cicer. de Legib. L. III, n. 2. Avant Cicéron, Platon avait dit : a Où la loi est sans force et soumise à ceux qui gouvernent , je vois la ruine prochaine et inévitahle de la cité; au contraire , partout où la loi est seule souveraine, et où les magistrats sont ses premiers sujets , avec le salut pu* blic j'y vois l'assemblage de tous les biens que les Dieux ont jamais versés sur les états ». Platon , des Lois y L. lY.
*^3 Mêler.