‹ De la sagesse: trois livres (volume 3)Chapitre 155 sur 245 · DE LA PRUDENCE EN GENERA.L · texte numérisé non relu

DE LA PRUDENCE EN GENERA.L

Sommaire. La pradence est la connaissance des choses qu'il faut désirer , de celles qu'il faut fuir : c'est une juste appréciation des objets. Elle consiste dans Fart de bien délibérer et de bien juger. On l'acquiert difficilement. Le meilleur matlre est l'expérience. On la doit aussi aux avis et aux préceptes. L^expérience des autres peut de plus nous servir ; et c'est en quoi l'histoire est utile. — La fortune renverse quelquefois l'ouvrage de la prudence ; mais la prudence alors rend le mal plus tolérable ou apprend à j remédier. •— On peut envisager la prudence sous deux aspects : lorsqu'elle nous apprend l'art de bien vivre avec les hommes , et lorsqu'elle nous guide dans les aflaires politiques. Celle-ci est surtout nécessaire h^ ceux qui gouvernent. L'auteur s'en occupera dans les chapitres suivans.

irRUDENCE est avec raison mise au premier rang, comme la royne générale , surintendante et guide de toutes les autres vertus , auriga virtutum ' , sans la-

* a Le guide des vertus.

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