ALPHABÉTIQUE ET RAISONNÉE DES MATIÈRES
Abeilles : leur roi olFre certaine marque de majesté, il.
Adam : premier homme ; origine de ce nom. il.
Admonition : est un devoir de lamitié. 556. — Tous ont besoin d'être avertis , mais surtout les heureux, les princes, les grands, /iid. — Règles à suivre dans les admonitions. 557 et suiv. ( Voy. Conseils.)
Adversité : le vulgaire ne sait pas la supporter. 369. — Elle est le champ des plus héroïques vertus. 370. — Elle ne fit jamais un homme méchant. 73. — Elle purifie lesmœurs, adoucit la fierté; c'est la lime de lame, qui la dérouille et la polit. /ftid. et suiv. — L'homme vertueux est plus tranquille en l'adversité que le vicieux en la prospérité. 376. (Voy. Maux.)
Affaires (Moyens de réussir dans les) : bien connoître les personnes avec qui l'on traite. 400. — Estimer les choses à leur véritable valeur, lôid. — Savoir bien choisir entre divers partis. 403.— Prendre conseil d'autrui. 404.— N'avoir ni trop de confiance ni trop de défiance. 405. — Saisir l'occasion et l'à-propos, éviter par conséquent la précipitation et l'indolence. Ibid. — Prendre la vertu pour guide , et compter peu sur la fortune. 408. — Qualités nécessaires dans toutes les entreprises. 404 , 409.
AIJirmation : signe ordinaire de bêtise et d'ignorance. 397. — L'homme sage ne doit jamais parler affirmativement et magistralement. Ibid.
Agrippise : mot qui décèle son ambition. 92.
Aigle : offre certaine marque de majesté, il.
Alexa>-dre : se repentit du meurtre de Clitus. 106.— Fii du bien à ses ennemis, t lo.
Alliances ; le prince en doit former sur lesquelles l'état puisse s'appuyer. 475. — Quelle est la meilleure règle dans le choix des alliances. /!;/d.— Elles ne doivent pas être perpétuelles; il vaut mieux les renouveler lorsque le terme en est arrivé. Ibid. «
Ambition : sa définition. 90. — Passion naturelle en nous et très puissante , ne dédaignant aucun moyen d'arriver à son but. 9ret suiv. — Pourquoi c'est une vériuble folie. 94. — Combien est insatiable. Ibid. — On cherche en vain à l'excuser. Ibid. — Elle a quelquefois un noble but et de grands résultats. 694.
Ame : sa définition est très diGicile ; il est aisé de dire ce quelle n'est pas , et malaisé de dire ce qu'elle est. 27 et suiv. — De sa nature et de son essence. 29.— De son origine et de sa fin ; de son entrée et de son existence dans les corps. 32 , 706. — De ses facultés et de ses actions, et s'il y en'a plusieurs en l'homme ou une seule. 3o, 3i , 708, 712. — De son siège et de ses instruments. 35, 706. — Quand et comment elle est unie au corps. 34 , 713. — Son immortalité est uti-
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lement crue, mais foiblement prouvée. 37 et suiv., 7i3. — De sa faculté végétative, et des trois autres sortes de facultés qui en dérivent. 41. — De la faculté sensitive et des conditions requises pour son exercice. 42. — Siège dans le certeau, et non pas dans le cœur. 55. — L'ame raisonnable est organique. 56.— Propriété de ses facultés et leur ordre; leur comparaison en dignité. 57, 708.
— Trois images ou comparaisons de ces facultés. 60, 7iO. — Son action et soa moyen d'agir par le ministère des sens. 61, 7il.
Amis : nous ne faisons pas preuve d'amitié , en déplorant la mort de nos amis. 662,
— Quand nous survivons à nos amis , hàtons-nous de les remplacer par d'autres. Ibid,—K qui la vertu ne manque point, les amis ne manqueront jamais. Ibid.
Amitié . est l'ame, la vie du monde. 543.— Pourquoi les bons législateurs en ont eu plus de soin que de la justice. 544. — Quelles en sont les premières causes .celle que forme la vertu est la plus noble et la plus durable. Iftid. — Il y a divers degrés dans l'amitié. Ibid. et suiv. — Amitiés vulgaires qui admettent des restrictions , des modifications dans le dévouement. 545 et suiv. — Rareté de l'amitié parfaite; sa définition; exemples qu'on en cite dans l'antiquité. 550 et suiv.-^ C'est un devoir de l'amitié que l'admonition; il ne faut pas craindre d'olTenser un peu son ami, lorsqu'on veut lui être utile. 556 et suiv.
Amour : de l'amour en général. 90. — Trois sortes d'amours vicieux, un seul vertueux. Ibid. — L'amour charnel, passion forte, naturelle et commune. 98.— N'est ni honteuse , ni vicieuse , ne le devient que par les abus et les maux qu'elle entraîne. 99 et suiv.
Anmbal : alloit toujours tête nue. 26.
Antigone : mot de ce roi à un philosophe cynique qui lui demandoit un présent. 70.
Apollinaris : son opinion sur l'origine des âmes. 33 , 706.
Apollon .- inscription de son temple , à Delphes. 3.
AiusTippE : mot de ce philosophe acceptant de Denys une robe brodée et parfumée. 69. — Réponse qu'il fit à Diogène , qui lui reprochoit de faire la cour à un tyran. Ibid.
AnisTOTE : son sentiment sur la beauté. 21. — Sur l'origine des âmes. 706, 7i3. — Sur les poètes. 74. -Sur l'amitié. 543 et suiv.— Il est souvent embarrassé au sujet de l'ame. 295.
Augustin ( saint ) : son opinion sur l'origine des âmes. 34 , 706.
Autorité : est l'ame et la vie des états. 485. — Comment les souverains peuvent prendre de l'autorité sur les esprits. 481. ( Voy. Gouvernements, Souverains.)
Avarice: ce que c'est que cette passion, et combien elle a de puissance sur nos esprits. 95. — Est aussi folle que dangereuse. 96. -^La passion contraire non moins blâmable. Ibid.
Barbares ; c'est à tort que chaque peuple appelle barbare tout ce qui n'est pa» dans ses goûts, dans ses usages. 301.
heauté : définie par divers philosophes. 21. — On en distingue de plusieurs sortes; la principale est celle du visage qui a sept singularités. 32. — Sa description. 24. — De la beauté du corps et de celle de l'esprit. Ibid.
Bêles : de la comparaison de l'homme avec elles ; différences et avantages qui existent entre eux. I2i et suiv. — Que c'est une grande question de savoir si les bêles raisonnent; leur instinct naturel opposé à celte faculté de l'homme. 126.—
Autres avantages que l'homme prétend sur elles. 130 et suiv. — Qu'il e«l indigne d'user de cruauté envers elles. i34.
Biens: nul bien sans mal, nul mal sans bien. 151. — Faire du bien où il n'y a ni peine ni danger, c'est chose commune et trop aisée; mais faire du bien où il y a danger et peine, c'est le devoir d'un homme vertueux. 328. — La satisfaction d'avoir bien fait en est la vraie récompense. 332.
Bienfaits ; Dieu , la nature et la raison nous invitent tous à faire le bien. 564.— Leg bienfaits sont des liens qui attachent les hommes aux hommes , et maintiennent la paix dans la société. 565.— Il y a deux façons de faire du bien à autrui : lui être utile et lui plaire. 566.— Des règles à suivre dans les bienfaits. 567 et suiv.
Biens: plusieurs législateurs ont voulu établir l'égalité des biens; d'autres même ont voulu lear communauté; mais ni l'une ni l'autre ne peut exister de fait. 269. — L'inégalité des fortunes est donc nécessaire ; mais il faut qu'elle soit modérée. 270.— Pourquoi l'on a tort d'appeler biens les richesses et faveurs de la fortune. 372.
Blosius : ami de Tiberius Gracchus ; son dévouement. 550.
Bceuf : son instinct ; trait qu'on en cite. 127.
Bonheur : que pour vivre content et heureux, il ne faut point être savant , courtisan , ni tant habile. 321.
Calomnie : sommes-nous attaqués par la calomnie, par de vains bruits populaires, il n'en faut tenir aucun compte. 661.
Captivité : est la moindre de toutes les afflictions ; c'est le corps seul que l'on peut détenir ; l'esprit franchit les murs des prisons. 653 et suiv. ( Voy. Liberté.)
Célibat : est plus facile que le mariage. 252.
Cérémonie : sa puissance souvent rude et tyrannique. 394. — Le sage ne la choquera pas avec orgueil , mais il ne doit pas s'y assujétir en esclave. Ibid.
Cerveau . est le siège et l'instrument de la faculté intellective. 55 , 706. —De son tempérament dépendent les facultés de l'ame. 57, 708.
CÉSAR : alloit toujours tête nue. 26. — L'ambition dominoit en lui les autres passions. 91.— Fit du bien à ses ennemis, uo.— Quelle mort il jugeoit la meilleure.
Champs: leur séjour préférable à celui des villes. 254.
Charges publiques : ce n'est point par ambition ni par un vil intérêt que les gens de bien acceptent les charges publiques , mais pour que les méchants ne s'en emparent pas. 627. — Avant de prendre une place, il faut se rendre digne de l'occuper. Ibid.
Charros, auteur du Traité de la Sagesse : inscription qu'il avoit fait graver sur sa maison à Condom. 297. — Sa devise. 367.
Chien ; son instinct; traits qu'on en cite. I2fl, 131 et suiv.
Chrétiens : leur opinion sur l'origine des âmes. 33 , 706.
CicÉRox : comment définit la dissimulation. 453.
Clémence : vertu requise dans un souverain. 457. — Elle modère la justice sans lui être contraire ; loin d'énerver l'autorité , elle l'affermit. Ibid.
Colère . folle passion , courte rage. 103. — Causes qui y disposent. Ibid. — Ses signes et symptômes manifestes. 104. — Ses effets souvent lamentables. 105. — Le premier des remèdes contre la colère est de lui fermer toute avenue dans lame , et conséquemment d'éviter toutes les occasions de s'y livrer. 667. —Un autre remède est encore de considérer ses funestes résultais. 66a.— De toutes les colères,
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la plus dangereuse esjt celle qui se cache sous l'apparence de la modération, sti. — 11 n'est pas sans avantage de paroîlre quelquefois en colère; c'est le moyen de se faire obéir des inférieurs. 672. — En quelles occasions il est permis de se livrer à un mouvement impétueux. Ibid.
Compassion : est louable ou blâmable, selon les circonstances. I17. — Il y eu a de deux sortes : l'une, forte et vertueuse; l'autre, qui n'indique que la foiblesss de
. l'ame. 667.
Confession : de plusieurs hommes célèbres qui ont publié les erreurs de leur» opinions et de leurs mœurs. 335.
Conjurations : par quels moyens on les découvre. 516. — Il y a des prmces qui les ont étouffées dés leur naissance , en publiant qu'elles n'avoient jamais existé; d'autres en les bravant et les déliant. 5i7. — Lorsqu'une conjurf4ion est découverte, il faut en punir sévèrement les auteurs. Ibid. — Cependant il est des princes qui ont plus politiquement agi en pardonnant aux conjurés. 518.
Connaissance de soi-même -. est la première de toutes les connoissances. i. — Elève à la connoissance de Dieu. 3. — Est nécessaire à tous. Ibid. — Ne s'acquiert pas
. par autrui. 6. — Mais par une longue étude et un sérieux examen de ses propres pensées , paroles et actions. 7.
Conscience : est le refuge de l'homme de bien calomnié. 645.
Conseillers du prince : quelles doivent être leurs qualités , et comment ils doivent être choisis. 464 et suiv.
Conseils ; du choix des personnes dont il convient de prendre conseil dans les affaires. 404. — Qu'il vaut mieux avoir suivi un bon conseil qui aura eu un mauvais effet, qu'un mauvais conseil qui en aura eu un bon. 405. ( Voy. Admonilion.)
Continence : est une vertu, non parcequ'elle procure de grands avantages à la société, mais parcequ'elle empêche tous les désordres qu'entraîne le vice opposé. 691 et suiv.
Corps humain ; est l'aîné de l'ame ; quand et comment celle-ci lui est unie, n, 34 , 713. —Sa division en parties internes et externes. 704. — Ses propriétés particulières ; ses singularités, ses avantages; ses pièces les plus nobles. 19, 705.— Ses différents biens , santé , beauté et autres. 20 et suiv. — De ses vêtements. 25.
Coutumes et usages : la coutume ressemble à l'autorité; comment elle établit insensiblement sa puissance. 383. — Exemples nombreux de coutumes bizarres. 384 et suiv. —Et qui ne nous semblent étranges que parcequ'elles nous sont étrangères. 386.— Autorité et puissance de la coutume ; elle n'est pas seulement une seconde nature , elle combat quelquefois la nature et en triomphe. 389. — Le sage doit se conformer aux coutumes avouées , tout en les méprisant. 390. ( Voy. Mœurs^)
Crainte : sa définition. M8. — Passion qui nous trompe et nous tyrannise. Ibid. — Elle empoisonne notre vie. 1 19. — Vient aussi souvent par faute de jugement que par faute de cœur. Ibid. — La crainte qui retient les peuples dans le devoir doit être modérée; si elle cause trop d'inquiétude etd'effroi, elle les excite à la fureur, à la vengeance. 458. — Souvent nos craintes nous trompent .- la cause la plus imprévue peut changer notre fortune; ne nous rendons point malheureux avant le temps. 663 et suiv.
Cruauté ; vient de foiblesse et de lâcheté, lu.
Dauphin : offre certaine marque de majesté, ii.
Désirs : le cœur de l'homme est un abîme infini de désirs dont les uns sont naturels . cl nécessaires , les autres contre nature et superflus. 98 et suiv. — Ils s'échauf-
DU 'TRAITÉ DE LÀ SAGESSE. V^i
feut et redoublent par l'espérance. t02. — Qui ne désire rien est aussi riche que celui qui jouit de tout. 366. — Les désirs de l'homme ne peuvent jamais être pleinement satisfaits. 373.
Devoirs : des devoirs généraux et communs de tous les hommes envers leurs semblables. M3 et suiv. — Devoirs de l'amitié. 556 et suiv. — Devoirs communs aux époux. 579 et suiv. — Devoirs des parents et enfants. 58î et suiv. — Des maîtres et serviteurs. 6i8 et suiv. — Des souverains et des sujets. 620 et suiv. — Des magistrats. 627 et suiv. — Des grands et des petits. 632 et suiv.
DiEC : toutes les religions enseignent que Dieu s'apaise par des prières , par des sacrifices; c'est une aliénation de l'esprit. 341 et suiv. — Diverses manières de le servir. 352 et suiv. — 11 j a moins de mal à ne pas croire en Dieu qu'à s'en moquer quand on y croit. 555.
DioGÈPfE . reprochoit à Aristippe de faire la cour à un tyran ; réponse qu'il en revut. 69. — Seul bien qu'il demandoit d'Alexandre. 102.
niscipline militaire. ( Voyez Force armée. )
niscttssion : on ne doit employer dans la discussion que les moyens que l'on juge les meilleurs, et cela sans ostentation, et surtout sans difl'usion ni lenteur. 399. — Ne point disputer avec les sots , ce seroit peine inutile. Ibid. — Enfin prendre garde que la discussion ne dégénère en dispute. Ibid.
Dissimulalion • est vicieuse aux particuliers , mais nécessaire aux princes. 453. — Comment définie par Cicéron. Ibid. — Il ne faut pas dire tout; mais ce que Ton dit, il faut le penser .- cependant un peu de dissimulation convient aux femmes.
Douleur : est naturelle à l'homme, et le seul vrai mal. I69. (Voyez Maux.)
Doute: le sage ne doit rien affirmer, parcequ'il n'y a rien de certain , et qu'on peut disputer sur tout. 293 et suiv. — Le doute est toujours permis et souvent nécessaire. 296 et suiv. —Est un état calme et paisible , dans lequel on ne craint point de faillir ni de se mécompter. 298. — Les troubles publics , les sectes ne se forment que parcequ'on n'est point assez sage pour douter. 299.
Économie domestique . rien de si utile et de si facile à établir que l'économie dans un ménage ; préceptes à ce sujet. 58i et suiv.
Éléphant ; son instinct, sa docilité; traits qu'on en cite. 127 , 132.
Éloquence: son éloge, et réponse aux objections que l'on fait contre ce bel art. 699 et suiv.
Émotions populaires : sont causées par les factions , les ligues , la tyrannie , et produisent les séditions et les guerres civiles. 519. — Pour calmer le peuple soulevé. il ne faut souvent qu'un homme intrépide qui se présente avec un front ouvert cirune mâle assurance. Ibid. — On peut aussi l'adoucir par de belles paroles et par des promesses ; cette manière est plus basse et plus servile , mais elle est nécessaire. 520.
Enfants : règles pour leur nourriture et les soins qu'ils exigent dès qu'ils sont nés , et plus tard pour leur instruction. 586 et suiv. — C'est par les faits et par les exemples que les enfants s'instruisent. 605. - Quels sont leurs devoirs envers leurs parents. 615 et suiv. - Pourquoi l'affection des enfants pour leurs pères est moins forte que celle des pères pour leurs enfants. 6i3. — De l'autorité des paren ts sur leurs enfants. 224 et suiv. ( Voyez Puissance paternelle. )
Entendement : une des trois facultés de Pâme raisonnable ; est sec dans la vieillesse et dans le midi. 57, 708. - Ses principaux offices et différences. 50, 709.—
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Sciences qui lui appartiennent. 59 , 709. — Sa prééminence bui* l'imagination et la mémoire. 60, 7io. — Distinction de ses fonctions. 64 et suiv. (Voyez Esprit humain. )
Envie ; est sœur de la haine. 108. — Pour se guérir de l'enrie, il ne faut que considérer ce qu'ont coûté à ceux qui les possèdent les prétendus biens que nous desirons , et ce que sont ces biens en eux-mêmes. 673.
Envieux : désire le bonheur des autres , et laisse échapper le bonheur qu'il pourroit trouver tout près de lui. 108.
Épaminondas : fit du bien à ses ennemis. UO.
Epicure : ses atomes ne sont qu'un Jeu d'esprit. 295.
Épicuriens : étudioient et enseignoient la vertu. 328.
Esclavage ; est une institution très ancienne dans le monde , quoiqu'elle soit contre nature. 228. (Voyez Servitude. )
Esclaves ; il y en a de plusieurs sortes ; ceux qui le sont devenus par le droit de la guerre , ou pour des délits , et ceux qui volontairement ont vendu leur liberté. 228 et suiv. — Cruautés des seigneurs contre leurs esclaves, et des esclaves contre leurs maitres. 230. — La diminution des esclaves , cause de l'accroissement des pauvres et des vagabonds. 23i.
Espoir: redouble nos désirs; jouet avec lequel nature nous amuse. 103.
Esprit humain ( voyez Entendement ) : il est faux qu'il dépende des sens. 63. — Description générale de l'esprit; son avantage, son désavantage. 66. — Diversité et distinction des esprits. Ibid. — L'esprit est un agent perpétuel, universel, prompt et soudain. 67. — Son action est de chercher toujours; mais il agit témérairement, ce qui fait qu'il s'embarrasse. 68 et suiv. — Double fin à laquelle il vise, vérité, invention. 71 et suiv. — L'esprit est très dangereux, c'est pourquoi il faut le brider et le retenir. 72 et suiv. — Ses maladies et ses défauts, et causes d'où ils proviennent. 75 et suiv.
Esprits: on en distingue de trois sortes : esprits foibles, esprits médiocres, esprits supérieurs. 206. — Autre distinction des esprits : les uns agissent , avancent d'eux-mêmes , les autres ont besoin d'être excités et poussés. 208.
Exil: n'est qu'un mal d'opinion; pour tout homme sage la patrie est où l'on se trouve bien. 655 et suiv.
Factions et ligues ; c'est la haine, quelquefois l'ambition, qui forme les factionsi dans un état. 52i. — On a dit qu'elles étoient utiles au souverain dont elles assuroient le pouvoir ; c'est une idée fausse. Ibid.
Feinte. ( Voyez Dissimulation. )
Femmes : la flatterie leur est pernicieuse. S59. — Un peu de dissimulation leur convient ; la bienséance, la pudeur, leur en font un devoir ; mais c'est chose qu'on n'a pas besoin de leur apprendre. 563.
Finances : comment doivent être formées et administrées par un bon prince. 468 et suiv.
Flatterie ; est une des principales causes de la ruine des empires. 558. — Pesnicieuse surtout aux princes et aux femmes; mais tout le monde, les sages mêmes, se laisse prendre à ses amorces. 559. — Elle emprunte presque toujours l'air , le visage de l'amitié; comment on peut distinguer l'une de l'autre. 560.
Foi : est le lien de la société humaine, le fondement de toute justice. 551. — Celui qui donne sa foi doit pouvoir la donner; s'il est soumis à celui qui la reçoit, il ne peut s'engager. 5^2. — Mais tout homme libre doit garder la foi donnée, les
souverains surtout. Ibid. — Lorsque ta foi n'est pas reçue sans des otages , des cautions, l'engagement n'est pas inviolable; d'où il suit que le prisonnier qui parvient à s'échapper n'est point coupable. 553. — Mais il faut garder la fol promise aux ennemis , même aux criminels. Ibid. — Cependant si ce qu'on a prom is est impossible, on est quitte de sa promesse; si cela est injuste, il faut reconnoître son imprudence, et rompre ses engagements. 554. — La foi donnée par serment oblige plus que la simple promesse. 555.
Faiblesse ; circonstances nombreuses où se montre celle de l'homme, dans le bien comme dans le mal , dans la vertu comme dans le vice. 149 et suiv.
Folie : est fort voisine de sagesse. 73. — Qu'il n'y a point de grand esprit sans quelque mélange de folie. 74.
Force armée : c'est une erreur de croire qu'un état puisse s'en passer. 473. — Pourquoi il n'est peut-être pas prudent d'en diminuer le nombre, comme on fait , pendant la paix. 474. — Pour faire la guerre , on doit préférer l'infanterie à la cavalerie, et les nationaux aux étrangers. 493. — Les premiers sont plus loyaux, plus courageux , plus affectionnés au bien du pays , et coûtent moins ; les seconds font plus de bruit que de service, sont onéreux et odieux à la patrie, cruels aux citoyens qu'ils fourragent comme ennemis : ils ne sont employés que par les tyrans qui sont haïs de leurs sujets et qui les redoutent. 494. — Le choix des soldats exige de l'attention : il faut considérer le pays, l'âge, le corps, l'esprit, la condition et profession. 495. — Il faut surtout avoir soin de les bien discipliner. 497. Une bonne discipline doit tendre à deux fins, à les rendre vaillants et gens de bien. Ibid. — Il ne doit y avoir qu'un général dans une armée; mais il faut qu'il soit expérimenté , prévoyant , rassis , vigilant , actif et heureux. 500.
Formalistes ; portrait qu'on en fait; combien sont dangereux. 184.
fourmi : son insliact , sa prévoyance. 127.
Génération ; manière dont se forme et s'anime le corps de l'homme. 12 et suiv.
Gères ; leurs cérémonies et sacrifices ; leur dieu Zamolxis. 342.
Gloire ; le désir de la gloire est une passion vicieuse , mais utile au public. 265. — C'est lui qui fait réussir dans les arts. 694. — Mais il ne faudroit jamais la désirer comme récompense des vertus. 695.
Gourmandise • vice lâche et grossier. 688.
Gouvernement ; de l'état populaire et de l'état monarchique. 212 et suiv. — Du droit divin. 213. — Définition et nécessité du gouvernement. 232. — En quoi consiste l'art de gouverner. 476 et suiv.
Grands : leurs devoirs sont de défendre le souverain , mais aussi d'être les protecteurs des opprimés. 632. — Ils doivent plutôt se faire aimer que craindre. Ibid.
— Les petits leur doivent du respect, mais non de l'estime s'ils n'en méritent pas. Ibid.
Grégoire (saint) de Kysse ; son opinion sur l'origine des âmes. 34, 706.
Guerre ■ pour entreprendre la guerre il faut de la justice et de la prudence. 489. —
Pour qu'une guerre soit juste , il faut qu'elle soit déclarée par le vrai souveram ;
que la cause en soit juste et abonne fin, c'est-à-dire pour arriver à la paix. Ibid.
— La prudence exige que l'on considère les forces de l'ennemi , le hasard des événements , les maux qu'entraîne l'état de guerre. 491 . — Choses qui sont nécessaires pour faire la guerre quand elle est déclarée. 492. — Règles à observer pour faire la guerre , dont les unes sont nécessaires pendant tou'e sa durée , et dont
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les autres ne sont relatives qu'à certains cas particuliers. 501 et suiv. — Moyens de parvenir au seul but que doit avoir toute guerre, la paix. 508 et suiv. ( Voyez Force année. ) Guerres civiles ; quiconque excite une guerre civile doit être rayé du nombre des hommes. 525. — La victoire y est affreuse. 526. — Quelles en sont les causes les plus ordinaires. 527. — De la conduite àtenirpar les particuliers dans les guerres civiles , et en général dans tous les troubles publics. 528 et suiv.
Haine : passion qui nous met en la puissance de ceux que nous haïssons. 107. — Et qui fait plus de mal à celui qui l'éprouve qu'à celui qui en est l'objet. 108. — Pour se défendre contre la haine, il faut toujours considérer les choses sous l'aspect le plus favorable. 672.
Homme (l') ■■ est très difficile à connoitrc. 6. — Pourquoi Dieu ne le créa qu'après tous les autres objets de la création. 9. — Pourquoi il le fit nu, foible, mais regardant le ciel. 10. — Ce ne fut qu'après avoir formé son corps qu'il lui donna une ame. ii. — Première distinction de l'homme en deux parties, le corps etl'ame. 13.
— Autre distinction en trois parties, l'esprit, l'ame et la chaiv. Ibid. 704. — Utilité de cette dernière distinction. 14. — La comparaison de l'homme avec les autres animaux est utile et difficile; ce qu'ils ont de commun; différences et avantages des uns et des autres. 122 et suiv. — Un des avantages contestables que l'homme . prétend sur les animaux est d'abord le raisonnement. 125. — Que sa prééminence d'entendement lui cause plus de bien que de mal. 129. — Les autres avantages qu'il prétend sur les bétes sont l'empire qu'il exerce sur elles, une pleine liberté et la vertu. 130 et suiv. — Mais c'est à tort qu'il se glorifie tant de sa supériorité. 133. — Quatre choses à remarquer dans lui, vanité , foiblesse , inconstance, misère. i4i. — Il est à la fois l'être le plus misérable et le plus orgueilleux. 142.
— Combien il est difficile de le définir. Ibid. — C'est de son esprit plus que de son corps que proviennent ses vices et imperfections. Ibid. — Cas et circonstances dans lesquels se montre sa foiblesse. 149 et suiv. — Combien il est difficile de porter un jugement certain sur l'homme , tant il est ondoyant et divers. 164 et suiv. — Est misérable à sa naissance, pendant sa vie elÀ sa mort. 167. — Ses plaisirs, comme ses peines, ne sont jamais sans mélange, no. — Il sent plus foiblement les biens que les maux. Ibid. — Il est malheureux par ses souvenirs et par sa prévoyance ; par ses recherches inquiètes ; par les remèdes mêmes qu'il veut apporter au mal ; par ses opinions , ses erreurs , ses passions ; par son incapacité comme par son prétendu savoir. 173 et suiv. — Rien de plus misérable^ et en même temps de plus glorieux que l'homme. 187. — Devoirs de l'homme envers lui-même. 535 et suiv. — Et envers son prochain. 542 et suiv. (Voyez l'article suivant.) ,j ;;.-,q >.<».; ~
Hommes . il n'y a qu'une manière de les faire , et il y en a mille de les détraire. 167.
— De la différence et de l'inégalité des hommes en général. 196 et suiv. — Que leur diversité vient de celle des climats et des températures. 199. — Partage des habitants de la terre en trois parties d'après cette opinion. Ibid. — Autre différence des hommes, tirée de la diversité de leurs professions, conditions et genres <le vie. 248 et suiv. — Différence des hommes , tirée des faveurs et défaveurs de la nature et de la fortune. 257 et suiv. — Il est étrange que la plupart des hommes se soucient peu de savoir bien vivre. 271. — Quel est le fruit de la connoissance de l'homme et de soi-même. 275. — Que la plus digne occupation de l'homme est
DU TRx\IÏÉ DE LA SAGESSU 735
déjuger. 287. — V.u'ireslilaiigereuxileju^îer de la probité ou de limprobilé d'un homme par ses aelions. 313. — Qu'il y a uneoblinatiou naturelle, interne et universelle à tout homme d'élre homme de bien. 31.S, 317 et suiv. — Que les hommes sont naturellement bons, et ne suivent le mal que pour le prolit ou le plaisir. 321. — Qu'ils doivent avoir un but et train de vie certains. 336 et suiv. — Devoirs que leur prescrit la sagesse. 340 et suiv. (Voyez Vurticle prccédeiu.)
Hommir . sa déBnition. 263. — 11 est estimé et reciierché par tout le monde; mais pour quelles actions est-il dil. Ibid. et suiv. — Le désir de l'honneur est uue passion vicieuse, mais utile au public. 265. — Les plus belles marques d'honneur sont celles qui sont sans prolit. 266.
Uotmeurs et digniiés: ne sont qu'une honorable servitude; les perdre, c'est gagner. 660.
Jvmfjination : une des trois facultés de l'homme raisonnable ; est chaude dans l'adolescence et dans les pays situes entre le nord et le midi. 57, 708. — Il y a un grand nombre de différences. 59, 709. — Ses propriétés. Ibid. — Inférieure à l'entendement, mais supérieure à la mémoire. 60, 710. — Ses effets puissants et merveilleux. 78 et suiv.
Impôts : ne doivent être établis qu'avec le consentement du peuple , et répartis également sur tous. 470.
Inconslance ; vice inhérent à la nature humaine. 1G4.
l7uiratiuide : est un vice contre nature ; il n y a rien que de lâche et de honteux à méconnoître un bienfait. S76.
Injicres: un grand cœur y est insensible. 674.
Innocence : Csl bien peu de chose, quand elle reste dans les bornes de la loi. 3i9.
Imention ; lin de l'esprit humain . représentée comme une image de la Divinité. 7 1 — Imite non seulement la nature, mais la surpasse. 72.
Ivroijnerie : vice lâche et grossier. 688.
Jalousie ; est l'indice d'une ame foible et inepte , et corrompt toutes les douceurs de la vie. 109. — Elle provient du peu de confiance que l'on a dans son mérite ;
■ pour s'en guérir, il faut travailler à surpasser ceux à qui l'on porte envie. 676. — Quant à la jalousie que les femmes inspirent, il faut considérer quel est en luimême le mal que l'on redoute , et combien d'hommes célèbres ont été trompés sans se plaindre. Ibid. — Les femmes sont plus sujettes à la jalousie que les hommes ; pourquoi il est assez difficile de les en guérir. Ibid.
Jeunesse ■• ses avantages sur la vieillesse; ses défauts. 140.
Jiujemeiil : en quoi consiste la liberté de jugement. 285 et suiv. — C'est un droit de l'homme de juger de tout ; mais il ne faut pas croire que l'opinion que l'on adopte soitla meilleure. 287 et suiv. — Des affections qui corrompent le jugement. 308 et suiv.
Jurjemems faux^ . d'où la plupart tirent leur origine. 75.
Jtt.siitf . n'est jamais sans quelque mélange d'injustice. 1 54. — L'esprit de justice nous apprend à bien vivre avec tout le monde. 400. — La justice est une vertu requise dans un souverain. 448. — Elle consiste à observer et à faire observer les lois avec impartialité; il faut convenir pourtant que la justice des rois n'est pas celle des particuliers. 449. — Il y a deux espèces de justice; l'une naturelle, uni-
verselle, philosophique, l'autre arliflcielle, politique, accommodée aux besoins de la police et des états. 532. — La première est bien supérieure à l'autre; mais les hommes ne savent ou ne peuvent guère la pratiquer; la seconde se prête à la foiblesse humaine, et permet au besoin plusieurs choses que l'autre ne manqueroit pas de proscrire. Ibid. — ha justice humaine et usuelle se divise en plusieurs espèces; commutative, elle s'astreint aux termes mêmes de la loi, ou n'en cherche, n'en suit que le sens; dislributive, elle sait mieux punir que récompenser ; elle accuse , et n'indemnise point lorsque l'innocence est reconnue. Ibid. et suiv.
tangage : règles sur la manière de parler. 697 et suiv.
Législateurs : la plupart font des plans de gouvernement qui sont inexécutables, et dont l'essai seroit quelquefois dangereux. 242.
Libéralité: vertu requise dans un souverain; en quoi elle consiste. 459.
Liberté : 11 y a deux sortes de liberté : celle de l'esprit, qui ne peut être ravie ni par autrui, ni par la fortune. 258. — Celle du corps, que le hasard donne ou enlève, et dont la perle étoit regardée chez les anciens comme le plus grand des maux. Ibid. — En quoi consiste la liberté de jugement. 285. — El celle de volonté. 30G.
Lion : offre certaine marque de majesté, il.
Lois : les lois , les enseignements moraux des théologiens et des philosophes , avis et conseils des jurisconsultes , édits et ordonnances des souverains , ne sont que des expressions particulières de la loi de nature. 319. — La loi , image de Dieu , se soutient par la crainte et l'admiration. 383. — Ce qui ressemble le plus à l'autorité , ou à la loi, c'est la coutume. Ibid. (Voyez Coutumes, Usages.) — Comment la loi établit sa puissance. Ibid. — Exemples nombreux de lois extravagantes. 384 et suiv. — Et pourtant il en est que nous approuverions si nous en connoissions l'origine et les motifs. 386. — Le sage doit obéir aux lois, même à. celles qu'il réconnott défectueuses. 390. — Toute innovation a des dangers, et il est plus difficile qu'on ne pense d'imaginer des lois plus avantageuses que celles qui existent déjà. 392. — Dans les cas d'une nécessité bien reconnue, et pour éviter la subversion entière de l'état, ce n'est pas une grande faute de s'écarter des lois , si c'est faute. Ibid. — Les sages défendent d'y rien changer, fût-ce en mieux, à moins d'une évidente utilité et nécessité. 455. — Il ne faut faire vouloir aux lois que ce qu'elles peuvent , lorsqu'elles ne peuvent pas ce qu'elles veulent. 514.
Magistrats ; il y a diverses sortes etdegrés de magistratures , tant en honneur qu'en puissance. 241. — Un^magistral doit exécuter les ordres du souverain s'ils sont impératifs, el se permettre seulement des remontrances lorsqu'ils sont contraires au bien public. 628. — S'ils blessent la loi de Dieu ou de la nature, il doit se démettre de sa charge plutôt que d'obéir. 629. — Ses devoirs envers les particuliers. Ibid. et suiv.
Magnanimité ; vertu requise dans un souverain; en quoi elle consiste. 451.
Maîtres ; leurs devoirs envers leurs serviteurs. 619.
Malheur, Malheureux. CYoyezMaux, Adversité.)
Manichéens : leur opinion sur l'origine des âmes. 33 , 706.
Marc-ântoike : l'amour, en lui, dominoil l'ambition. 92.
Mariage : objections contre le mariage; ses inconvénients. 214. — Réponse à ces objections, ou les avantages du mariage. 216. —C'est un grand bien ou un grand mal. 217. — Un bon mariage est très rare. 218. — Description des suites et des avantages du mariage, selon qu'il est contracté entre égaux ou entre supérieurs et inférieurs. Ibid. — De l'inégalité des deux conjoints, 2i9. — De la puissance maritale. 220. — Des régies et lois diverses du mariage. 221.— De la polygamie et de la répudiation. 223. — Il y a des devoirs communs aux époux; être fidèles, vivre en communauté. 579 et suiv. — Il en est de particuliers : le mari doit instruire sa femme, la nourrir, l'aimer, la défendre, etc.; la femme doit le respecter, lui obéir, garder sa maison , etc. 580. — La modération est nécessaire dans les plaisirs du mariage. 581. — Douceur et importance de la fidélité conjugale. 693.
Massimssa : alloit toujours tête nue. 26.
Maux, Afflictions: nul mal sans bien, nul bien sans mal. 151. — L'homme sent plus foiblement les biens que les maux. 170. — La souffrance du mal affecte moins que la pensée même de la souffrance. 171. — Aucun mal ne s'en va que par un autre mal. 174. —Les peines, les malheurs, tiennent à notre nature. 376.
— Il faut leur opposer le courage de l'ame. 377. — On s'occupe sans cesse du mal présent, sans mettre en compte le bien dont on a joui, et sans songer que d'autres biens peuvent succéder à nos maux. Ibid. et suiv. — Deux grands remèdes contre tous les maux : pour le vulgaire, s'y accoutumer; pour le philosophe, les prévoir et les atttendre avec fermeté. 378. — Moyens de détourner les maux ou accidents qui nous menacent. 512 et suiv. — Les maux qui peuvent affliger la vie sont intérieurs ou extérieurs. 640. — C'est souvent la Providence qui envoie les maux publics, tels que la peste, la famine, etc. ■ il faut s'y résigner; les plaintes et les reproches seroient inutiles. 64 1. —Les maux privés blessent plus profondément: ils nous affecteroient moins si nous considérions les choses sous leur véritable aspect, si nous étions moins esclaves de l'opinion. 642. — Les maux externes généraux sont les suites nécessaires, les effets de l'ordre établi dans l'univers. 647. — Les maux externes particuliers exercent les hommes de bien , punissent les méchants. 648. — C'est une nécessité commune de souffrir; la nature nous l'impose : vouloir s'en affranchir seroit une injustice et une vaine tentative. 650. — Au reste, les grandes douleurs ne peuvent longtemps durer; si elles sont longues, elles sont légères. Ibid. — Aux douleurs de toute espèce opposons la fermeté d'ame; l'exemple des grands personnages doit nous apprendre à les supporter. 651.
Maximes d'état . il en est qu'il seroit dangereux d'établir en principes; exemples
divers. 455 et suiv.
Méchanceté : est contre nature. 33i . — Il y a trois sortes de méchancetés et de gens
vicieux. 332.
Mémoire : est humide dans l'enfance et dans les régions du nord. 57, 708. — Il y a
trois sortes de différences. 709. — Ses propriétés. 59 , 709. — Erreur populaire à
son sujet. 60, 710. — Est la dernière des trois facultés de l'ame raisonnable. Ibid.
— Trois sortes de gens à qui la mémoire est fort utile. 78.
Mensonge: proche allié de la flatterie; vice odieux dont il faut extirper le germe
avec soin dans la jeunesse. 562. — On ne croit bientôt plus ceux qui trompent
toujours. 563.
Menteurs .- ont besoin de mémoire. 78. ( Voyez l'article précédent.)
Militaires ; la profession militaire est sans doute honorable. 256. — Et pourtant on
ne sauroit disconvenir que l'art de s'entretuer ne soit une insigne folie. Ibid. —
On se bat pour des intérêts qui ne son! |)as les siens, pour une cause souvent injuste. 257. (Voyez Force armée. )
Modération -. est le frein des passions. 678. — Est nécessaire en tout, et doit être notre régie dans toutes les circonstances de la vie. Ibkl. et suiv.
yiœurs e.l usages: c'est sottise et foiblessede penser que l'on doit croire, faire vivre partout comme en son village, en son pays. 301. ("Voyez Coutumes.)
Moïse : son Décalogue n'est qu'une copie de la loi de nature. 3i9.
Monde matériel (le) .- opinions des anciens philosophes sur son antiquité, son origine et ses vicissitudes. 302.
Monde ( le ) ou la Société ; avis sur les moyens de réussir à bien vivre avec tout le monde. 395 et suiv.
Morale : la plupart des précepteurs de morale ne font rien de ce qu'ils recommandent de faire aux autres. 243.
Mort : le jour de la mort est le juge des autres jours de la vie. 409. — Il faut donc apprendre à mourir. 410. — Craindre la mort est le plus grand malheur; il faut l'attendre comme une chose naturelle, inévitable. 4ii. — Elle n'est un mal que dans l'opinion du vulgaire. 4i2. — 11 faut s'accoutumer à la voir de près, se familiariser avec elle. 414. — Pourquoi c'est une faveur du ciel qu'une mort prématurée. 415. — Qui méprise la mort, jouit d'un véritable empire dans ce monde. 423. — S'il est permis de désirer la mort ou de se la donner; objections et réponses. 426 et suiv. — Il est plusieurs genres de mort ; quelle est la plus désirable. 432.
Mortifications : haïr le corps , le tourmenter, c'est commettre une espèce de suicide. 362 et suiv.
Nature ; est l'équité et la raison universelle; est une bonne et sulTisante maîtresse qui règle tout; si nous la voulons bien écouter, nous n'avons pas besoin d'aller chercher la sagesse ailleurs. 3i5 et suiv. 320 et suiv. — Mais nous l'altérons tellement, qu'on ne la reconnoit plus en l'homme. 322 et suiv.
Noblesse : il y en a deux sortes ; l'une de race ou naturelle, l'autre personnelle et acquise. 259. — La première est fortuite et ne devroit attirer aucune considération. 260. — La seconde est la récompense des talents et des vertus. 261. — La noblesse octroyée par le prince, si elle n'a été méritée par des services , est plus honteuse qu'honorable. 262. — Ce qu'il y a de bon dans la noblesse. îbid.
offense ; avant de s'affliger d'une offense , il faut considérer de qui elle provient. 643 et suiv.
Opiniâtreté: signe ordinaire de bêtise et d'ignorance. 397. — Accuse l'homme de divers vices et défauts. 399.
Opinion : mène le monde. 80. — Presque toutes nos opinions viennent de l'autorité. 81. — Il n'y a rien à quoi les hommes soient communément plus portés qu'à donner cours à leurs opinions; à défaut de moyens ordinaires, ils emploient le commandement, la force, le fer et le feu. 193 et suiv. — Si le sage n'est point esclave des opinions communes, il peut craindre de les choquer et feindre de s'y assujettir. 288 et suiv. — On ne doit point, dans le monde, se blesser des opinions d'aulrui , quelque étranges qu'elles paroissent. 398.
Origèse : son opinion sur l'origine des âmes. 33, 706.
0(«t" • comparée à la vue; sa prééminence. 50. — Sa correspondance avec la parole. 53. — D'elle dépend le bien el le mal de presque tout Ihomme. 54.
Paix : les vaincus doivent rester armés pour l'obtenir, et les vainqueurs ne pas se montrer trop difficiles pour les conditions. 508 et suiv.
Parents : de leur autorité sur leurs enfants. 224 et suiv. v^ Voyez Puissance paicrnelle.) — Quelles sont les obligations naturell-s réciproques entre les pères el les enfants. 583 et suiv. — Pourquoi l'affection des pères envers leurs enfants est plus forte que celle des enfants pour leurs pères. 613.
Parjure: pourquoi plus exécrable en quelque sorte que l'athéisme. 555.
Parole : sa force et son autorité. 5i. — De la bonne et de la mauvaise langue. 52. — Correspondance de l'ouïe et de la parole. 53.
Passions: elles corrompent le jugement. 75. — Des passions en général ; leur définition. 84. — Comment elles naissent en nous. Ibid. — Les unes sont douces et bénignes , les autres déréglées et vicieuses. 85 et suiv. — Leur distinction selon l'objet et le sujet. 87. — Des passions en particulier. 89 et suiv. — Elles ne sont jamais en égale balance; on n'en étouffe une que par une autre plus forte. 28i.— Sont plus aisées à éviter qu'à modérer. 282. — Lorsqu'une passion nous agile fortement, la résistance seroit souvent sans succès; il vaut mieux tâcher d'en distraire son attention, en lui substituant une passion moins dangereuse. 312.
Pauvreté: quand elle est extrême, devient source de trouble dans un état. 268. (Voyez Biens. ) — On en distingue deux sortes .- l'une des choses nécessaires , et celle-ci est rare, tant la nature exige peu, tant on a de facilitée satisfaire les stricts besoins. 658. — L'autre consiste dans la privation des choses qui nous sont plutôt agréables que nécessaires ; et c'est cette espèce de pauvreté que l'on craint le plus, mais à tort, et pourquoi. Ibid. et suiv.
Pédants: leur portrait. 184.
Perfidie ; pourquoi plus exécrable en quelque sorte que l'athéisme. 555.
PÉMCLÈs : réponse qu'il fit à un de ses amis qui le prioit de porter pour lui un faux témoignage. 548.
Petits: leurs devoirs envers les grands. 632.
Peuple : portrait effrayant du peuple, ou plutôt , comme l'auteur lui-même l'explique, de la tourbe et lie populaire. 244 et suiv.
Philon, juif : son opinion sur l'origine des âmes. 33, 706.
Piété : est un de nos premiers devoirs. 340. — IS'e doit pas être confondue avec la superstition. 348. — Est une des vertus requises dans un souverain. 447.
PisoN : condamnation injuste qu'il prononça dans la colère. 105.
Plaisir: renoncer aux plaisirs, c'est folie; les régler, c'est sagesse. 36i. — Dieu nous convie par le plaisir à satisfaire nos besoins naturels. 363. — Il faut arriver aux plaisirs naturels par la voie la plus courte. 368. — Et en jouir modérément. Ibid.
Platon : comment définissoit la beauté. 2i. — Conseil qu'il donnoit pour la santé. 26. — Son sentiment sur les poètes. 74. — Mot de ce philosophe à Denys , qui lui offroit une robe brodée et parfumée. 69. — Sa république n'est qu'un jeu d'esprii. 295. — De son opinion que le monde est un animal. 303 et suiv., 72i. — Ce que nous avons , selon lui , de mieux à faire dans les malheurs qui nous arrivent. 339.
Platoniciens : leur opinion sur l'origine des âmes, 33, 706.
7^0 TABLE ALPHABETIQUE
Poèlen : mois d'Aristote et de Platon à leur sujet. 74.
Polyijande. (Voyez Marinijc. )
PoMi'ÉE (Le Grand) .- loué de se bien connoître par les Athéniens. 6.
Présomption : coiiimenl définie. 77. — Vice naturel à l'homme. 185. — Cas divers où il la montre. 186 et suiv. — D'où vient cette folie. 284.
Prévoyance : est un grand remède contre tous les maux. 379.
Princes : le plus grand malheur qui puisse arriver à un prince, est de croire qu'il lui est permis de faire tout ce qu'il peut et ce qui lui plaît. 482. — La flatterie est pernicieuse aux princes. 559. — La feinte , en eux, est excusable pour l'utilité publique. 563. (Voyez Souverains. )
Probité. ( Voyez Prud'hommie. )
Profession : on doit en prendre une à laquelle on soit propre; mais c'est une chose difficile que ce choix d'un train de vie. 336 et suiv. — Conseils pour le bien faire et pour se bien acquitter ensuitede ses devoirs. 338 et suiv. — Que si l'on est engagé dans un train de vie qui ne convient pas, moyen d'y remédier et de s'en consoler. 339 et suiv.
Promesse. (Voyez Foi.)
Prospérité : le vulgaire ne sait pas la supporter. 369. — Il faut se tenir en garde «outre ses perfides voluptés. 372.— Et en jouir avec modération. 373. — Elle est dangereuse , et rarement durable. 68.0. — Elle nous inspire une confiance , une vanité bien déplacées. Ibid. — Il ne faudroit recevoir les dons de la fortune que comme des biens qui ne nous appartiennent pas , et qu'elle nous ravira bientôt. Ibid. ( Voyez Richesses. )
Prudence : esi une juste appréciation des objets; consiste dans l'art de bien délibérer et de bien juger. 439. — On l'acquiert difficilement. Ibid. — La fortune renverse quelquefois l'ouvrage de la prudence ; mais la prudence alors rend le mal plus tolérable ou apprend à y remédier. 440. — Elle nous apprend l'art de bien vivre avec les hommes, et nous guide dans les affaires politiques . 442 et suiv. — De la prudence politique du souverain pour gouverner ses états. 443 et suiv. — De la prudence requise dans les affaires difficiles ou dans les accidents qui troublent le cours ordinaire des choses dans la société. 5ii et suiv.
Prud'hommie ; est l'attribut essentiel de la sagesse. 3i2. — Masque dont cette vertu se couvre. 313. — Caractère de la vraie prud'hommie. 3i4. — Elle réside en l'ame, et y a son siège. 315. — Consiste à suivre la nature , c'est-à-dire la raison. 317 et gQJv. — Distinction de la vraie prud'hommie en vertu naturelle et en vertu acquise; il y en a encore une troisième composée des deux. 327 et suiv. — Ne doit jamais être séparée de la piété. 356.
Puissance paternelle : étoit autrefois absolue sur la vie, la liberté, les biens et les actions des enfants. 224. — Approbation que donne l'auteur à une législation si despotique; avantages qu'il y trouve. 226. — Regrets qu'il exprime sur sa décadence et sa ruine. 227.
Pythagore: sentence qu'on en cite sur la colère. 107.— Ses nombres ne sont qu'un jeu d'esprit. 295.
Pythagoriciens ; leur opinion sur l'origine des âmes. 33, 706.
Reconnaissance ; naît du bienfait; est un devoir facile à remplir. 576. — Lois de la reconnoissance : recevoir le bienfait avec un air de satisfaction; ne jamais l'ou^ blier quand même le bienfaiteur deviendroit votre ennemi ; ne pas craindre de le publier. 577 et suiv.
Religion ; est l'appui de la société; le prince doit la maintenir. 448. — Quelle est la vraie religion. 343.
Religion chrétienne ; les pratiques qu'elle ordonne sont bonnes et consolantes ;-il faut s'en tenir à ce que l'église enseigne à leur sujet , et ne pas chercher à les concilier avec la raison. 356.
Religions ; leur diversité est vraiment effrayante; on a peine à concevoir comment l'esprit humain a pu se prêter à tant d'impostures. 340. — Toutes enseignent que Dieu s'apaise par des prières, par des sacrilices. 341. — Chaque religion se préfère aux autres; elle les décrie et les condamne. 343. — Gomme elles se succèdent toutes, les nouvelles se greffent toujours sur les anciennes et se prétendent les plus parfaites. Ibid. — Toutes se disent aussi révélées , inspirées par Dieu : sans cela on ne croiroit pas aux mystères qu'elles donnent comme articles de foi. 345. — La vérité est qu'elles s'établissent par des moyens purement humains. Ibid. — C'est la nation, le pays, le temps, qui favorisent leurs progrès ou leur décadence. 346. — Si elles étoient soutenues par une main divine , rien ne pourroit les ébranler. Ibid. — La plupart des hommes ne regardent guère la religion que comme un frein pour le peuple. 35o. — S'il est une vraie religion , c'est celle où l'on admire et adore la cause première de toutes choses , l'être des êtres , où l'on reconnoit la perfection de son ouvrage. 351 et suiv.
Remords ; est un bourreau qui ne laisse aucun repos. 437.
Renard : son instinct; trait qu'on en cite. 126.
Repentir : défini et caractérisé. 333.
Répudiation. (Voyez Mariage.)
Richesses- les richesses excessives sont une source de trouble dans les étals. 268. (Voyez BJejiS.) — Haïr les richesses et les trop aimer sont deux excès également vicieux : le sage les estime ce qu'elles valent; il sait en jouir lorsqu'elles se présentent, et si elles lui échappent , il ne s'en désespère point. 541. (VoyeiPJ'Ospériié.)
Rois. { Voyez Princes , Souverains. )
Ruse: il est permis d'en user à la guerre. 507.
Sage ( le ) : doit craindre de choquer les opinions communes , et feindre de s'y assujettir. 289. — Ne doit rien affirmer. 293. ( Voyez Sagesse.)
Sagesse ■ la première disposition à la sagesse est de se bien connoître. i , 275. — Deux obstacles , l'un interne et l'autre externe ; remèdes et moyens de les vaincre et de s'en défaire. 277 et suiv. — La seconde disposition à la sagesse est une pleine liberté de jugement et de volonté. 284 et suiv. — La prud'hommie, première et fondamentale partie de la sagesse. 3i2 et suiv. — Que la sagesse est de se rapprocher toujours de la nature. 320. — Second fondement de la sagesse : prendre une vacation ou profession à laquelle on soit propre. 336. — Devoirs de la sagesse : se former à une vraie piété. 340 et suiv. — Régler ses désirs et ses plaisirs. 36i et suiv. — Se modérer dans la bonne comme dans la mauvaise fortune. 369 et suiv. — Observer les lois, coutumes et cérémonies du pays; comment et en quel sens. 382 et suiv. — Bien vivre avec tout le monde. 395. — Se conduire prudemment dans les affaires. 400. — Se tenir toujours prêt à la mort. 409. — Se maintenir en tranquillité d'esprit. 433. — Avis particuliers de sagesse par les quatre vertus morales. 438 et suiv. — Que la sagesse est fort voisine de la folie. 73.
Santé le plus beau et le plus riche présent que nous ait fait la nature. 20. — Conseil de Platon pour la santé. 26.
Science ; les uns l'estiment trop et les autres pas assez. 266.— Elle ne doit pas être préférée sans doute à la probité, à la vertu ; mais elle doit marcher de pair avec la noblesse naturelle , la valeur, etc. 267. — Les sciences préférables aux autres sont celles qui ont le bien public pour but. Ibid.—Yamté de toutes celles qui ne tendent pas à rendre la vie meilleure ou plus douce. 268.— Différence entre la science et la sagesse : l'une et l'autre ne se rencontrent guère ensemble. 595.— Quelle en est la raison. 602. — Déclamation contre les sciences; quelles sont les seules recommandables. 596 et suiv., 604.
SciPioN : fit du bien à ses ennemis, iio.
Secret .- recevoir le secret d'autrui , c'est engager sa foi d'en rester toujours fidèle dépositaire. 555.
Séditions .- elles viennent ordinairement d'oppression ou de crainte. 522. — On les apaise en désunissant les séditieux par des promesses secrètes. 523. — Si les séditieux rentrent dans l'ordre , contentez-vous de leur obéissance , et ignorez tout ce que vous pouvez ignorer sans avilir l'autorité ; surtout ne leur laissez aucun doute sur leur grâce et sur la sécurité que vous leur promettez. Ibid.
Sens ( les cinq ) : leur importance , leur capacité à distinguer et à comparer les objets. 44. —Comparaison des uns aux autres; supériorité de celui de la vue. 47 et suiv. 713.— Leur foiblesse et incertitude ; tromperie mutuelle des sens et de l'esprit. 48. — Sont communs à l'homme et aux bêtes. Ibid. — Que le jugement des sens est difficile et dangereux. 49. — Que tous les objets aperçus par les sens restent , comme autant d'images , empreints dans le cerveau. 54. — Action et moyeu d'agir de l'ame par le ministère des sens. 61.— Les sens trompent souvent l'ame; ce sont de mauvais guides. 86.
Serment. ( Voyez Foi, Parjure.)
Serpent ou Basilic : offre certaine marque de majesté, il.
Serviteurs ; sont de trois sortes, esclaves, valets, mercenaires. 6(8.- Tousdoivenl être traités avec humanité et justice .- ce sont des hommes, nos semblables; la fortune peut un jour les élever au même rang que nous. 619.— Les devoirs des serviteurs, en général , sont dhonorer leurs maîtres , d'être obéissants et fidèles. Ibid.
Servitude : est un très grand mal , comment définie par Cicéron. 258. (Voy. Esclavage^ Liberté.)
SÉVÈRE (l'empereur) : alloit toujours tête nue. 26.
Sobriété : elle prolonge la vie, rend le jugement sain , et conduit à la vertu. 688.
Société : le commandement et l'obéissance en sont les deux fondements. 209.
SocRATE : pourquoi fut jugé le plus sage des hommes. 5. — Comment définissoit la beauté. 21. — Comment avouoit avoir corrigé la laideur naturelle de son ame. 25. —Mot de ce philosophe à sa femme qui pleuroit sur son injuste condamnation. 69. —Pourquoi il fut si renommé pour sa sagesse. 297. — Comment Plutarque le caractérise. 305.— 11 nous a fourni d'excellents préceptes et régies de bien vivre. 322.
Soldats. (Voyez Force armée.)
Solitude : on a tort de croire qu'elle soit un asile et un port assuré contre tous les vices. 252.
SoLoiN : mot de ce philosophe pleurant la mort de son fils. 69.
Souveraineté, SoHrej'aiKÇ ; définition de la souveraineté; ses propriétés distinctives. 232. — Des mœurs des souverains. 234. — De leurs misères et contrariétés dans l'exercice de la souveraineté. 235. — Combien leur condition est désavantageuse par rapport aux plaisirs et aux actions de la vie, au choix des personnes qui les entoureui, et à l'usage de leur volonté, 236 et suiv.— Leur fin souvent Je-
plorable. 210. — De la prudence politique des souverains pour bien y;ouverner les états. 442 et suiv. — Principales vertus requises dans un souverain : la piété, la justice, la valeur et la clémence. 447 et suiv. — Vertus secondaires .- libéralité, magnanimité. 459 et suiv. — Du choix de leurs conseillers; ils doivent le faire moins sur lavis de leurs courtisans, que d'après l'opinion publique, et parmi les gens de bien. 466. — Comment ils doivent administrer leurs finances. 468. — Et leur force armée. 473.— Règles dans le choix de leurs alliances. 474. — Comment ils peuvent acquérir la bienveillance des sujets, et prendre de l'autorité sur les esprits. 476 et suiv. — Des actions différentes qu'ils exercent en temps de paix et en temps de guerre. 486 et suiv. — Lorsqu'il se forme des factions dans un état , le souverain ne doit se déclarer pour aucun parti ; il doit les comprimer tous. 52i . — Leurs devoirs envers Dieu , envers leurs sujets et envers les étrangers. 620 et suiv. — C'est une sage institution , un usage très avantageux d'examiner la conduite des souverains après leur mort • l'arrêt que le peuple prononce sur leur cendre est une leçon pour leurs successeurs. 626.
SfoïcJCTw ; leur opinion sur l'origine des âmes. 33, 706. — Ils étudioient et enseignoient la vertu. 328.
Sujets : Quels sont leurs devoirs envers les princes. 623.
Superstitieux ; fait injure à Dieu ; est ennemi de la vraie religion ; 183.
Superstition : est contraire à la vraie piété. 348. — Le superstitieux ne laisse vivre en paix ni les dieux ni les hommes. 349. — Origine et causes de la superstilion ; sortes de gens en qui elle se trouve plus volontiers. 350.
Tempérance • comment Lycurgue y instruisoit les Lacédémoniens. 153. (Voyez Modération.)
Tertullie-v : son opinion sur l'origine des âmes. 33 , 706.
TnÉoDOR.^, femme de Justinien : fit changer en une peine infamante la peine de mort infligée aux femmes adultères , par une loi de Constantin. 224.
Thér.uiiè>es : l'esprit humain , comparé à son soulier, bon à tous pieds. 69.
Thraces ; habilloient en femmes les hommes qui étoient en deuil. U6.
Torture : est plutôt un essai de patience que de vérité. 154.
Trahison : en quoi diffère de la conjuration. 518.— Les traîtres ne méritent aucune pitié. 519.
Tranquillité d'esprit • est le souverain bien de l'homme. 433. — Ne se trouve ni dans la retraite, ni dans l'éloignement des affaires, ni dans l'indifférence pour toutes choses. 234. — Des moyens de l'obtenir et de la conserver. Ibid. et suiv.
Tristesse: n'est pas naturelle. 113 —Est impie et pernicieuse. it5. — Au dehors elle est messéante et efféminée; au dedans elle flétrit l'ame. Ibid.—'EWe a divers degrés; elle saisit et tue, ou s'exprime par des plaintes et des larmes. 1 16. — II y a deux remèdes contre la tristesse : l'un consiste à braver tous les maux , comme faisoient les stoïciens; l'autre à chercher dans les affaires, dans les études, etc., quelque distraction aux chagrins qui nous obsèdent. 665 et suiv.
Tyrans : sont cruels , inquiets , redoutent les gens de bien. 112 , 524. — On ne peut trop s'opposer à leurs injustes prétentions ; mais une fois installés et reconnus, il faut les souffrir et leur obéir. J6id.— Examen de la question s'il est permis d'attenter à la personne d'un tyran ; distinction à ce sujet entre le tyran et l'usurpateur. 623 et suiv.
Usages. ( Voyez Coutumes.) Usurpateurs. (Voyez Tyrans.)
Vaillance : vertu requise dans un souverain. 448 , 457. — Sa définition ; combien elle est recommandable. 634. — Il y en a de plusieurs sortes, une vraie, une autre imparfaite et fausse. 635. — Pour qu'elle soit vraie , elle doit : !<>. braver les difficultés , les dangers de quelque espèce que ce soit. Ibid. — 2". Elle présuppose la connoissance de l'entreprise dans laquelle elle doit s'exercer. 636.— 3°. C'est une ferme résolution de l'ame, fondée sur la justice de l'entreprise. Ibid.
— 4". Elle doit être prudente et discrète. 639. — Il y a de plus une vaillance particulière qui trouve à s'exercer contre tous les maux , tant intérieurs qu'extérieurs qui peuvent affliger la vie. Ibid. et suiv.
Vanité : dans l'espèce humaine tout est vanité. i43. — Combien ifey a de vanité dans nos pensées , nos désirs , nos discours, nos actions ; exemples et preuves qu'on en donne. 144. — Nos actions les plus ordinairçs, de même que celles que nous croyons importantes , sont également vaines et frivoles. 145.
Vengeance : passion des âmes viles et lâches. 109. — Elle emploie le plus souvent l'artifice et les trahisons, i lO.— Tuer son ennemi , ce n'est pas se venger. Ibid'
— Savoir pardonner est bien plus honorable que chercher à se venger. 674 et suiv. Vérité : l'une des- fins de l'esprit humain , qu'il ne peut acquérir ni trouver. 71. —
Des principaux moyens que l'homme emploie pour parvenir à la connoissance de la vérité. 156.
Vertu comment nous y sommes souvent menés et poussés. 313. — Pourquoi on a tort de l'admirer et de l'estimer plus que la bonté. 329. — Il ne faudroit jamais désirer la gloire comme récompense des vertus : cette récompense est dans le cœur, non dans les dignités et les honneurs. 696.
Vêtements leur usage n'est pas naturel. 25 et suiv.— Le luxe des habits est la cause de bien des vices : les vêtements ne devroient servir qu'à défendre le corps des intempéries de l'air. 690 et suiv.
Viandes leur usage immodéré est contraire à la santé et préjudiciable à l'esprit. 687. — Pourquoi il ne faut pas s'accoutumer aux viandes délicates, et user des plus grossières. fi90.
Vie ■■ c'est un grand objet de la sagesse de savoir apprécier la vie , et surtout de s'y bien conduire. 134. — Tous se plaignent de sa brièveté; mais à quoi serviroit une plus longue vie. 136. — La vie n'est qu'une scène de comédie. 139. — Il y a trois sortes de vie : l'une , intérieure ou privée ; l'autre , domestique , et la troisième, publique. 249. — De ces trois manières de vivre , la dernière est celle qui offre le plus de difficultés , soumet à plus de contrainte et de contrariétés. 250.— Comparaison de la vie civile ou sociale avec la vie solitaire. 25i. — La vie commune, c'est-à-dire celle dans laquelle on ne connoît aucun droit de propriété, ne peut convenir dans aucun état. 253. — Avantage de la vie des champs ; combien elle est préférable à celle des villes. 254.
Vieillesse ses défauts et ses vices. 139 et suiv. — J'ourquoi la plupart des hommes en parlent plus honorablement que de la jeunesse. Ibid.
Villes leur séjour n'est bon que pour les marchands, les artisans, et pour le petit nombre de ceux qui dirigent les affaires publiques. 254.
Vin son usage immodéré est contraire à la santé, préjudiciable à l'esprit. 688.
Volonié de sa prééminence et de son importance. 82. — Comparaison de cette faculté avec celle de l'entendement; différence entre elles. Ibid.— Trois choses excitent la volonté. 83.
Volupté sa définition. 681 . — Examen de ce qu'on a dit en différents temps pour et contre les voluptés. 682. — Distinction entre celles qui sont naturelles et celles qui ne le sont pas. 683. — Dans celles qui sont naturelles , il faut prendre pour guides la sagesse et la tempérance ; il faut repousser les autres. Ibid. et suiv. — Le dérèglement dans la volupté est préjudiciable aux particuliers et même au public. 686.
Vue : En quoi excelle sur les quatre autres sens. 47, 713 et suiv. — En quoi cède la prééminence à l'ouïe. 50.