‹ De la sédation immédiate ou rapide de l'élément douloureux de certaines manifestations de la syphilis dès la première injection arsenicale ou bismuthique: Valeur diagnostique de cette "injection d'épreuve"Chapitre 6 sur 18 · ENT · texte numérisé non relu

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Aussi faudra-t-il éviter de confondre : les petites gommes cutanées avec l’érythème noueux, le lupus nodulaire les ulcères tuberculeux ;

— les gommes avec les fibromes, les gommes tuberculeuses ;

— les gommes ulcérées des muqueuses avec les néoplasmes ulcérés.

Il importera surtout de ne pas prendre pour des sarcomes vrais les pseudo-sarcomes syphilitiques de Nicolas et Favre. Ceux-ci sont loin d’être rares (la thèse de Chénelot en cite quatorze cas) et prêtent terriblement à confusion. Nicolas, Massia et Rousset ont rapporté dans la « Réunion Dermatologique de Lyon » du 12 mars 1929, l'observation d’un malade qui présentait à droite une tumeur ulcérée du triangle de Scarpa (lésion ganglionnaire à type de sarcome) et qui avait été amputé 25 ans auparavant pour « ostéo-sarcome de la cuisse gauche », diagnostic évidemment faux, parce que la survie n'aurait pas été aussi longue, et que le traitement antisyphilitique n'aurait pas guéri la prétendue métastase.

I est permis de supposer que la malade de notre observation X aurait eu de grandes chances de subir le même sort en ce qui concerne son bras, si le hasard l’avait aiguillée sur un service de chirurgie ; c’est sans doute la pensée tacite des auteurs à qui nous avons emprunté cette observation, lorsqu'ils écrivent : « ces faits (confusion entre sarcomes vrais et pseudo-sarcomes syphilitiques) sont donc relativement fréquents, mais s'ils étaient plus connus, il est probable que les statistiques chirurgicales seraient moins encourageantes », en ce qui concerne les sarcomes bien entendu.

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