‹ De la sédation immédiate ou rapide de l'élément douloureux de certaines manifestations de la syphilis dès la première injection arsenicale ou bismuthique: Valeur diagnostique de cette "injection d'épreuve"Chapitre 8 sur 18 · V. — SYPHILIS HÉRÉDITAIRE · texte numérisé non relu

V. — SYPHILIS HÉRÉDITAIRE

Tout ce que nous venons d'écrire peut aussi s’appliquer à la syphilis héréditaire avec cette difficulté supplémentaire que les anamnestiques font défaut et que les enfants n'ont pas toujours, surtout dans ce cas, des données précises sur les antécédents pathologiques de leurs parents.

$ 2. — Du diagnostic parasitologique

Désirant avant toute chose demeurer dans un domaine pratique, nous n'envisagerons que les procédés de recherche du tréponème à la portée du médecin qui a sous la main un microscope et des lames, ce qui

nous fait éliminer les procédés qui consistent dans la culture du tréponème, son inoculation à l’animal (un chimpanzé rendu en France coûte de cinq à six mille francs), sa recherche dans les coupes histologiques. Nous croyons utile de mentionner ici rapidement trois des moyens habituellement utilisés pour leur simplicité et l'excellence de leurs résultats.

1° L'ULTRAMICROSCOPE

La technique, extrêmement simple, permet de constater la présence de tréponèmes, même quand ils sont rares, dans la rosée séreuse exsudée à la surface du chancre ou des accidents secondaires érosifs ou ulcérés, au moyen de l'éclairage latéral sur fond obscur. Celuici est obtenu par un condensateur spécial qui s'adapte au microscope ordinaire, de préférence au-dessous de la platine.

Après grattage léger de la surface de la lésion à examiner, on recueille à l’aide d’une spatule ou d'une pipette une goutte de la sérosité qui vient de sourdre et on la porte sur une lame très propre, plane et peu épaisse. Il est inutile d'ajouter une goutte d’eau distillée ou de sérum physiologique. On recouvre d’une lamelle mince et propre et l’on porte la préparation sur la platine du microscope en ayant soin d'interposer une goutte d’huile de cèdre entre la lame et le condensateur, puis une autre entre l'objectif et la lamelle. Sur le fond noir, brun ou gris de la préparation, parmi une multitude d'éléments brillants animée de mouvements browniens, on aperçoit les tré-

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ponèmes sous forme de fins filaments, spiralés, blancs, brillants, mobiles sur eux-mêmes et dans le champ de la préparation qu'ils traversent parfois avec une rapidité déconcertante. On peut ainsi les examiner vivants pendant une demi-heure ou une heure. Morts, ils changent d'aspect, leurs spires ne sont plus aussi serrées, parfois même ils apparaissent rectilignes.

2° PROCÉDÉ A L'ENCRE DE CHINE, OU MÉTHODE DE Burri-HECHT

Sur une lame porte-objet très propre et bien dégraissée, on dilue dans une faible goutte d’eau distillée, ou même ordinaire, une goutte de la sérosité à examiner. À côté on dépose une goutte d'une encre de Chine très homogène, et à grains très ténus. On mélange alors intimement les deux gouttes, puis on étale le mélange à la surface de la lame avec une feuille de papier à cigarette en une couche extrêmement mince que l’on fait sécher rapidement. On examine

ensuite à l'immersion.

Sur le fond brun ou gris-noir, parmi les différents éléments figurés que contient la préparation, on aperçoit les tréponèmes en blanc, plus ou moins brillants, nettement visibles et reconnaissables à leur caractères typiques, leurs spires serrées, nombreuses, ténues.

Une grossière erreur à éviter consiste à prendre pour un tréponème un fendillement dû à la dessication.

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