TECHNIQUE DE LA RECHERCHE DE LA SENSIBILITÉ
bien normalement et que rien d'elle ne se perde sur l’axe de la roue dentée. On prendra l'appareil de la main droite entre le pouce et l'index, l’auriculaire sera utile pour assurer la main et prendre un point d'appui sur le pourtour de l'orbite. On exercera la pression sur la cornée en prenant garde à ne pas frotter sur elle, mais à ne la toucher que par la section du poil. On n'aura qu’à lire sur le cadran indicateur au moment où le malade préviendra qu’il y a une perception quelconque. On recommencera en des pointsun peu éloignés et on arrêtera ses recherches dès que l’œil devient rouge ou pleure ; ce qui est plus important, puisque, ainsi que nous l'avons dit plus haut, nous avons toujours constaté qu'un œil, rouge et qui pleure est très nettement hypoesthésique et que de même la sensibilité est’moins aiguë sur un point qui vient de recevoir une excitation. On note les indications de l’appareil sur un petit schéma de la cornée au moment où le malade prévient qu’il ressent quelque chose (impression tactile ou douleur, la distinction nous importe peu).
Nous ne nous sommes pas appliqués à construire un appareil pouvant mesurer des fractions de milligramme ; nous l'avons gradué en équilibrant des pressions de 1, >, D, 10, 19, 20, 30,0, 70, 80, 100, 150 et 250 milligrammes. La graduation ne peut pas être la même avec chaque instrument puisqu'elle dépend du frottement des axes et de la tension du ressort spiral ; elle doit donc être faite pour chaque appareil et chaque fois que le ressort est changé pour une cause quelconque.
Pratiquement, ces divisions nous ont suffi ; nous