VALEUR DES SALAIRES POUR LES OUVRIERS. SO
surtout sur le charbon. L'élévation du prix des loyers
a été Irès-inëgale; à Londres, elle a étd considérable. ' Ailleurs, les loyers u*oût augmenté dans le budget de Touvrier que parce que celui-ci a échangé ses tristes et malsaines demeures contre des habitations meilleures, ce qui est une charge plus lourde pour lui, mais non une réduction de la valeur relative de son salaire. Ailleurs encore, Il a obtenu, au contraire, des avantages positifs : les BuiUluuj Societirs, d'une part, la généreuse philanthropie de certains grands industriels , de Tautre , lui ont assuré à meilleur marché des logements plus sains et plus commodes qu'autrefois. La majorité des lamilles d'ouvriei^ anglais paye moins de 175 fr. de loyer par an; mais les logements qu*on peut avoir à ce prix sont encore loin d'olTrîr les conditions nécessaires à la santé comme au bien-être de ceux qui les occupent. C'est un obstacle sérieux au développement physique et à Tamélioralion morale de la famille.
L'article de la nourriture est le plus important, et celui qui offre, le plus de points de comparaison à quiconque veut étudier le budget de l'ouvrier. Un ouvrier de la campagne, adulte, dépense, en moyenne, pour sa nourriture : en Angleterre, 3. fr. 74 c. ; dans le pays de Galles, k fr. 33 c. ; en Écosse, h fr. 08 c. ; en Irlande, 2 fr. 27 c. par semaine; la moyenne pour les deux lies est de 3 ir. 52 c. Mais ralimenlalion dilïëre profondément dans ces diverses parties du Royaume: Uni. D'une part, la nourriture irlandaise contient deux fois plus de carbone et deux fois et demie plus
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#MOte que la noomtove anglaise* D'autre part, noki la proportion, daaa efaaqoe contrée, des iadiiridiifl
pour lesquels la viande est un aliment habiluel, proportion qui correspond assez exactement à la somme totale de raptitnde de ces difema popHlaiions aax traYaux physique» s en Angleterre, 9% pour 100 \ dans le pays de Galles, 8/» pour 100 ; en Écosse, 72 pour lUO ; en Irlande, seulement 59 pour 100. En 1805, chaque Angtaia a consommé 3 livres 4 onces de thé et 36 livres de sucre. Le pain et la viande ou le lard forment la base de ralinientation des familles d'ouvriers ; mais ceux qui obtiennent de hauts salaires et sont astreinte à nae production de forces considérable, comme les ouvriers du bâtiment, des mines et des forges, vivent très-largement et souvent môme d'une manière recher-? chée. Plus d'un proprlélaire de mines m'a dit que tontes les primeurs du pays étaient achetées par ses ouvriers, avant d'avoir paru sur sa table. Les tableaux suivants, relevés par M. Levi sur les comptes de rbôtel des Invalides de Greenwieh, donnent les principales variations du prix des vivres, depuis un grand nombre d'années. On y verra qu'en somme le prix de la vie, après avoir augmenté jusqu'à la fin des guerres du commencement du siècle, aplùtôt diminué depuis lors. La principale diminution a été dans le prix du pain ; elle est due, il est presque superflu de le dire, à la grande réforme commerciale par laquelle sir Robert Peel se vantait à juste titre d*avoir épargné à l'Angleterre une révolution. L'élévation du prix du charbon est postérieure à 1865, dernière date de ces tableaux.
VALEUR DBS SALâmEfT I^OUR tES OUVRIERS.
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a; co
THÉ par livre y compri^ les droits.
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SUCRE par quintal y compris les droits.
d'uno tonne.