‹ De la situation des ouvriers en Angleterre mémoire présenté à la Commission d'enquête sur les conditions du travailChapitre 38 sur 66 · INSTRUCTION · texte numérisé non relu

INSTRUCTION

comprend 122 instituts» dont 78 possédaient en 1861 130,21/i volumes, et elle conipte plus de 20,000 membres. L'Union du Lancashire et du Gheshire contient 134 instituts; parmi ceux-ci, 82 comptent ensemble ^-2,780 membres; 71 d'entre eux ont un revenu de 604,650 ir. et possèdent 35,853 volumes. Llnstitutde Huddersfleld, qui a donné des résultats particulièrement satisfaisants, est soutenu par des cotisations hebdomadaires, chaque membre, et ce sont presque tous des ouvriers, payant 36 c. par semaine.

Les collèges d'ouvriers, au nombre de cinq ou six, sont des institutions analogues, donnant une plus forte instruction: la moitié des élèves appartient à la classe ouvrière, l'autre moitié à la classe moyenne. Les principaux sont : le Collège du peuple, fondé à ShelHeid en 1862 et gouverné par un conseil composé en grande partie d'élèves, adultes naturellement, comme tous les membres de ces institutions; le Collège de Londres, qui date de 1854; ceux de Halifax, Salford et Ipswich.

Les clubs et les cabinets de lecture, fondés, au moyen de souscriptions, par les ouvriers, ont aussi exercé sur eux, aupointdevue de l'instruction, la plus heureuse influence. Afin d'en faciliter la fondation et de les soutenir, les principaux de ces clubs ont formé une association centrale, qui rattache entre elles la plupart de ces sociétés et fournit tous les renseignements désirables et l'appui nécessaire à ceux qui veulent en créer de nouvelles. Un grand nombre de ces clubs ont des cours du soir« généralement de cliant; tous, des cabinets de lecture et des bibliothèques. La contriba-

m INITIATIVE PRIVÉE.

tioo 681 oréimimnent de 10 fr. par an. Le nombre de

ceux qui sout aiiiiiib à i associatiou ceuU*ale est de 250.

a. — CAISSES D'ÉPARGNE BT SOCIÉTÉS DE SECOUBS MUTUELS.

le ne m'arrêterai pas long^temps aux caisses d*ëpa^

gne, parce que, d'une part, il est impossible d'apprécier la proportion exacte des différentes classes par rapport aux dëpôls qui y sont faits, et que, d'autre part, le développement d'inslitulions analogues, offrant aui ouvriers un placement plus avantageux de leurs économies, a dû mettre obstacle à Faugmentation régulière des dépôts, sans que pour cela on puisse en conclure que l'ouvrier anglais est devenu plus prodigue que par le passé. Cependant, si l'on prend une moyenne générale, on peut constater que le nombre des déposants aux caisses d'épargne s'est accru, de 18/^8 à 1866, dans la proportion de 39 à sur 1,000 habitants.

Voici le résumé des statistiques les plus récentes sur les caisses d'épargne : En 1867, les connnissaires de la dette nationale avaient entre les mains, au compte des administrateurs {Trustées) des caisses d'épargoe, 2,3S7,9bS,725 fr. Il y avait eu dans l'année 1,359.229 dépôts, donnant un total de 8!i9,071,150 fr. De ces dépôts, il y en avait 520,015 de sommes intérieures à 125 fr., et représentant, par conséquent, la classe oavrière: la valeur totale de ces petits dépôts était de 18,2^9,900 fr. On voit que la part de ceux qui porteot

Page 1