‹ De La Suffocation Par Compression Du Thorax Dans Ses Rapports Avec L'InfanticideChapitre 25 sur 47 · OBSERVATION XII · texte numérisé non relu

OBSERVATION XII

Lapin de 1 kil. 950.

On fait passer la sangle sur le thorax et on suspend un poids de 3 kilos. | :

Début de l'expérience 3h. 15 É

Mort de l'animal 3 b. 48 Purée 33 minutes

La mort se produit avec son cortège habituel de symptômes.

L'’autopsie immédiate nous montre que la paroi est intacte. La cage thoracique aplatie par la pression dans son diamètre antéro-postérieur a repris, grâce à l'élasticité des côtes, sa forme normale.

Le cœur est volumineux, gorgé de sang noir, Pas d’ecchymose à sa surface. Les poumons semblent rétractés. Ils ont leur coloration normale sauf aux bases où elle est plus foncée, signe manifeste de congestion. On trouve des lots noirâtres sur d’autres points du parenchyme, mais sans avoir les grandes plaques violacées que nous étions habitués à rencontrer. Il n’est possible de voir aucune ecchymose sous-pleurale, On trouve de l'emphysème aux sommets et sur les bords. Les autres organes ne montrent rien de particulier à l'examen.

On renouvelle l'expérience, mais avec moins de poids.

de OBSERVATION XIII

Lapin, 1 kil. 780.

On emploie le même dispositif en mettant au bout de la sangle 1 kilo seulement.

Début de l'expérience 11 h. 45 Mort du lapin 3 h. 20 Durée 3 h. 35

Rien à signaler dans la marche de la suffocation.

L’autopsie immédiate nous montre un cœur volumineux, sans ecchymoses. Les poumons sont jaune rosé avec simplement deux ou trois noyaux de congestion. Il y à une quinzaine d’ecchymoses nettement ponctuées. L’emphysème occupe ses points d'élection. Les organes abdominaux et le cerveau sont peut-être un peu congestionnés. La paroi est intacte. ;

Nous retrouvons ici les caractères déjà rencontrés : congestion plus marquée dans la mort rapide, au détriment des ecchymoses et de l’emphysème, à l'inverse de la mort lente. Nous nous réservons d’insister plus tard davantage sur ce point. à

Si, en plus des obstacles apportés à la dilatation du thorax, on réduisait encore l’ampliation pulmonaire par l’immobilisation du diaphragme en position expiratoire, la mort devait être plus rapide. Nous avons pu contrôler cette opinion émise par Tardieu à la suite de la communication d’'Isnard et Dieu, sur la « Revue des cas de médecine légale recueillis dans l’arrondissement de Metz ». $

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