‹ De La Suffocation Par Compression Du Thorax Dans Ses Rapports Avec L'InfanticideChapitre 32 sur 47 · OBSERVATION XX · texte numérisé non relu

OBSERVATION XX

Nous essayons sur un jeune lapin de 700 grammes environ et nous exerçons sur la région précordiale une pression soutenue ‘avec deux doigts. |

On à très bien l’impression d'immobiliser le cœur entre les doigts et la partie postérieure du thorax. Les systoles, d’abord bien senties, deviennent de plus en plus rapides et finissent par être imperceptibles. Au bout de deux minutes, le réflexe cornéen disparaît et l’animal meurt bientôt

au milieu de convulsions et de cris.

Début de l’expérience ETES) Mort de l’animal One Durée 6 minutes.

Malgré tout notre soin pour ne pas endommager la paroi thoracique, l’autopsie nous révèle une fracture de la septième côte gauche qui à dû se produire pendant la période convulsive. Les fragments étaient restés en place et n’avaient pu déterminer de cette façon aucune lésion sur les organes internes.

Le cœur semblait normal. Les poumons montraient sur leur surface des ecchymoses sous-pleurales, de l’emphysème surtout au sommet et de la congestion très nette.

Nous eûmes encore à constater une déchirure en coup d’ongle sur la face convexe du foie, déchirure obturée par un petit caillot de sang. Les organes abdominaux étaient peu congestionnés, le cerveau semblait

normal.

Nous avons voulu essayer de remplacer la pression continue exercée dans l'expérience précédente, par des chocs légers sur la région précordiale. Nous nous sommes servi

ST

pour cela d’un petit tube en caoutchouc, et nous percutions cette région 200 fois à la minuteen moyenne. La fatigue, qui gagnait vite l’opérateur, obligeait à le relayer toutes les dix minutes environ.

OBsERvVATION XXI

Lapin de 1 kil. 540.

La respiration, qui était de 13 au 1/4 avant l’expérience, monta assez rapidement ; elle était de 17 après le premier quart d'heure, pour arriver à 36 deux heures après le début de l’expérience. En même temps, la fréquence du pouls était très appréciable. De 40 au 1/4 avant l’expérience, il monta à 60, puis à la fin il était impossible de le compter.

Début de l’expérience SA Al On arrête à 5 h..20

A ce moment, le lapin, délivré des liens qui le retenaient à la table, est incapable de se lever sur ses pattes. Il reste couché sur le ventre et semble faire par moment de véritables mouvements de natation. La dypsnée est intense, le réflexe cornéen est notablement diminué, la sensibilité à la piqûre a complètement disparu.

On remet le lapin dans sa cage et le lendemain il semble tout à fait remis. Il court très bien maintenant et il a fait honneur à sa nourriture. On le remet sur la table à expérience et on recommence pendant une heure les chocs sur la région précordiale, Mais il semble s’y être habitué, car on ne remarque qu'une légère augmentation de la respiration et du pouls. On décide alors de faire de la pression continue sur la région précordiale, et au bout de vingt minutes le lapin succombe.

Chocs répétés pendant 3 heures Pression continue 20 minutes

L’autopsie nous montra une vaste ecchymose siégeant sur la face interne de la peau au niveau de la région percutée. Le tissu cellulaire sous-jacent avait lui aussi une teinte ecchymotique très prononcée, avec

ES Ne des traces d’emphysème sous-cutané. Il n'existait aucune fracture de côte.

Le cœur était gros, gorgé de sang; on remarquait une ecchymose sous-péricardique, de la grosseur d’une tête d’épingle, à l’origine de Vaorte. Le poumon gauche présentait une zone étendue, de congestion intense, rappelant par sa coloration noirâtre l’aspect de la contusion du poumon. Un fragment de cette partie ecchymotique gagne rapidement le fond du vase. On trouve à côté des ecchymoses sous-pleurales et de lemphysème. On en trouve aussi à droite où la congestion est cependant beaucoup'moins accentuée. Le foie est normal, mais on remarque un grand nombre d’ecchymoses ponctuées sur la paroi interne du thorax et

surtout le long de la colonne vertébrale.

On décide alors d’exercer d’une autre manière la pression sur la région précordiale.

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