‹ De La Suffocation Par Compression Du Thorax Dans Ses Rapports Avec L'InfanticideChapitre 35 sur 47 · OBSERVATION XX VI · texte numérisé non relu

OBSERVATION XX VI

Lapin de 1'kil, 450 gr.

Même dispositif que dans l’expérience précédente. On remplace le poids de 2 kilos par un de 500 grammes.

Début rl Mort de l’animal 4 h. 30 Durée 2h. 15

Les vaisseaux de la peau semblent moins dilatés que précédemment. Il y a de légères trainées rouges dans le tissu cellulaire et les muscles

== 59 de la région cervicale laissent voir, à la coupe, des taches écchymotiques. La trachée est, là encore, entourée d’un lacis de capillaires très fins, mais très nettement dessinés.

Les poumons sont rosés, on voit seulement deux petits îlots de congestion ; l’émphysème occupe surtout les sommets et les bords, on peut remarquer la présence de quatre ou cinq ecchymoses ponctuées.

Le cœur est volumineux ; les vaisseaux dure-mériens semblent hyperémiés. Les organes de la cavité abdominale présentent un léger degré de congestion.

Ainsi, nous trouvons dans ces expériences qui se rattachent à la strangulation plutôt qu’à la suffocation, des lésions identiques à celles que nous avons rencontrées dans les premières. Il est impossible même de les différencier en se basant sur leur fréquence ou leur intensité. Mais, chose intéressante, nous pouvons remarquer qu'ici encore, la mort rapide nous donnait une congestion plus intense que celle que nous obtenions par une pression plus légère.

Nous trouvons encore les mêmes lésions lorsque, à la compression du thorax se joint un obstacle apporté à l’introduction de l'air. C’est ainsi que dans une dernière expérience nous avons, tout en comprimant de la main gauche la cage thoracique, maintenu de la main doite un linge appliqué sur, l’orifice des voies aériennes.

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