CONCLUSIONS
Les lésions dont nous venons de parler sont quelque peu différentes de celles que les auteurs ont décrites dans les divers cas de suffocation par compression du thorax qu'ils ont eu à étudier. Comme c’est le plus souvent dans l’infanticide que le médecin légiste est appelé à les retrouver, elles nous semblent avoir une certaine importance pour aider au
diagnostic de ce genre de mort.
Nous voici arrivé au moment où comme lui, à la fin de son expertise, nous devons condenser en quelques lignes tout ce qui se dégage de l’exposé des faits examinés.
Bien que nos expériences ne soient pas très nombreuses, il nous semble pouvoir être en mesure d’énoncer les propositions suivantes :
1° La mort par compression du thorax est possible, que cette compression soit brusque et violente, graduelle et légère ;
20 La mort est hâtée par la pression exercée en même temps sur l’abdomen;
3° La congestion du poumon semble être la lésion dominante dans la suffocation rapide, l’'emphysème et les ecchymoses sous-pleurales,au contraire, paraissent plus appréciables dans la mort lente;
4 Lorsqu'elle s’exerce sur la région précordiale, la com-
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pression semble amener une mort plus rapide et favoriser la production des lésions sur le cœur;
5° La compression du thorax, sauf peut-être le cas où la mort est provoquée par réflexe, laisse toujours sur les organes internes, les poumons en particulier, des marques relativement faciles à constater, qui doivent faire songer à une suffocation probable.
Vu bon à imprimer :
Le Président de la These, Vu: Le Doyen, L. LANDE. A. PITRES.
Vu et permis d'imprimer :
Bordeaux, le 7 janvier 1908.
Le Recteur de l'Académie :
R. THAMIN.