L’ÉTAT PE CONSCIENCE PERSISTE
li'ô
ment par l'exercice de l’activité automatique seule du cerveau pendant la paralysie de son activité consciente qui manifeste le moi. »
D’après cette doctrine, l'hypnotisé marcherait comme la grenouille décapitée nage, il serait un mécanisme inconscient à la merci de l’emlormeur; je lève son liras, il reste levé passivement, comme fixé dan- la position imprimée, sans qu’une volonté personnelle, qui n’est plus, agisse pour le remettre en place. Je dis: « Vos liras tournent, vous ne pouvez plus les arrêter. * L’idée du mouvement suggéré est acceptée par le cerveau dépourvu d'initiative et cette idée engendre automatiquement le mouvement qui continue sans que le moi paralysé dans son activité puisse arrêter ce que l’automatisme dirigé par une influence étrangère a réalisé.
Je dis : « Vous sentez de la chaleur à la main ; » et l'idée de la chaleur introduite dans le cerveau, admise sans contrôle, y évoque la sensation mérnorativc de la chaleur qui est projetée par voie centrifuge à la périphérie de la main.
Je dis : « Vous êtes triste ». des passions tristes surgissent dans l’encéphale. < Vous êtes gai », des idées gaies renaissent. Je dirige à mon gré les mouvements, les sensations, les actes, les sentiments de l’hvpnotisé, qui n’a plus de personnalité' consciente, qui subit sans réagir les modifications de la vie de relation et de la vie intellectuelle que ma volonté, remplaçant la sienne absente, commande à son cerveau.
La doctrine ainsi formulée est-elle conforme aux faits ? Est-il vrai de dire avec Despine que l'activité cérébrale involontaire soit endormie chez l’hypnotisé, que le moi ne participe pas «Ji ses actes? Je ne le pense pas.