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EXCITABILITÉ IDÉO-SENSITIVE ET SENSORIELLE

sion se propage, pour ainsi dire, aux cellules des circonvolutions voisines; leur activité propre est mise enjeu ; les diverses facultés dévolues à la substance grise de l’encéphale interviennent ; l’impression est élaborée, contrôlée, analysée par un travail cérébral complexe qui aboutit à son acceptation ou à sa neutralisation; l’organe psychique oppose, s’il y a lieu, son veto à l’injonction. Chez l’hypnotisé, au contraire, la transformation de l'idée en acte, sensation, mouvement ou image, se fait si vite, si activement, que le contrôle intellectuel n’a pas le temps de produire ; quand l’organe psychique intervient, c’est un fait accompli, qu’il enregistre souvent avec surprise, qu’il confirme par cela même qu’il en constate la réalité, et son intervention ne peut plus l’empêcher. Si je dis à l’hypnotisé : « A'otrc main reste fermée, » le cerveau réalise l’idée, aussitôt que formulée. Du centre cortical où celte idée introduite par le nerf auditif est perçue, un réflexe se produit immédiatement vers le centre moteur correspondant aux origines centrales des nerfs fléchisseurs de la main; la llexiou en contracture est réalisée. Il y a donc exaltation de l' excitabilité réflexe idéo-motrice qui fait la transformation inconsciente , à l'insu de la volonté, de l'idée en mouvement.

Il en est de même si je dis à l’hypnotisé : « Vous sentez un chatouillement dans le nez. * L’idée introduite par l’ouïe est réfléchie sur le centre de sensibilité olfactive où elle réveille l’image sensitive mémorielle du picotement nasal, telle que les impressions antérieures l’ont créée et laissée comme empreinte latente ; cette sensation mémorielle ainsi revivifiée peut être assez intense pour déterminer l’acte réllcxe de l’éternuement.

Il v a donc aussi exaltation de l'excitabilité réflexe %/

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