‹ De la suggestion et de ses applications à la thérapeutiqueChapitre 169 sur 280 · GUÉRISONS DE LOURDES · texte numérisé non relu

GUÉRISONS DE LOURDES

les symptômes d 'une coxalgie au ‘premier degré; douleurs très vives au genou, obtuses à la hanche, déviation en dehors de la pointe du pied, claudication d’abord, puis impossibilité de marcher sans provoquer de grandes soull'rances. Les fonctions digestives se faisaient mal. 11 y avait de l’intolérance pour les aliments et, par suite, grand amaigrissement. L’enfant fut porté à la grotte dans les bras de sa mère, baigné dans l’eau miraculeuse. L’enfant tomba dans une sorte d’état extatique. Ses yeux étaient grands ouverts, sa bouche demi-béante : « Qu’as-tu ? » lui dit sa mère. — « Je vois le bon Dieu et la sainte Vierge, » répondit-il. L’enfant, revenu à lui, s’écria: « Mère, mon mal est parti. Je ne souffre plus. Je puis marcher. » Il rentra à pied à bourdes et resta guéri.

Décemment M. Charcot faisait à sa clinique une conférence sur la coxalgie nerveuse et disait : « Nous savons, par les observations de divers auteurs, que ces arthralgies psychiques, soit d’origine traumatique, soit dépendant d’une autre cause, guérissent quelquefois tout à coup, à la suite d’une émotion vive ou d’une cérémonie religieuse frappant vivement l'imagination. »

Mlle Massot-Bordenave, d’Arras, âgée de cinquantetrois ans, avait éprouvé, en mai 1858, une maladie qui ôtait à ses pieds et à ses mains une partie de leur force et de leur mouvement. Les doigts étaient dans lademi- / lexion . On était obligé de lui couper le pain, bile se rendit à pied à la grotte, se lava les pieds et les mains ; elle repartit guérie ; les doigts s’étaient redressés et avaient retrouvé leur flexibilité.

AI"" Marie Moreau, âgée de seize ans, fut atteinte, en

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