GUÉRISONS PAR LE MAGNÉTISME
restaurer le dynanisme fonctionnel perverti ou diminué par l’état pathologique, eu tant, bien entendu, que l'état organique permet cette restauration.
Celte idée, si simple qu’elle aurait dû s’imposer, semble-t-il, aux premiers médecins qui ont appris à connaître la suggestion, elle a été longtemps à se faire jour.
Dans les premiers temps du mesmérisme, des ell'els thérapeutiques furent constatés. « Quelques-uns des malades magnétisés, dit b' rapport île llusson, n’ont ressenti aucun bien. D’autres ont éprouvé un soulagement plus ou moins marqué, savoir l’un, la suspension des douleurs habituelles, l'autre le retour îles forces, un troisième, un retard de plusieurs mois dans l'apparition des accès épileptiques, et un quatrième, la guérison complète d'une paralysie grave et ancienne. » Mesmer, Puységur, Dupotet, et bien d’autres magnétiseurs, obtenaient des guérisons, sans savoir ce qu'ils faisaient. Hostau a pu dire, malgré l’Académie : « Ils étaient bien peu médecins, peu physiologistes, ceux qui ont nié que le magnétisme déterminait des changements dans l'organisation et qu’il pouvait jouir de quelque puissance dans la cure des maladies. *
Tant que les phénomènes magnétiques étaient considérés comme l'effet d’un lluide agissant sur l’organisme, c'est à celte action lluidique que les guérisons étaient attribuées. Le magnétisme, par son influence mystérieuse sur le principe vital, rétablissait I harmonie des fonctions; il était bienfaisant, comme la chaleur, la lumière, l’électricité.
Depuis Braid, l’idée du lluide magnétique ne compte plus que peu d’adeptes : la suggestion hypnotique a remplacé le magnétisme. C’est l’imagination seule du