TROUBLES DIVERS. RÉPRIMÉS PAR SUGGESTION
correspondante du dos. Cette sensation est continue et augmente quand il a travaillé pendant quelques heures. Depuis six mois, il ne peut dormir qu'en serrant l’épigastre avec sa main. Je l’hypnotise. Dans un premier essai, je ne produis qu’un simple engourdissement; il su réveille spontanément ; la douleur subsiste. Je l'hypnotise une seconde fois, en lui disant qu’il dort plus profondément et qu’il ne se souviendra de rien au réveil. 11 n’a pas de catalepsie. Après quelques minutes, je le réveille; il ne se rappelle pas que je lui ai parlé, que j’ai affirmé la disparition de la douleur. Celle-ci a complètement disparu; il ne sent plus sa constriction. Je ne sais si elle a reparu.
C’est ensuite un ouvrier de cinquante ans, qui a déjà été plusieurs fois au service : son observation sera relatée plus loin. Il a depuis plusieurs jours une névrite eubitale, caractérisée par les trois derniers doigts de la main contracturés en llexion ; une anesthésie complète dans toute la sphère du cubital, des élancements douloureux sur le trajet du nerf, la gouttière olécranienne douloureuse. Je l’hypnotise; il tombe dans quelques secondes en résolution complète : catalepsie suggestive, somnambulisme. Je suggère à diverses reprises lu décontracture de la main, le retour de la sensibilité, la cessation des douleurs. J’explore l’avant-bras avec une épingle ; je dis : * Vous allez sentir! » En quelques minutes, la sensibilité est revenue, les doigts se défléchissent. A son réveil, tous les phénomènes de névrite ont disparu.
Ces exemples se rapportent à des observations réelles. Quelque singuliers que soient ces faits, ils sont.
Les phénomènes morbides ne cèdent pas toujours à une première séance. Quelquefois la douleur persiste