N’accuse plus que de petites douleurs dans les reins
4 avril. — La douleur a presque < omputement disparu. Le
malade a pu marcher conveuab!em> ni. J ai suggéré le remplacement de la petite douleur persistante des reins par une démangeaison qu'il sent en effet.
8. — L’amélioration continue; il ne reste qu'une légère sensation vers les reins. \\... inarche bien, mais boite encore un peu. Il sort le 12 presque totalement guéri.
N K V It A L G 1 K S
Observation X01\. — Sciatiqu> datant d> sept semaines. — Douches de chlorure de méthyle sans résultat complet. — Guérison par suggestion en six jours.
L... (Joseph), quarante-quatre ans, cordonnier, entre le 13 mai 1885 a la clinique. Depuis sept semaines, il accuse îles douleurs de sciatique le long de la lace postérieure de la cuisse et surtout dans le mollet du coté gauche, douleurs qui s'exagèrent quand il est assis. Les douleurs sont conti-
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nues; ce sont des picotements qui s’arradient de haut en bas; ils augmentent par le repos du lit. et s’accompagnent souvent d une sensation d’engourdissement dans la jambe, .comme si elle était morte. L... a beaucoup maigri depuis qu'il a ces douleurs. De plus, il tousse et crache depuis sept, ans ; oppression, depuis trois ou quatre ans, quand il l'ait quelque effort. — C’est un homme débilité, amaigri, lympathique. 11 a des signes d’emphysème pulmonaire avec bronchite.
On constate une douleur à la pression de l'échancrure sciatique, au creux poplité, vers la tête du péroné, au milieu du mollet et derrière la malléole externe. — Aucun traitement n’a été institué. On fait une douche de chlorure de méthyle le 17, le 18 et le 19 ; les douleurs spontanées ont diminué, au dire du malade, sans avoir disparu; la douleur à la pression existe toujours aussi vive.
Le 20. la douleur spontanée étant, bien que moindre, assez intense, je fais la suggestion hypnotique (3° degré). Dans la journée, les douleurs sont moins fortes; à 8 heures du soir, elles augmentent de nouveau et le malade ne peut dormir.
Le 21, nouvelle suggestion h 10 heures du matin: les douleurs se calment jusqu’à minuit ; il se réveille, et les douleurs réapparaissent. — Continuation de la suggestion tous les jours.
Le 20, la pression ne détermine presque plus de douleurs ; le malade en accuse encore par moments à la jambe gauche. Il va, en somme, beaucoup mieux, et dormirait bien la nuit s’il n’était réveillé par les quintes de toux.
L’amélioration continue ; le 27, on suspend la suggestion pendant deux jours. Plus de douleurs du tout à la pression, ni spontanée; il accuse seulement, le 29, des fourmillements dans le cou-de-pied La guérison se maintient et se consolide; le 14 juin, L... quitte l’hôpital.
Observation C. — Douleur sciatique datant de trois jours, enlevée par une seule suggestion.
S... (François), vingt-deux ans, compositeur d’imprimerie, entré à l’hôpital le 17 mars 1887. Le 14 au soir, il fut pris brusquement d’une douleur dans le genou qu’il signale au-
SCIATIQUE -'0l
dessous de la rotule, s'irradiant en arrière le Unuj de la cuisse jusqu'il la fesse et le long du mollet juqu au tendon d Achille. U a i.ii continuer à marcher, mais avec une douleur vive et sans pouvoir lléchir la jambe. Cette douleur est presque continue, avec des exacerbations lancinantes. Cette nuit, il a ete pris deux fois, pendant une demi-heure la première lois, pendant une heure la seconde. Dans la journée, ces crisesde douleurs le prennent cinq ou six fois. Dans 1 intervalle, la douleur spontanée est légère. Elle s’accompagne d’une sensation d engourdissement. Cannée dernière, S... a eu une sciatique analogue qui a duré du 1er janvier a la lin de mai.
11 n’a pu marcher que pendant un mois. 11 n’a jamais eu de maladie antérieure.
S... est d’assez bonne constitution, un peu délicat; il est lymphatique,
Le 18 mars, je constate qu’il plie difficilement la cuisse et la jambe. Douleur vive à la pression au-dessous du rebord costal gauche, très rive au niveau du bord supêiieurdu f< ssier, de V échancrure sciatique et sur tout le trajet du scia tique jusqu'au creux poplité. Pas de douleur à la tètedu péroné ni a la jambe. Les autres fonctions sont normales.
Jele mets très facilement en somnambulisme. S... esttres suggestible, hallucinable à l'état de veille etde sommeil. — Après suggestionna douleur a complète ment disparu ; le malade peut fléchir la jambe et la caisse. Il n’a plus aucune douleur à la pression du sciatique ni au-dessous du rebord costal.
Observation CL — Sciatique datant de quinze jours. — Inefficacité du chlorure de méthyle et du sulfate de quinine.
Guérison par la suggestion en une quinzaine de jours.
C... .lean-ltaptiste), soixante-trois ans, manœuvre, entre à la clinique le 22 novembre pour une sciatique gauche datant de quinze jours, donnant lieu à une douleur lancinante partant de la fesse jusqu’aux orteils avec engourdissement rie ceux-ci. Au début, la douleur était intermittente, et durait de 0 heures du matin à 1 1 heures du soir.Depuis trois jours, la douleur est continue; la marche est devenue difficile. C... ne peut marcher qu avec un bâton et est oblige de sari' li i après deux ou trois pas.
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(. est un homme bien constitué, d’un tempérament mixte; les articulations des doigts sont, quelques-unes, un peu luméliées et présentent des traces de rhumatisme noueux. La pression au niveau du sciatique gauche détermine des douleurs très vives avec élancements dans tout le membre. On administre le 2.'!, au malade, une douche de chlorure de méthyle sur le trajet du nerf. La douleur est calmée pendant deux heures, puis revient plus forte.
Le lendemain 24, on constate que les points douloureux, fessiers, poplité, malléolaire existent toujours. Nouvelles douches de chlorure de méthyle.
Le 2a, les douleurs sont moindres ; mais le malade ne peut ni s’asseoir, ni se tenir debout. Rubéfaction avec phlyctènes par places produite par les douches.
Les douleurs étant redevenues aussi intenses qu’avant le 20, j’essaie V hypnotisation avec suggestion (2*‘ degré). La douleur est moindre dans la journée, mais de nouveau intense le soir. Elle se propage à la région inguinale.
La suggestion n'est pas renouvelée. L’état reste le même. Le 3 décembre, le malade reçoit 25 centigrammes d’antilcbrino; il sue beaucoup et la douleur diminue momentanément. Le 5 décembre, il prend t gramme de sulfate de quinine à 4 heures du soir. La douleur apparaît vive à 10 heures.
Le 6 décembre, il prend lsr, 50 de sulfate de quinine entre 4 et o heures du soir. Il a des vertiges, des bourdonnements d’oreille : la douleur revient vers 11 heures, cependant moindre : elle reste moins intense le lendemain, mais ne disparait pas.
Le 8, il prend 2 grammes de sulfate à la même heure. — Vertiges, bourdonnements d’oreille. Il sue toute la nuit et n’a pas de douleur.
Le lendemain 9, il n’accuse pas de douleurs spontanées le matin ; mais les points douloureux à la pression persistent à l’échancrure sciatique, au creux poplité, à la tète du péroné. A midi les douleurs spontanées apparaissent de nouveau très vives et persistent encore le lendemain.
Ainsi les douches de chlorure de méthyle et le sulfate de quinine ont échoué.
Le 1 1 , je reprends la suggestion hypnotique. Aucune douleur dans la journée et très peu dans la nuit.
I,e 12 nouvelle suggestion. Dans la journée, quelques élanccmenls; dort la nuit, se réveillant plusieurs luis, mais sans douleur. A mieux marché dans la journée qu il ne 1 a fait depuis son entrée à l’hôpital.
Le 13, on constate encore les points douloureux, m us moins intenses niveau de l'échancrurc ischiatique, de la tcle du péroné et des malléoles. Suggestion. La douleur j*eprend le soir, mais faible, il dort la nuit.