‹ De la suggestion et de ses applications à la thérapeutiqueChapitre 253 sur 280 · Va bien. Il marche encore péniblement avec une · texte numérisé non relu

Va bien. Il marche encore péniblement avec une

canne et ressent de l’engourdissement dans le pied et le genou. Apr< s suggestion hypnotique, il marche beaucoup mieux et sans canne. La douleur a la lesse et vers le trochanter a la pression a disparu. 11 y a encore de la sensibilité a la malléole et au jarret.

Les jours suivants, le malade marche toute la journée avec son bâton ; il n’a plus que de légères sensations provoquées par la marche. Le malade reste encore à l'hôpital jusqu'au 5 janvier sans se plaindre, et sort parfaitement guéri.

Ouservation CIL — Sciatique datant de trois tiens. — Suppression des douleurs par chaque sugyesiton. — Guéri on ni trois a quatre semaines.

P.. (Fédora), âgée de quarante huit ans, mariée, entre à l'hôpital le 21 juin 18*7 pour une sciatique. Elle n'a jamais eu d'autres maladies qu’une sciatique il y a sept ans, .moins douloureuse que celle-ci, et qui ne dura que deux mois.

Celle-ci a débuté le 20 mat s par une douleur derniere la malléole externe droite ; cette douleur se dissipait au bout de un quart d'heure de marche. Cela dura ainsi pendant

OBSERVATION

trois semaines, puis tout d’un coup lu douleur s’irradia de bas en haut dans toute la fesse. L'allèclion est ainsi généralisée dans tout le sciatique depuis trois mois. Celte douleur devint continue, avec exacerbation dans le poplité externe durant deux ou trois heures. De plus, fourmillements et par moments engourdissements dans le pied et la jambe, plus rarement dans la cuisse. Depuis trois mois, elle ne marche que très difficilement avec un bâton et en se courbant. Il y a six semaines, pendant huit jours, les accès prenaient tous les soirs à 0 heures, s’accompagnant d’une sensation deroulement, dit-elle à l’épigastre, se propageant jusqu’à la gorge avec angoisse , tristesse, étouffement. Ces sensations ont continué à venir tous les jours et dans la nuit durant un quart d’heure à une demi-heure. Au commencement de sa maladie elle eût une douleur vive au sommet de la tête. Depuis c’est une sensation de constriction frontale avec lourdeur, envie de vomir. Les selles sont régulières. Sept vésicatoires et des pointes de feu ont été appliqués loco dolenti.

Mmo P ... est de constitution assez délicate, d’un tempérament lymphatico-nerveux. On constate une douleur à la pression au niveau de l'ischion , du trochanter , de l’échancrure sciatique, à la face postérieure de la cuisse, pas de douleurs malléolaires. Elle peut à peine se tenir debout avec unecanne. Sensibilité à l'épigastre. Pas de douleurs abdominales. Réglée normalement. La malade est triste, déprimée, anxieuse, et pleure facilement. Pas d’anesthésie.

Je l’erulors dès son entrée, le 21 juin : elle arrive au troisième degré : jelui annonce qu’elle va marcher sans douleur. Après une suggestion vigoureuse, je la réveille; elle croit n’avoir pas dormi. Je lui enjoins de marcher, et au grand étonnement de toutes les malades de la salle, elle marche sans canne et traverse la salle d’un bout à l'autre, sans accuser de douleur. Ce résultat cependant ne s'csl pas maintenu. Le soir, les douleurs réapparaissent.

Le lendemain 22, après une nouvelle suggestion, les douleurs disparaissent île nouveau ; elle marche, n accusant plus que b1 point fessier. Les douleurs disparues à dix heures se réveillent de nouveau à 1 1 heures et durent jusqu à 1 1 heures du soir. La nuit est plus calme : dort un peu. Dans la jour-

SCIATIQUE ü6ô

née, étouffements pendant une demi-heure. Le moral est cependant beaucoup meilleur.

S3. — Les règles ont apparu ce matin. Nouoelle suppression îles douleurs par la suggestion; nouvelle réapparition au bout d une heure dans le jarret, où elle dure toute la journée.

Dort assez bien la nuit.

-*b — l’as de suggestion hier. Douleur très vive jusqu'à • > heures du soir. La malade s’endort; la douleur la réveille à > heures; elle dort cependant une partie de la nuit. Le matin pas de forte douleur. Elle accuse encore de la tristesse avec sensation deroulement épigastrique. — Suggestion.

Même otat le 20 et le 27. A la suite de la suggestion, la douleur disparait, tuais revient l soir. Elle a mal dormi ces deux nuits.

Le 2S, elle prend deux paquets de 0,3o antifébrine. Elle ne sue pas, n a pas de douleur dans la journée ; mais à minuit, douleurs très vives pendant une heure; puis elle se rendort.

Le 2'J, au matin, elle a des élancements douloureux dans la jambe ; après suggestion, elle marche mieux.

Le 30, elle n'a presque pas de douleurs. — Le t er juillet, les douleurs moins fortes reviennent à 7 b. du soir et durent trois quarts d'heure. Elle n'accuse plus de roulement épigastrique, n’a plus de tristesse, est gaie et amuse par ses plaisanteries les malades du service. — Continuation des suggestions.

Le 3 juillet, elle marche toute la journée sans rien ressentir. De H» à 11 heures du soir, crise douloureuse.

A partir du i, elle nu plus de douleur clans la jambe. Ce n est que gu and vile appuie sur le pied qu'elle ressent un élancement dans la fesse.

Le à, elle marche beaucoup et se plaint seulement de ne pas pouvoir s'appuyer facilement sur le pied, à cause de la douleur qui en résulte à la fesse. Elle a aussi un peu d'agitation la nuit. — Suggestion.

Le G. elle marche mieux. La nuit a été calme, sans agitation. Mmo 1'... continue à aller bien ; elle n'a plus d'élancements douloureux ; elle a de l'appétit et de la gaieté. La sensibilité de la fesse pendant la marche persiste encore assez longtemps, mais tend à diminuer; elle rentre chez elle

sic, gestion, 3" édit.

OHSERVATIO.N

le 22 juillet, à peu prèscomplèteiueut guérie. J'ai appris plus tard que la guérison s’est complétée et maintenue.

Ainsi cessation passagère de la douleur après la première suggestion. Mais la douleur réapparaît avec ténacité; l’état nerveux général s’amende rapidement en quelques séances: il faut cependant trois à quatre semaines pour obtenir une guérison à peu près complète.

Observation CIII. — Névralgie du trijumeau depuis un an, avec tic douloureux depuis quatre semaines. — Amélioration rapide et guérison presque complète par suggestion en une dizaine de jours.

C... (Charles), âgé de soixante ans, manœuvre, entre à l'hôpital le 27 juillet t88li, pour un tic facial douloureux.

L’affection a commencé il y a un an par des sensations douloureuses dans le nez du côté droit, sensations survenant plusieurs fois par jour et durant de quelques minutes à deux heures. Ces douleurs se sont répandues depuis quatre semaines dans l'œil, le front et toute la face du même côté. L’affection affecte la forme de crises qui commencent généralement le matin vers a heures cl durent d’habitude une demi-heure à une heure ; puis elles se reproduisent très souvent dans la journée et la nuit, toutes les heures ou toutes les deux heures. Dans l’intervalle de ces crises, C... ne ressent qu’une sensation de brûlure dans le nez et la mâchoire. Pendant la crise, les douleurs s'exagèrent et s’irradient sur tout le côté, s’accompagnent de larmoiement et de secousses convulsives donnant lieu à des griinacements de la face.

C... est bien constitué et assez bien conservé. 11 n’accuse pas d’affection antérieure. On constate une sensibilité douloureuse à la pression dans toute la région sus-orbitaire jusque vers le pariétal, dans les paupières.supéricures et inférieures, une douleur au-devant de l oreillc et à 1 émergence du trijumeau. Toute la joue est sensible, mais à un degré moindre. Pendant les accès, les douleurs sont excessives; il y a un tiç convulsif de la face avec raideur de la mâchoire. Ce tic existe aussi prononcé depuis quatre semaines ; depuis

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