TRANSFERT DE SENSIBILITÉ A L’ÉTAT DE VEILLE
spéciales, odorat, goût, vision, audition, ont subi le plus souvent, du même coup, et sans suggestion spéciale pour elles, le même transfert de gauche à droite.
On peut immédiatement provoquer de nouveau le transfert en sens opposé et ainsi de suite, autant île fois qu’on le veut.
Je puis produire la sensibilité croisée dans le membre supérieur gauche et le membre inférieur droit, par exemple, et vice versa, les autres membres restant anesthésiques.
En accentuant avec force la suggestion et soutenant, ce qui est quelquefois, mais {tas toujours, possible, l'attention de la malade sur ses deux bras et ses deux jambes, je provoque le retour de la sensibilité sans transfert; lesdeux côtés alors sont sensibles. Si, au contraire, la suggestion est insufflante, l'irradiation douloureuse et la sensibilité s’arrêtent à moitié chemin ; le bras et la moitié supérieure de l’avant-bras, par exemple, restent seuls sensibles, le poignet et la main restant anesthésiques.
L’anesthésie se produit plus vite que la restauration de la sensibilité : celle-ci exige au moins une minute ; celle-là s'obtient instantanément. Je pique la main gauche avec une épingle : la malade réagit vivement des yeux étant fermés pour éviter toute supercherie) ; je lui dis : « Vous ne sentez plus rien, » et je pique de nouveau : analgésie complète immédiate.
Le transfert ou le retour complet de la sensibilité peut être ellectuè par un autre procédé plus efficace encore, et qui incarne pour ainsi dire le rétablissement fonctionnel dans un phénomène visible et tangible.
Je fais lever le bras anesthésié, la main fermée; le membre reste en catalepsie. Je dis alors : « Votre main