‹ De la suggestion et de ses applications à la thérapeutiqueChapitre 58 sur 280 · I.ES T H OIS PHASES .VEXtSTENT PAS · texte numérisé non relu

I.ES T H OIS PHASES .VEXtSTENT PAS

brillant, des doigts ou des yeux de l’opérateur, passes. » suggestion vocale, occlusion des paupières, il arrive un moment où les yeux restent clos, souvent, mais non toujours, renversés sous les paupières supérieures : , quelquefois les paupières sont agitées de mouvements librillaires; mais ce n’est pas constant. Nous ne constations alors ni hyperexcitabilité neuro-musculaire, ni exagération des réflexes tendineux. Kst-ce la léthargie? I Dans cet état, comme dans tous les états hypnotiques, et j’insiste sur ce fait, l'hypnotisé entend l’opérateur, il a l’attention et l’oreille fixées sur lui. Souvent il répond aux questions ; il répond presque toujours >i on insiste et si on lui dit qu’il peut parler. Alors même qu’il reste i immobile, insensible, la l'ace inerte comme un masque, détaché en apparence «lu monde extérieur, il entend tout, soit que plus tard, au réveil, il en aitgardé lesou- < venir, soit qu’il l’ait perdu. La preuve, c’est que, sans île toucher, sans lui souffler sur les yeux, le simple mot: * Réveillez-vous, » une ou plusieurs fois prononcé devant lui, le réveille.

Le sujet dans cet état est apte à manifester les phénomènes de catalepsie ou de somnambulisme, sans • qu on soit obligé de le soumettre à aucune manipulation, pourvu qu’il soit à un degré suffisant d’hypnotisation.

Pour mettre un membre en catalepsie, il n’est pas nécessaire d’ouvrir les yeux du sujet, comme cela se fait a la Salpêtrière, il suffit de lever ce membre, de le laisser quelque temps en l’air, au besoin d’affirmer que le membre ne peut plus être abaissé; il reste en catalepsie suggestive; l’hypnotisé, dont la volonté on le pouvoir de résistance est affaibli, conserve passivement 1 attitude imprimée.

NÉVHOSE HYPNOTIQUE SUGGESTIVE

Pour mettre en évidence les caractères du somnambulisme chez les sujets aptes à les manifester, il n’est pas nécessaire île frictionner le vertex, comme cela se fait à la Salpétrière ; il suffit de parler au sujet, et celui-ci, suggestible, exécute l’ordre ou réalise le phénomène suggéré. L’attouchement ou un souffle projeté sur la peau ne détermine pas chez nos sujets de contracture des muscles sous-jacents, alors que la suggestion n’est pas en jeu.

Nous n’avons pas constaté que l’action d’ouvrir ou de fermer les yeux, ou la friction du vertex modifiassent en rien les phénomènes ou qu’elles les développassent chez les sujets non aptes à les manifester par la suggestion seule.

Nous n’avons constaté que des degrés variables de suggestibilité chez les hypnotisés ; les uns n’ont que de l'occlusion des yeux avec ou sans engourdissement ; d’autres ont en outre de la résolution des membres avec inertie ou inaptitude à faire des mouvements spontanés, d’autres gardent les attitudes imprimées (catalepsie suggestive). Enfin la contracture suggestive, l’obéissance automatique, l’anesthésie, les hallucinations provoquées marquent le développement progressif de cette suggestibilité. Un sujet environ sur six ou sept de ceux qu’on hypnotise en ville arrive au degre' le plus élevé, au somnambulisme avec amnésie au réveil ; et, quand il n’y arrive pas d’emblée par le seul fait de l’hypnotisation, aucune des manœuvres que nous avons essayées n’a pu le développer ; la suggestion seule continuée a pu le produire. Le degré de suggestibilité hypnotique nous a toujours paru dépendre du tempérament individuel et de l’influence psychique exercée, nullement de la manipulation mise en œuvre.

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